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| 09/02/2010 | |||
| Lumière d'Afrique (2)
Dix films originaux et attachants | |||
| (MFI) Les dix films du premier coffret de la collection Lumière d'Afrique d'Africadoc, adaptés au format télé (52'), sont non seulement de qualité mais leurs thèmes, variés, nous font découvrir autant de facettes des réalités de l'Afrique d'aujourd'hui. | |||
| La Robe du temps, du Nigérien Malam Saguirou nous fait partager les rêves d'Ousseini, qui sillonne les rues moyenâgeuses de Zinder, la capitale du sultanat de Damagaram, au sud-est du pays : fraîchement intronisé chef boucher par sa corporation, le jeune homme se bat pour développer l'exportation de viande vers le Nigeria voisin. De son côté, dans Pour le meilleur et pour l'oignon, Sani Magori (Niger) relate les déboires d'un paysan de Galmi. Les célèbres oignons violets sont vendus sur les tous marchés ouest-africains mais les revenus qu'ils procurent demeurent très maigres. Ils l'obligent d'ailleurs à différer, d'année en année, le mariage de sa fille qui, pour vivre enfin avec son fiancé, devra se résoudre au « mariage d'Abidjan ». Une formule moins onéreuse que le mariage nigérien, mais qui contraint les jeunes mariés à l'exil pour échapper à la risée du voisinage... Tradition et modernité : un thème classique des documentaristes africains Tradition et modernité. Le thème est néanmoins classique chez les documentaires africains. On le retrouve aussi dans Itchombi, du Togolais Gentille Menguizani Assih, qui aborde les dangers sanitaires de la circoncision quand elle est pratiquée en milieu traditionnel, alors qu'elle est si nécessaire à l'initiation des jeunes garçons. Et également dans Le Collier et la perle, de Mamadou Sellou Diallo (Sénégal), qui explore la sexualité des femmes sénégalaises dans une société polygame tandis que Waliden, enfant d'autrui, d'Awa Traoré (Sénégal), rapporte les souvenirs douloureux de sa propre adoption. Ça vibre dans nos têtes, de Kassim Sanogo (Mali), a choisi de nous emmener dans un quartier underground où évoluent les rappeurs de Bamako tandis que Boul Fallé, la voie de la lutte, de Rama Thiaw (Côte d'Ivoire), évoque le mouvement contestataire de la jeunesse sénégalaise à la fin des années 1980, qui s'exprimait à travers la musique hip hop. Le versant traditionnel de la musique est encore illustré par le film consacré à Yandé Codou, la griotte de Senghor. Angèle Diabang Brener (Sénégal) pose un regard intimiste sur cette diva de la poésie polyphonique sérère et nous livre au passage une tranche de l'histoire de son pays. En parallèle, Autopsie d'une succession, d'Augustin Talakeana (Togo), aborde la crise politique que traverse son pays depuis la mort du président Gnassingbe Eyadema. Enfin, plus festif, Dans le miroir du fleuve, de Pascale Kouassigan (Sénégal), a filmé le rendez-vous annuel qui célèbre le retour de transhumance des bergers peuls du Mali. En savoir plus : www.africadoc.net | |||
| Antoinette Delafin | |||
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