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Justice

Charles Debbasch condamné à 2 ans de prison

Charles Debbasch à Kara, au Togo, en mai 2003.(Photo : AFP)
Charles Debbasch à Kara, au Togo, en mai 2003.
(Photo : AFP)
La cour d'appel d'Aix en Provence, dans le sud de la France, a condamné Charles Debbasch à 2 ans de prison, dont un avec sursis. L'ancien doyen de la faculté de Droit était jugé pour le détournement des oeuvres du peintre Victor Vasarely dont il avait dirigé la fondation dans les années 80. La cour d'appel a également lancé un mandat d'arrêt à l’encontre de Charles Debbasch qui se trouve actuellement au Togo. Il est, en effet, un proche de Faure Eyadéma et de son père.
C'est un homme au parcours étonnant qui vient d'être condamné par la Justice française. En 1973, alors qu'il n'est âgé que de 36 ans, Charles Debbasch est déjà président d'une grande université du sud de la France.

À peine cinq ans plus tard, le juriste est conseiller du président français Valery Giscard d'Estaing. C'est cette notoriété politico-universitaire qui lui permettra d'ailleurs de convaincre le peintre Vasarely de lui confier les intérêts de sa toute nouvelle fondation.

«Mercenaire en col blanc»

À la fin des années 80, Charles Debbasch rencontre le président togolais, Gnassingbé Eyadéma. Il restera, jusqu'à la mort du président, l'un de ses proches collaborateurs, au point de lui rédiger une constitution « sur mesure », ce qui lui vaudra le surnom de «mercenaire en col blanc», de la part de l'Union africaine...

Au mois de février dernier, c'est encore Charles Debbasch que l'on retrouve à Lomé. Le juriste serait à l'origine des modifications constitutionnelles qui devaient légaliser le maintien au pouvoir du fils d'Eyadema, Faure Gnassingbé.

C'est toujours de Lomé que, ces derniers jours, Charles Debbasch avait annoncé qu'il ne se rendrait pas à Aix en Provence pour la lecture de son jugement.

par Raphaël  Reynes

Article publié le 12/05/2005 Dernière mise à jour le 12/05/2005 à 13:50 TU