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Gabon

Obsèques d’Omar Bongo ce mardi

Article publié le 15/06/2009 Dernière mise à jour le 15/06/2009 à 21:57 TU

Au moins 15 chefs d’Etat et plusieurs chefs de gouvernement vont assister à Libreville aux obsèques du président Bongo. Les délégations étrangères vont participer à plusieurs cérémonies puis la dépouille du président partira pour Franceville où il sera inhumé.

Libreville, le 15 juin 2009.(Photo: AFP)

Libreville, le 15 juin 2009.
(Photo: AFP)

Avec nos envoyés spéciaux à Libreville,

Il y a une semaine qu’il est mort et pourtant le ministre de l’Intérieur André Mba Obame n’a pas encore réalisé. « Quand j’ai vu la présidente du Sénat s’assoir dans son fauteuil, j’ai eu un choc », dit-il.

Il y a quelques jours, lors d’une réunion informelle, un ministre a même lancé : « Attendons que le patron rentre, on lui soumettra le problème », comme s’il était encore vivant.

Depuis une semaine, le Gabon est en apesanteur. Un jour on ferme les frontières, le lendemain, on les rouvre.

Quelques heures après la mort du président, c’est son fils Ali Ben Bongo, qui a pris la parole le premier à la télévision mais deux jours plus tard il s’est effacé devant la présidente du Sénat.

En fait, depuis une semaine, la vie s’est arrêtée au Gabon. Et aucun prétendant à la succession n’ose interrompre la trêve imposée par le deuil.

Hier matin, lors d’une cérémonie en hommage au défunt, Ali et sa sœur Pascaline se sont parlés naturellement, sans gêne apparente comme s’ils voulaient démentir les rumeurs de division au sein de la famille et du parti au pouvoir.

De son côté l’ex-opposant Paul Mba Abessole s’est incliné longuement devant la dépouille de son ancien opposant, puis il a fait un signe de croix.

Des absents de marque

Hier encore des milliers de Gabonais se sont inclinés devant le cercueil du défunt président déposé dans la grande salle du palais présidentiel encombré de couronnes de fleurs.

A l'extérieur, au bord de l'océan, les ouvriers ont préparé la tribune où une quinzaine de chefs d'Etat africains rendront un dernier hommage à celui qu'ils avaient baptisé « Le doyen ».

Il n'y aura qu'un seul président européen, le Français Nicolas Sarkozy accompagné de son prédécesseur Jacques Chirac.

La France officielle rend ainsi un hommage appuyé à l'un de ses plus fidèles alliés en Afrique, celui qui a sans doute le plus incarné cette  fameuse Françafrique, ce concentré de relations occultes.

Parmi les absents, le président ivoirien même si la Côte d'Ivoire est représentée par son épouse Simone et le Premier ministre Guillaume Sorro. Les relations entre Laurent Gbagbo et Omar Bongo n'étaient pas bonnes.

Absent également le roi du Maroc Mohamed VI. Le président Bongo avait pourtant noué avec le royaume chérifien sous le règne de feu Hassan II, des liens très étroits notamment en matière de sécurité. Une partie de sa garde présidentielle était à l'époque composée de Marocains.