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Salvador

Aussitôt investi, Mauricio Funes renoue avec Cuba

Article publié le 02/06/2009 Dernière mise à jour le 02/06/2009 à 02:58 TU

Mauricio Funes, élu le 15 mars dernier, a été intronisé officiellement lundi président du Salvador. Pour ce pays, déchiré par une guerre civile de 1980 à 1992, et gouverné depuis par une droite très conservatrice, la journée était historique. Car c’est un représentant de l’ex-guérilla du Front Farabundo Marti pour la libération nationale (FMLN) qui accède au pouvoir, pour la première fois. Le premier geste du nouveau président était de renouer les relations avec Cuba, rompues depuis l’arrivée de Fidel Castro au pouvoir en 1959.

Le nouveau président du Salvador Mauricio Funes, en compagnie de son épouse Wanda Pignato, après la prestation de serment, le 1er juin.(Photo : Reuters)

Le nouveau président du Salvador Mauricio Funes, en compagnie de son épouse Wanda Pignato, après la prestation de serment, le 1er juin.
(Photo : Reuters)


Avec notre correspondant à San Salvador, Frédéric Faux

Le serment de Mauricio Funes, nouveau président salvadorien, a été prononcé lundi devant des milliers d’invités, au son du canon, en suivant toutes les règles du protocole. C’est pourtant un changement considérable qu’est en train de vivre ce petit pays d’Amérique centrale.

Mauricio Funes, premier président de gauche du Salvador, a annoncé toute une série de mesures pour les 40% de pauvres du pays, de la gratuité des fournitures scolaires à la construction de logements.

Inspiration

Se situant d’emblée dans le camp de la gauche modérée, il a aussi nommé les deux hommes qu’il considère comme ses modèles : le président américain Barack Obama, qui était représenté par la secrétaire d’Etat Hillary Clinton, et le Brésilien Lula, présent à la cérémonie.

Une inspiration qui l’a amenée à prendre une première décision spectaculaire : le rétablissement des relations diplomatiques avec Cuba, ce qu’ont déjà fait tous les autres pays d’Amérique latine.

Pour le reste, et notamment sa politique sociale, le nouveau président salvadorien devra compter avec une Assemblée où il n’a pas la majorité, avec des rentrées fiscales en berne, et une crise économique sans précédent. D’énormes défis pour cet ex-journaliste, entré en politique il y a seulement deux ans.