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Irak

Peine de mort pour les responsables du génocide kurde

par  RFI

Article publié le 24/06/2007 Dernière mise à jour le 24/06/2007 à 11:24 TU

Le Haut tribunal pénal irakien, la juridiction spécialement créée pour juger les anciens responsables de l’ancien régime, a rendu son verdict. Trois condamnations à la peine de mort, deux condamnations à la réclusion criminelle à perpétuité et un acquittement ont été prononcés.

 

En haut, de gauche à droite, Ali Hassan, dit Ali le chimique, Sabir al-Duri et Sultan Hashim Al Tai.
En bas, de gauche à droite, Taher Al Hani, Farhan Al Joubouri et Hussein Rashid al-Tikriti.(photo : AFP)
En haut, de gauche à droite, Ali Hassan, dit Ali le chimique, Sabir al-Duri et Sultan Hashim Al Tai. En bas, de gauche à droite, Taher Al Hani, Farhan Al Joubouri et Hussein Rashid al-Tikriti.
(photo : AFP)

Le tribunal a en effet suivi la quasi totalité des réquisitions du procureur. Le principal accusé, cousin de Saddam Hussein, connu sous le terrible surnom d'Ali le chimique a été condamné à la peine de mort par pendaison. Il était le seul des six accusés a avoir reconnu qu'il avait ordonné l'utilisation de gaz chimique contre les populations civiles du nord de l'Irak en 1988. Cet aveu lui valait d'être le seul à être inculpé de génocide en plus des charges de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre commune à tous les accusés. L'ancien ministre de la défense Sultan Hachim Al Tai a également été condamné à mort pour avoir «ordonné le massacre à grande échelle contre des civils dans le nord de l'Irak». Il avait organisé l'extermination de plus de 180 000 Kurdes en 1988, sur ordre du cousin de Saddam Hussein. Son adjoint, originaire comme Saddam Hussein de la ville de Tikrit, a également été condamné à mort.

Le tribunal en revanche n'a pas suivi le procureur concernant l'ancien commandant du renseignement militaire. Alors que la peine de mort était requise contre lui, Farhan Al Joubouri a été condamné à la prison à vie. Enfin toutes les charges, faute de preuve, ont été abandonnées contre Taher Al Hani l’ancien procureur de Mossoul, capitale du Kurdistan irakien.