Rechercher

/ languages

Choisir langue
 

Bolivie

Imiter le Venezuela

par  RFI

Article publié le 27/06/2007 Dernière mise à jour le 27/06/2007 à 15:47 TU

«<em>Investissez pour développer la production ou nous reverrons vos contrats</em>», promet le président Evo Morales.(Photo : AFP)

«Investissez pour développer la production ou nous reverrons vos contrats», promet le président Evo Morales.
(Photo : AFP)

Alors qu'au Venezuela, le gouvernement d'Hugo Chavez a repris le contrôle de la production pétrolière dans la région de l'Orénoque, en augmentant la participation de la société nationale d'hydrocarbures dans les co-entreprises avec Total, Statoil, Chevron, et BP, en Bolivie, le président Evo Morales lance un sérieux avertissement aux compagnies étrangères, qu'il accuse de ne pas investir suffisamment pour développer la production gazière.
«Investissez pour développer la production ou nous reverrons vos contrats», c'est en résumé la menace brandie par Evo Morales aux 12 compagnies pétrolières étrangères qui exploitent les ressources boliviennes. Petrobras, Vintage, Total, Repsol ou BP doivent déjà depuis la fin de l'année dernière verser 80% de leurs revenus à l'Etat, contre 20% avant la nationalisation. Mais le président bolivien estime qu'elles ne font pas assez d'efforts pour valoriser les gisements du pays. Les multinationales ont effectivement fortement réduit leur prospection en Bolivie depuis trois ans, dissuadées par l'instabilité politique puis par les menaces de nationalisation. Les investissements seraient passés de 88 millions de dollars en 2004 à une quarantaine de millions de dollars aujourd'hui. Or, c'est 3 milliards de dollars qu'il faudrait selon les experts pour exploiter correctement les immenses réserves gazières du pays, les deuxièmes d'Amérique latine derrière le Venezuela, avec 1 550 milliards de m3.