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France/ Congo-Brazzaville/ Gabon

Bongo et Sassou Nguesso échappent à la justice

par  RFI

Article publié le 24/11/2007 Dernière mise à jour le 24/11/2007 à 12:41 TU

Omar Bongo, président du Gabon (g) et Denis Sassou Nguesso, président du Congo-Brazzaville (d).(Photo : AFP)

Omar Bongo, président du Gabon (g) et Denis Sassou Nguesso, président du Congo-Brazzaville (d).
(Photo : AFP)

La justice française a classé sans suite l'enquête qui mettait en cause les présidents du Gabon et du Congo Brazzaville. Omar Bongo et Denis Sassou Nguesso étaient accusés de recel de détournement de fonds publics avec l'achat de biens immobiliers à Paris. Le ministre gabonais de la communication René Demezo Obiang s'est dit très heureux de cette nouvelle qui permet de retablir l'image du président Bongo.

Ce sont les associations Sherpa, Survie et la fédération des Congolais de la diaspora qui avaient lancé cette procédure judiciaire qui vient d'être classée sans suite par la justice française. Ces associations accusaient les présidents gabonais Omar Bongo et le congolais Denis Sassou Nguesso de posséder des biens immobiliers luxueux financés par de l'argent public détourné.

La plainte fait état pour Omar Bongo et sa famille de la propriété d'un hôtel particulier et de quatre appartements, tous situés dans le très chic 16e arrondissement de Paris. Quant à Denis Sassou Nguesso, il possèderait un hôtel particulier de 700 mètres carrés estimé entre 5 et 10 millions d'euros, dans les Yvelines, en région parisienne, et un appartement à Paris, dans le 7e arrondissement où les prix de l'immobilier sont les plus élevés de la capitale. Plusieurs biens immobiliers en région parisienne sont attribués à ses proches.

Dans un communiqué, les associations plaignantes affirment que l'enquête préliminaire a « permis de confirmer intégralement l'ensemble des informations communiquées sur le patrimoine immobilier » des deux chefs d'Etat. 

Le parquet a motivé sa décision de classement en insistant sur le fait que « les investigations n'ont pas permis, en l'état, de mettre en évidence des infractions pénales et notamment le recel de détournement de fonds publics visé par la plainte ». Pour Willian Bourdon, avocat et président du réseau international de juristes Survie, une des associations plaignantes, a qualifié cette décision de « consternante ».

William Bourdon

Président du réseau international de juristes Survie

« Tous ces biens immeubles ont été acquis par flux financiers qui proviennent de sociétés off-shore, elles-mêmes alimentées par détournements d’argent public ou d’argent de sociétés semi-publiques ».

écouter 1 min 12 sec

24/11/2007 par Sébastien Nemeth

René Demezo Obiang

Ministre gabonais de la Communication

« Omar Bongo Ondimba est un chef d’Etat qui est en place depuis plusieurs décennies, il est donc tout à fait normal qu’il puisse acquérir quelques biens... »

écouter 1 min 6 sec

24/11/2007 par Sébastien Nemeth

Dans les prochains mois, les plaignants devraient porter plainte avec constitution de partie civile devant le doyen des juges d'instruction de Paris.