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France-Algérie

Silence sur l’état de santé de Bouteflika

La France accueille le président algérien Abdelaziz Bouteflika pour un bilan médical approfondi.(Photo: AFP)
La France accueille le président algérien Abdelaziz Bouteflika pour un bilan médical approfondi.
(Photo: AFP)
Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a été transporté en urgence, samedi soir, à l’hôpital militaire du Val-de-Grâce à Paris. Les communiqués médicaux restent très laconiques.

Le président Bouteflika «continue à subir des examens dans le cadre du bilan approfondi annoncé par les autorités algériennes», déclarait ce lundi Jean-François Bureau, porte-parole du ministère français de la Défense. C’est à l’incitation de ses médecins de l’hôpital Aïn Naadja d’Alger que le chef de l’Etat, âgé de 68 ans, est arrivé en urgence, samedi soir, à l’hôpital militaire parisien du Val-de-Grâce. Trop tard pour que la presse algérienne puisse commenter l’événement dans ses éditions du week-end alors que ce matin tous les quotidiens s’interrogent sur la nature de la maladie dont souffre leur président. La santé des dirigeants compte parmi les secrets les mieux gardés de la planète. L’hospitalisation du président algérien Abdelaziz Bouteflika ne déroge pas à la règle.

Rumeurs et spéculations vont bon train, malgré le communiqué rassurant de la présidence selon lequel la santé du chef de l’Etat «n’était pas source d’inquiétude et qu’il serait de retour à Alger dans trois jours.» Le premier diagnostic médical établit des «troubles au niveau de l’appareil digestif.» D’autres hypothèses parlent de gastrite, d’insuffisance rénale ou encore de malaise cardiaque. Bouteflika a déjà subi une intervention chirurgicale au rein, en 1985, aux Etats-Unis et, depuis des années, est sous dialyse rénale.

Un médecin parisien interrogé par téléphone explique cependant que «dans le cas où l’opération du rein serait d’origine tumorale, il pourrait s’agir d’une récidive du cancer du rein sous forme métastasique qui viendrait se loger au niveau intestinal et provoquer l’état occlusif» dont se plaindrait Bouteflika. Diagnostic à prendre avec toutes les précautions d’usage. Ce genre de supputations semble montrer toutefois que l’état de santé du président est plus sérieux qu’on veut bien le dire. Une apparition publique du président à Alger annoncée pour mercredi, paraît compromise étant donné que les médecins du Val-de-Grâce se refusent à publier tout bon de sortie.

«Moins il restera, et mieux ça vaudra»

A Paris, le quotidien Libération titre : «Bouteflika se fait hospitaliser chez son ami Chirac», ce qui n’est pas sans rappeler les commentaires similaires dans la presse française au moment de l’hospitalisation en banlieue parisienne du Chef de l’Autorité Palestinienne Yasser Arafat, en novembre 2004. L’indisposition du président Bouteflika l’a empêché d’assister au sommet euro-méditerranéen qui a débuté hier soir à Barcelone (Espagne), en marge duquel Paris et Alger devaient reprendre leurs négociations au sujet du Traité d’amitié qui doit être signé entre la France et son ancienne colonie.

De Barcelone, Jacques Chirac s’est refusé à commenter l’état de santé de son homologue algérien, arguant du secret médical, mais a-t-il précisé, «je fais au président Bouteflika tous mes vœux de très rapide rétablissement. Non pas que nous ne voulions pas qu’il reste en France aussi longtemps que possible ! Mais dans ce cas particulier, moins il restera et mieux ça vaudra


par Françoise  Dentinger

Article publié le 28/11/2005 Dernière mise à jour le 28/11/2005 à 18:39 TU