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Japon/Corée du Sud

Des îlots très disputés

Article publié le 14/07/2008 Dernière mise à jour le 14/07/2008 à 21:33 TU

La Corée du Sud a décidé de rappeler son ambassadeur à Tokyo pour protester contre la décision du Japon de réaffirmer dans ses manuels scolaires sa souveraineté sur un groupe d'îles connues sous le nom de Takeshima en japonais, Dokdo en coréen. Elles sont situées à mi-distance de leurs côtes. Cette querelle menace de s'envenimer sérieusement. Les deux pays s'accusent mutuellement de violer leurs zones economiques exclusives (ZEE).

Avec notre correspondant à Tokyo, Frédéric Charles

Takeshima, ce sont des bouts de rochers inhabités, sinon par la police sud-coréenne qui les occupe. Ces rochers dits « de Liancourt » sont situés dans des endroits riches en poisson, où se chevauchent les zones économiques exclusives du Japon et de la Corée du Sud.

Et les deux pays ne s’entendent pas sur leur tracé. En réaffirmant jusque dans ses manuels scolaires, sa souveraineté sur Takeshima, le Japon provoque un regain de colère en Corée du Sud.

Vision masochiste de l’histoire

Depuis des années, la droite nationaliste japonaise pousse le ministère de l’Education, à chaque révision des manuels scolaires, à mettre fin à une vision masochiste de l’histoire.

En 2005, un tollé s’était élevé à Séoul, quand le département japonais de Shimane avait pris un arrêté établissant la souveraineté japonaise sur Takeshima.

En 2006, les deux pays s’étaient entendus pour ne pas dépêcher des missions océanographiques, près de ces rochers, en mer du Japon, appelée mer de l’Est par Séoul. Mais la question de fond sur leur souveraineté, n’a jamais été réglée.

Corée du Sud-Japon : les îlots disputés

«Il est inconcevable pour les Sud-Coréens de discuter de la souveraineté des territoires convoités par le Japon».

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14/07/2008 par Aurore Skelton