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Japon / Nucléaire

AIEA : le pays partagé sur l’élection d’un Japonais

Article publié le 03/07/2009 Dernière mise à jour le 03/07/2009 à 14:24 TU

Le Japon se félicite de la nomination de Yukiya Amano à la tête de l'AIEA, l’Agence internationale de l'énergie atomique. Le maire de Hiroshima est également satisfait. Mais certains milieux pacifistes japonais sont moins enthousiastes : selon eux, rappeler que le Japon est le seul pays victime d'attaques nucléaires, comme le fait le gouvernement japonais, ne suffit pas à justifier le choix de Yukiya Amano.

Le diplomate japonais Yukiya Amano, le 2 juillet 2009.(Photo : Reuters)

Le diplomate japonais Yukiya Amano, le 2 juillet 2009.
(Photo : Reuters)

Avec notre correspondant à Tokyo, Frédéric Charles

Juriste de formation, Yukiya Amano est inconnu des Japonais. « Il est inodore et incolore comme la plupart des diplomates japonais », estime le Tokyo Shimbun. « C’est un technicien du désarmement, il lui manque le sens politique de Mohamed El Baradeï », ajoute le journal.

« Il est très significatif que le directeur de l’agence de Vienne ait été choisi dans le seul pays ayant reçu des armes atomiques », déclare le porte-parole du gouvernement japonais.

Le maire de Hiroshima, Tadatoshi Akiba, ne risque pas lui, une telle comparaison. Il se contente d’exprimer son espoir que Yukiya Amano créera une feuille de route, pour parvenir un jour, à l’abolition des armes nucléaires.

A Hiroshima, les mouvements pacifistes sont encore plus réservés. Ils notent que « l’Etat japonais cherche ouvertement à réviser sa Constitution pacifique. Il se sert des tirs de missiles et des essais nucléaires nord-coréens pour évoquer non moins ouvertement la possibilité pour le Japon de se doter à son tour de l’arme atomique. »

Yukiya Amano devra apprendre à gérer ces contradictions, lorsqu’il abordera avec la Corée du Nord et l’Iran, la question de leurs programmes nucléaires.