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Architecture

Le plus haut pont du monde

Jacques Chirac, ici avec l'architecte Lord Foster,&nbsp;a salué lors de l'inauguration du viaduc Millau le 14 décembre 2004 «<EM>les prouesses</EM>» réalisées pour la construction de cet ouvrage «<EM>exceptionnel</EM>» qui symbolise «<EM>une France moderne et conquérante</EM>». 

		(Photo: AFP)
Jacques Chirac, ici avec l'architecte Lord Foster, a salué lors de l'inauguration du viaduc Millau le 14 décembre 2004 «les prouesses» réalisées pour la construction de cet ouvrage «exceptionnel» qui symbolise «une France moderne et conquérante».
(Photo: AFP)
Ce mardi, le président de la République Jacques Chirac, a inauguré dans le sud de la France le viaduc de Millau qui avec ses 343 mètres de hauteur et sa longueur de près de deux kilomètres et demi cumule records et prouesses techniques. Ce viaduc autoroutier est déjà devenu un haut lieu du tourisme industriel.
Son concepteur, l'architecte britannique Norman Foster, l'avait voulu courbe pour qu'il s'intègre parfaitement aux paysages du Larzac et du causse Rouge. Fin et élancé comme un voilier, appuyé sur des piliers quasi organiques pour qu'il donne l'impression d'avoir toujours dominé les méandres du Tarn. Avec son tablier métallique de 36 000 tonnes, ce viaduc de béton et d'acier, érigé en un temps record, trois ans, est le premier grand projet français du siècle.
Vue aérienne du viaduc en septembre 2004. 

		(Source : MCG Communication)
Vue aérienne du viaduc en septembre 2004.
(Source : MCG Communication)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sa réalisation prévue dès 1987, démarre en décembre 2001. Les ingénieurs et les ouvriers de la société Eiffage, maître d’œuvre et concessionnaire du projet, utilisent des aciers, des bétons révolutionnaires pour que l'ouvrage, qui ne doit ni vibrer, ni tanguer résiste à des vents de 250 kilomètres/heure. Ces constructeurs garantissent d'ailleurs un parfait fonctionnement du pont pendant au moins 120 ans. Grâce au viaduc, le tristement fameux bouchon estival de Millau a vécu, mais pas le tourisme, espère la ville. L'an dernier 500 000 visiteurs sont venus admirer le plus haut pont du monde.

Un ballon d’oxygène pour l’économie
Vue du viaduc. 

		(Source : MCG Communication)
Vue du viaduc.
(Source : MCG Communication)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Exploit technique, ce viaduc est aussi un modèle atypique au niveau financier. D’un coût total de près de 400 millions d’euros, il a été financé sur les fonds propres du groupe Eiffage, qui, en contrepartie fera payer la traversée et conservera la concession pendant soixante quinze ans. Il en coûtera 4,90 euros pour les voitures, 6,50 euros en période estivale et 20 euros pour les camions.

Au péage de Saint-Germain, à quelques kilomètres au nord du viaduc, cinquante employés originaires de la région ont été recrutés. Ce nouvel axe routier représente donc un véritable ballon d’oxygène pour l’emploi dans cette région longtemps enclavée. L’A75, la « Méridienne », attire non seulement les transporteurs à la recherche d’une alternative à l’autoroute du Rhône, chère et saturée, mais aussi des entreprises intéressées par la situation géographique du site, véritable porte sur le sud de l’Europe et la Méditerranée.


par Franck  Alexandre

Article publié le 14/12/2004 Dernière mise à jour le 14/12/2004 à 16:38 TU

Audio

Jacques Godfrain

député maire UMP de Millau

«C’est un viaduc très élancé, un enfant d’une école de Millau me disait , «ton viaduc il est posé sur les nuages»»

[14/12/2004]