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Afghanistan / Présidentielle 2009

Une fin de campagne sous haute tension

Article publié le 17/08/2009 Dernière mise à jour le 17/08/2009 à 10:29 TU

La campagne électorale entrait dans son dernier jour ce lundi en Afghanistan. Les candidats aux scrutins présidentiel et provinciaux de jeudi jettent leurs dernières forces dans la bataille, dans un contexte de forte tension nourrie par les menaces d'attaques rebelles. Porté au pouvoir par la communauté internationale à la fin 2001, après la chute des talibans, élu en 2004 et candidat à un nouveau mandat, le président Hamid Karzaï reste le favori dans la course à la présidence.

Le portrait d'Hamid Karzaï derrière des partisans d'Abdullah Abdullah, le 17 août 2009.(Photo : Reuters)

Le portrait d'Hamid Karzaï derrière des partisans d'Abdullah Abdullah, le 17 août 2009.
(Photo : Reuters)

 
Avec notre envoyée spéciale à Kaboul,
Sophie Malibeaux

On ne peut pas parler d’une campagne électorale normale digne d’un pays en paix. L’ombre des talibans a plané d’un bout à l’autre. Cela n’a pas empêché les principaux candidats de se déplacer dans le pays.

Hier, Ramazan Bachardost (l’ancien ministre du Plan) était encore dans l’ouest à Hérat et Abdullah Abdullah, le mieux placé derrière Hamid Karzaï, était dans le nord à Takhar pour mobiliser l’électorat.

Beaucoup d’énergie est déployée pour aller faire voter les gens mais la qualité du débat public reste limitée. Il n’y aura pas eu, en tout cas de face à face entre les principaux rivaux : Hamid Karzaï et le docteur Abdullah, qui se pose en héritier du commandant Massoud (chef de l'Alliance du nord et principal opposant au régime des talibans, assassiné en 2001 dans un attentat).

Hier, le seul débat télévisé auquel a participé le président sortant, c’était avec deux autres candidats Ramazan Bachardost et Ashraf Ghani (l’ancien ministre des Finances). Ils s’exprimaient tour à tour sur les grands thèmes de société de façon très digne mais un peu insipide. On aura simplement noté les reproches des deux opposants à l’adresse de Hamid Karzaï accusé de trop céder aux chefs de guerre.

Mais pratique du pouvoir oblige, Hamid Karzaï persiste et signe : « la politique de la main tendue aux talibans et aux chefs de guerre s’appliquera tant que l’Afghanistan n’aura pas retrouvé la paix ».

Notre dossier spécial

(Photos : AFP)