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Russie/Arménie/Azerbaïdjan

Petite avancée sur le Nagorny-Karabakh

Article publié le 02/11/2008 Dernière mise à jour le 02/11/2008 à 17:22 TU

L’Arménie et l’Azerbaïdjan s'engagent à ne pas utiliser la force pour régler la question du Karabakh, ce territoire azerbaïdjanais contrôlé par les Arméniens après une guerre qui a fait 30.000 morts et 200.000 réfugiés au début des années 90. A l'invitation de Dimitri Medvedev, les présidents arménien et azerbaïdjanais ont signé à Moscou une déclaration pour le règlement politique du conflit.

Les présidents azerbaïdjanais Aliev (g) et arménien Sarkissian (d) ont signé une déclaration commune avec Dimitri Medvedev (c) pour un règlement politique du conflit au Nagorny-Karabakh, le 2 novembre, à Moscou.(Photo : AFP)

Les présidents azerbaïdjanais Aliev (g) et arménien Sarkissian (d) ont signé une déclaration commune avec Dimitri Medvedev (c) pour un règlement politique du conflit au Nagorny-Karabakh, le 2 novembre, à Moscou.
(Photo : AFP)

Avec notre correspondant à Moscou, Thierry Parisot

Faire du Caucase une zone de paix, l'ambition est louable. Elle est portée par Dimitri Medvedev, comme pour faire oublier la guerre en Géorgie, cet été (la riposte massive des troupes russes après l'attaque géorgienne en Ossétie du Sud).

Dans l'esprit du chef du Kremlin, les dossiers abkhaze et sud-ossète sont maintenant réglés (la Russie a reconnu l'indépendance de ces deux régions séparatistes).

Reste le conflit du Karabakh. Traditionnellement, Moscou soutient l'Arménie, tout en essayant de développer de bonnes relations avec l'Azerbaïdjan. Cette fois, le président russe a usé de son influence pour relancer le dialogue entre Erevan et Bakou.

Les présidents Sarkissian et Aliev font deux promesses : renoncer à la force, pour régler ce conflit, et réactiver un processus de négociation au point mort depuis plusieurs années.

L'organisateur de la rencontre, Dimitri Medvedev, estime qu'on a désormais atteint un stade avancé. Il évoque déjà, avec ses interlocuteurs, les garanties internationales de sécurité qui seront nécessaires à chaque étape, à savoir le retrait des forces arméniennes qui occupent les territoires entre l'Arménie et le Karabakh, la démilitarisation de ces zones avant un référendum sur le statut final de l'enclave. Ce plan n'est pas nouveau... et jusqu'à présent, il a toujours été rejeté.

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