par RFI
Article publié le 02/08/2007 Dernière mise à jour le 02/08/2007 à 14:15 TU

C'est dans une prison proche de Toulouse, dans le sud-ouest de la France, que Nathalie Ménigon passe désormais ses nuits.
Mais dans la journée, l'ancien militante d'Action Directe est libre et travaille comme agent d'espaces verts dans un centre de réinsertion pour les anciens détenus.
A 50 ans, l'ex-activiste n'est pas en bonne santé. Elle garde les séquelles d'une hémiplégie après deux attaques cérébrales.
Le 18 juin dernier, alors qu'elle était encore détenue à Bapaume, dans le nord de la France, on l'avait vue apparaitre lors d'un concert donné à la prison par le chanteur Renaud. Image d'une Nathalie Ménigon maigre et pâle, poignet bandé, vêtue d'un t-shirt rouge à l'effigie du Che Guevarra.
Son régime de semi-liberté lui interdit de s'exprimer sur les faits pour lesquels elle a été condamnée, en 1989 : l'assassinat, 4 ans plus tôt, de l'ingénieur général de l'armement, René Audran, puis celui du PDG des usines Renault, Georges Besse, en 1986.
Peu avant d'être transférée à Bapaume, en 1999, Nathalie Ménigon avait épousé Jean-Marc Rouillan, un autre militant d'Action Directe, également emprisonné.
Lui-aussi demande à être placé en semi-liberté. La décision doit être rendue le 4 septembre prochain.