Rechercher

/ languages

Choisir langue
 

Justice internationale

La Belgique n'accueillera pas Jean-Pierre Bemba

par  RFI

Article publié le 25/07/2009 Dernière mise à jour le 25/07/2009 à 06:53 TU

Jean-Pierre Bemba, en janvier 2009 lors de son procès à La Haye.(Photo : AFP)

Jean-Pierre Bemba, en janvier 2009 lors de son procès à La Haye.
(Photo : AFP)

La Belgique ne souhaite pas accueillir Jean-Pierre Bemba dans l'hypothèse où la Cour pénale internationale autoriserait sa liberté provisoire. La décision de Bruxelles a été notifiée hier au greffe de la CPI de « manière confidentielle ». L'ancien chef rebelle et ex vice-président de la RDC, poursuivi pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité, avait demandé sa mise en liberté provisoire. La Belgique avait réclamé un délai supplémentaire pour donner sa réponse, ce qui avait suscité l'espoir dans les rangs de la défense. Plusieurs autres pays européens, la France, la Hollande, et le Portugal ont également été sollicités.

Selon nos sources, l'Etat belge a justifié son refus en expliquant qu'il faudrait un dispositif trop coûteux pour assurer de bonnes conditions de sécurité. Lorsque l'ex vice-président congolais a participé, le 4 juillet dernier, à une cérémonie religieuse en mémoire de son père Jeannot, décédé deux jours plus tôt, la diaspora congolaise très nombreuse en Belgique a provoqué un peu de désordre quand Jean-Pierre Bemba est sorti de l'église.

La Belgique en déduit qu'il sera peut-être compliqué de garantir que tout se passe bien si Jean-Pierre Bemba réside provisoirement sur son territoire. La France, le Portugal et la Hollande ont également opposé un refus.

Selon nos sources, Paris a considéré que l'ex-chef rebelle n'avait pas d'attache ou de lien particulier avec la France. Lisbonne a fait valoir que, dans sa législation nationale, la pratique de la liberté provisoire n'existait pas. La Hollande a accepté d'organiser uniquement le transfert dans le pays qui accepterait éventuellement d'accueillir Jean-Pierre Bemba.

Trois autres Etats sollicités, l’Italie, l'Allemagne et l'Afrique du Sud, doivent donner leur réponse d'ici le 7 août prochain. Mais même en cas de réponse positive de l'un des trois pays, ce sera à la CPI et à elle seule de décider si elle accepte le principe d'une mise en liberté provisoire de Jean-Pierre Bemba .Les juges rendront leur décision le 14 août prochain.