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| 09/09/2008 | |||
| Beau livre : La légende de la CAN | |||
| (MFI) Texte et images se mêlent dans La légende de la CAN (Tournon/RFI) pour faire revivre au lecteur les moments forts de la CAN 2008 au Ghana, tout en mesurant le chemin parcouru par la compétition continentale depuis sa première édition en 1957. Un livre pour les fans de football… qui plaira aussi aux néophytes ! | |||
| L’un avec sa plume, l’autre avec son objectif : conjuguant leurs talents, Hédi Hamel et Pierre René-Worms (1) offrent aux lecteurs la possibilité de revivre La légende de la CAN, titre de l’ouvrage qu’ils viennent de publier (2). Largement nourri des images de la Coupe d’Afrique des Nations au Ghana, début 2008 – la 26è du genre –, ce beau livre permet de mesurer le chemin parcouru par la compétition continentale depuis 1957, année où sa première édition réunissait à Khartoum 3 pays (Egypte, Ethiopie, Soudan). En 2008 au Ghana, 16 pays se sont affrontés en phase finale pour tenter de remporter un trophée désormais mondialement reconnu, dans une ambiance d’intense communion collective et festive telle qu’Hédi Hamel peut écrire : « C’est le sport qui leur [les Africains] fournit la plus belle de toutes les renaissances, l’enthousiasme, l’émotion, la fierté, la joie de vivre. C’est le football qui contrecarre les poussées négatives. Qui engendre des aventures humaines d’une rare intensité. Comment imaginer l’Afrique sans son football aujourd’hui ? Il ne faut surtout pas l’imaginer sans ce vecteur essentiel dans la vie de tous les jours, même si cette affirmation paraît excessive face aux priorités sociales et économiques. L’Afrique vit le football comme un élément déterminant de l’existence. » Le football africain bientôt réhabilité ? Oui, le football compte en Afrique, et les photographies saisissantes de Pierre René-Worms, rehaussées par une mise en page rythmée, montrent bien comment ce champ du jeu sportif est investi, par les athlètes bien sûr, mais aussi par les spectateurs qui les soutiennent corps et âmes. En effet, si la CAN 2008 au Ghana a été « de loin la plus mal organisée de l’histoire », écrit Hédi Hamel, « la ferveur populaire a été une source d’énergie salutaire devant les critiques qui pleuvaient quotidiennement sur les organisateurs. Le peuple ghanéen était tous les jours dans la rue, en permanence aux abords des stades. Il n’y célébrait pas seulement ses protégés mais la grande famille du football africain, concevait des fêtes répétées, accueillait et encadrait les centaines d’étrangers venus communier avec lui. (…) Tout le monde s’est laissé entraîner dans le tourbillon des chants et des danses. » Au fil des 12 chapitres, le lecteur participe lui aussi à la « Fête royale ashantie », rencontre les stars de « La Piste au étoiles » et le « Champion pharaonien » (l’Egypte a remporté la coupe pour la sixième fois, et pour la deuxième fois consécutive), vibre sur la « Planète émotion », découvre les talents du « Football du futur »… Si, écrivent enfin les auteurs, « Ghana 2008 a marqué le retour du beau jeu, spectaculaire, techniquement remarquable et efficace » – 99 buts, un record en phase finale de Coupe d’Afrique des Nations –, il faut non pas « se réjouir de cette avancée en 2008, mais en attendre la confirmation. Le football africain sera alors réhabilité. » Rendez-vous pour la confirmation espérée à la CAN 2010, qui sera accueillie par l’Angola. (1) Hédi Hamel est journaliste et grand reporter ; il a couvert 8 Coupes du monde, 7 Jeux olympiques et 13 phases finales de la CAN. Pierre René-Worms est reporter photographe, journaliste à RFI ; il a couvert 7 phases finales de la CAN. (2) La légende de la CAN, par Hédi Hamel et Pierre René-Worms, une coédition éditions Tournon/RFI, 176 pages, 250 photos, 25 euros. Voir la couverture : http://www.rfi.fr/boutiquefr/CAN2008 Football et reconnaissance mondiale (MFI) Pour Hédi Hamel, la CAN 2008 « n’a guère eu à se forcer pour démontrer sa popularité, sa force de frappe médiatique, sa densité télévisuelle. Désormais happée par les médias du monde entier, célébrée, vue et entendue, elle a fait une entrée fracassante dans le box-office des plus grands événements de la planète ». Une donnée à prendre sérieusement en compte. Car le football, comme d’autres sports mais davantage qu’eux, n’est pas bien éloigné de la politique. Signe, parmi tant d’autres, de ces liens : ce 9 septembre 2008, les chercheurs du très sérieux Institut français des relations internationales (Ifri) organisent une table ronde (3) pour se demander si les grands événements sportifs sont « Un outil de reconquête de la reconnaissance internationale ». Parmi les sujets abordés : « Les Jeux olympiques comme espace d’affirmation d’un modèle politique », mais aussi « L’Afrique du Sud et la Coupe de monde de football 2010 : un défi pour le continent africain »… A. P. (3) « Les grands événements sportifs : un outil de reconquête de la reconnaissance internationale ? », 09/09/2008, Ifri, Paris. Intervenants : Jérôme Champagne, directeur des relations internationales de la FIFA, Zurich, Patrick Clastres, historien du sport et de l’olympisme, Sciences-Po., Paris. Cette table ronde s’inscrit dans un cycle de séminaires organisés par le programme de recherche Sport et Relations internationales de l’Ifri, traitant des grands enjeux de la gouvernance mondiale analysés à travers la politique sportive des Etats et des organisations internationales. En savoir davantage : http://www.ifri.org/ | |||
| Ariane Poissonnier | |||
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