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Irak

Retour des sunnites au gouvernement

par  RFI

Article publié le 19/07/2008 Dernière mise à jour le 19/07/2008 à 17:31 TU

Le Parlement irakien a voté samedi en faveur d'une proposition du Premier ministre Nouri al-Maliki permettant le retour au gouvernement de six ministres sunnites du Front de la concorde nationale, le principale parti sunnite fort de 44 sièges au Parlement sur 275 et dont la démission du gouvernement en août 2007 avait marqué l'aggravation des divisions interconfessionnelles.
Rafa al-Essawi membre du Front de la concorde nationale est nommé vice-Premier ministre. Ici en compagnie de Condoleezza Rice, la secrétaire d'Etat américaine, à Washington, le 1er novembre 2007.(Photo : AFP)

Rafa al-Essawi membre du Front de la concorde nationale est nommé vice-Premier ministre. Ici en compagnie de Condoleezza Rice, la secrétaire d'Etat américaine, à Washington, le 1er novembre 2007.
(Photo : AFP)


Le Front de la concorde nationale obtient un poste de vice-Premier ministre confié à Rafa al-Essawi précédemment adjoint du chef de la diplomatie irakienne, un fauteuil que le Front récupère également avec ceux de l'Enseignement supérieur, de la Culture et des femmes.

En ramenant le principal bloc sunnite au gouvernement, le Premier ministre chiite fait d'une pierre deux coups. Nouri al-Maliki n'oublie pas en effet de consolider la mise à l'écart de l'autre maison chiite, celle des fidèles de Moktada Sadr qui boycottent quatre fauteuils ministériels depuis avril 2007, à savoir ceux du Transport, du Tourisme, de la Société civile et des Affaires provinciales qui vont être confiés à des chiites dits indépendants.

C'est un « pas dans la bonne direction », selon le porte-parole du Front sunnite qui avait démissionné en août 2007 en dénonçant une prédominance chiite et kurde dans les allées du pouvoir. Il  reprochait à Nouri al-Maliki sa faiblesse vis-a-vis des milices chiites et se plaignait de campagnes d'arrestations contre les sunnites.

Visiblement, les offensives lancées ces derniers mois contre les sadristes de Bassorah et de Sadr City ont rassuré le Front. Il a même accepté que son ancien ministre de la planification reste au gouvernement alors qu'il  avait été exclu du Front pour avoir recouvré trop tôt son fauteuil.