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| 22/12/2006 | |||
| Médiaterre : la Francophonie milite pour le développement durable | |||
| (MFI) Le 12 décembre 2006 à Paris a été présenté Médiaterre, le système d’information mondial francophone pour le développement durable. Né en 2002, ce système d’information sur Internet, dont les utilisateurs sont aussi les acteurs, est une réussite appelée à se développer. Portrait en 3 questions. | |||
| Qu’est-ce que Médiaterre ? Comme son nom l’indique, Médiaterre c’est l’actualité du développement durable en français : « média » pour la diffusion d’informations sur Internet, et « terre » pour le développement durable, car quand on parle de développement durable, on parle de la meilleure façon de se développer tout en préservant le futur et les ressources de la planète Terre. Chaque jour Médiaterre accueille 4 000 visiteurs, soit 200 000 connexions et 40 000 pages vues. Ces visiteurs sont issus de plus de 100 pays différents. En 2006, Médiaterre a proposé 2 260 dépêches d’actualité à ses lecteurs qui ont généré un trafic s’élevant à 18 millions de pages consultées. Qui surfe sur www.mediaterre.org ? Ceux qui consultent le site sont des internautes à la recherche d’informations sur le développement durable, et avant tout des acteurs de terrain. Associations qui agissent et militent pour un développement plus responsable vis-à-vis des générations futures, chercheurs et universitaires, mais aussi tous ceux qui ont des décisions à prendre : des responsables de communes urbaines, des agents techniques et des conseillers des services publics, des chefs d’entreprises… Ainsi le maire d’une commune – au Bénin comme en France ou au Cambodge – qui doit décider quel système d’adduction d’eau et de gestion des eaux usées construire peut se connecter sur Médiaterre et se rendre sur le portail Eau, où il trouvera des contributions de toutes sortes au sujet de l’eau et de l’assainissement. L’eau n’est qu’un portail thématique parmi d’autres : il y a aussi biodiversité, déchets, désertification, énergie, forêts, santé… Médiaterre propose également des portails géographiques et des portails par acteurs (femmes, jeunes, scientifiques). Le 3e Comité d’orientation international de Médiaterre, qui s’est réuni à Paris le 11 décembre 2006, a d’ailleurs opté pour le développement, entre 2007 et 2009, de nouveaux portails thématiques (éducation, commerce, habitat…) et de nouveaux portails acteurs (médias, syndicats, parlementaires…). « Médiaterre est un projet structurant pour la Francophonie, explique Habib Benessahraoui, le directeur de l’Institut de l’énergie et de l’environnement de la Francophonie. Il a atteint sa vitesse de croisière et pour consolider ces acquis, le Comité d’orientation vient de décider de faire passer le nombre de portails de 23 aujourd’hui à 30 au minimum d’ici deux ans, afin de couvrir totalement l’espace francophone et même au-delà. » Qui fait Médiaterre? Créé en 2002 à l’initiative de la France et de l’Organisation internationale de la Francophonie, Médiaterre est piloté par l’Institut de l’énergie et de l’environnement de la Francophonie, basé à Québec, et appuyé par plusieurs partenaires. Le Comité technique est animé par le Centre international de ressources et d’innovation pour le développement durable (CIRRID). Le Comité d’orientation du 11 décembre 2006 a conclu à la nécessité de s’ouvrir à de nouveaux partenaires financiers. Des efforts seront notamment menés auprès des collectivités locales et des autres organisations internationales, afin de développer jumelages et parrainages entre les différents partenaires. Habib Benessahraoui pense même approcher les grandes entreprises, dont l’image de marque est de plus en plus liée à leur responsabilité environnementale. Il faut souligner que le contenu de Médiaterre provient de nombreuses sources, car chaque utilisateur peut devenir un fournisseur d’informations pour le réseau et poster des dépêches. Fin 2006, Médiaterre compte ainsi 21 partenaires, animateurs de portails thématiques, régionaux ou d’acteurs, contre 15 en 2004. Ce système illustre bien l’approche francophone des nouvelles technologies : en francophonie, plutôt que de parler de société de l’information et de la communication, on préfère en effet parler de société des connaissances partagées, c’est-à-dire d’une société dans laquelle chacun apporte ses savoirs et savoir-faire. Ariane Poissonnier Pour en savoir plus : http://www.mediaterre.org | |||
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