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France / Tchad

Arche de Zoé : le ton monte entre Paris et Ndjamena

Manifestations mardi devant le palais de justice de Ndjamena, pour réclamer que les responsables de l'Arche de Zoé soient bien jugés au Tchad. 

		( Photo : AFP )
Manifestations mardi devant le palais de justice de Ndjamena, pour réclamer que les responsables de l'Arche de Zoé soient bien jugés au Tchad.
( Photo : AFP )
La petite phrase de Nicolas Sarkozy « j'irai chercher ceux qui restent, quoi qu'ils aient fait » a provoqué la colère du président tchadien Idriss Deby, qui a aussitôt répliqué que la justice se ferait au Tchad. Depuis, lors d'une rencontre avec les journalistes qui suivent la visite du président français à Washington, le porte-parole de l'Elysée a précisé que « bien évidemment, tout dépendrait d'une décision des autorités judiciaires tchadiennes ». Le ton monte entre les deux pays.

La petite phrase du président de la République, « j’irai également chercher ceux qui restent quoi qu’ils aient fait », a placé son homologue tchadien dans la pire des situations.

Idriss Deby qui doit composer avec les nationalistes de son entourage, n’avait pas le choix ; il ne pouvait pas, surtout après les déclarations de Nicolas Sarkozy, faire accepter à son camp et surtout à son opinion publique une extradition pure et simple des membres de l’arche de Zoé.

D’où cette mise au point très sèche du président tchadien : « la justice se fera ici, au Tchad, il n’est pas question pour le moment que les juridictions tchadiennes se désaisissent du dossier ».

Et puis s’adressant implicitement à son homologue français, Idriss Deby a précisé : « nous pensons que tous nos amis doivent respecter la justice et la souveraineté du Tchad ».

Un peu plus tôt, c’était le ministre tchadien de la justice qui qualifiait d’« inopportune » la déclaration du président français.

Bref, 72 heures après la visite éclair du président français à Ndjamena et la relative embellie entre les deux pays après la libération des 3 journalistes et des 4 hôtesses espagnoles, les deux chefs d’Etat expriment désormais publiquement leurs divergences.

Il faut dire que tous les deux doivent rendre des comptes à leurs opinions publiques respectives.

Nicolas Sarkozy

sur RTL

«J'irai chercher ceux qui restent, quoi qu'ils aient fait.»

David Martinon, porte-parole de l'Elysée

«Sa préférence va à un procès en France, pour autant, bien évidemment tout cela dépend des autorités tchadiennes…»

Idriss Deby

Président du Tchad

«Il n'est pas question pour le moment que les juridictions tchadiennes se désaisissent du dossier.»

Les accords bilatéraux, signés entre les deux pays en 1976 prévoient des possibilités réciproques d'extradition ; il est nécessaire, pour que cela fonctionne, que Ndjamena  abandonne ses poursuites.

Mais l'avocat de l'Etat tchadien interprète différemment les textes. A ses yeux, l'article 49C de la convention indique que l'extradition est refusée quand une infraction est commise sur le territoire de l'Etat requis, en l'occurrence le Tchad. Il estime qu'une extradition est impossible pour les six Français inculpés et détenus.

Impossible, le mot n'est cependant pas repris par Idriss Deby. En effet, le président tchadien déclare qu'il n'est pas question « pour le moment » d'extrader les Français. Ce qui laisse supposer que la porte n'est pas totalement fermée. Quoi qu'il arrive, il semble bien qu'il faudra du temps pour débloquer ce dossier.



par RFI

Article publié le 07/11/2007 Dernière mise à jour le 07/11/2007 à 02:21 TU

Audio

François Fillon

Premier ministre

«Les représentants de cette association sont des ressortissants français et ils ont droit à la protection de la France. Ce que Nicolas Sarkozy a dit avec ses mots, c'est que la France leur accorderait une protection totale.»

[07/11/2007]

Les militaires n'ont pas entendu les diplomates

par Philippe Leymarie, en charge des questions concernant l'armée à RFI

«Le député Axel Poniatowski, président de la Commission des affaires étrangères à l'Assemblée et « cacique » du parti majoritaire estime que le Quai d'Orsay, très actif en amont de l'histoire, n'a pas été relayé suffisamment par les militaires sur le terrain...»

[07/11/2007]