Article publié le 19/06/2008 Dernière mise à jour le 20/06/2008 à 01:40 TU
Grand voyageur, médecin, humanitaire, écrivain, diplomate, Jean-Christophe Rufin est un honnête homme au sens classique du terme.
C'est dans les années 80, avec des essais sur l'humanitaire ou la géopolitique que ce neurologue de formation entre en écriture. Celui qui exerça en Erythrée, en Afghanistan, au Rwanda ou dans les Balkans y dénonce notamment les paradoxes du mouvement sans frontières qui, tout en aidant la population, font le jeu des dictateurs. Chez Jean-Christophe Rufin, réflexion et action sont intimement liées. Ce médecin humanitaire a oeuvré dans des cabinets ministériels. En 1993 notamment, il conseille François Léotard alors ministre de la Defense.
Après une pause au Brésil, il se lance dans la fiction : coup d'essai, coup de maître, l'Abyssin reçoit le prix Goncourt du premier roman en 1997. Essai confirmé cinq ans plus tard avec son quatrième roman : Rouge Brésil, son plus gros succès, Prix Goncourt en 2001. Ses romans, sept au total l'inscrivent dans la lignée des grands reporters - romanciers, Albert Londres, Joseph Kessel ou Henry de Monfreid.
Jean-Christophe Rufin va désormais devoir concilier sa charge d'ambassadeur de France au Sénégal, sa passion pour l'écriture et sa toute nouvelle fonction d'Immortel.
Diplomate et médecin
« Je suis intéressé par les individus, les personnes, les parcours, les souffrances... »
Diplomate et médecin
« L'Académie française est un lieu de rayonnement de la culture française qui a une immense aura à l'étranger. »