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| 09/06/2006 | |||
| UEMOA Mines, pétrole et télécoms en valeur à Niamey | |||
| (MFI) La chambre de commerce et d’industrie du Niger a organisé, du 7 au 9 juin 2006, la 1ère Conférence sur les mines, le pétrole et les télécommunications au sein de l’Union économique et monétaire ouest africaine. Objectif de la rencontre, dénommée « Uemoa Min-Tel-Niger 2006 » : valoriser les opportunités d’investissements dans le secteur des mines et du pétrole, mais aussi présenter les effets de la libéralisation des télécommunications aux opérateurs de téléphonie… Points commun des deux secteurs : ils sont très porteurs. | |||
| Comment créer des opportunités d’affaires dans les secteurs des télécommunications, des sciences de l’informatique, des mines, de la géologie, de l’exploration et du pétrole ? Prenez les différents acteurs – publics et privés, nationaux et internationaux – des secteurs concernés, rassemblez-les trois jours durant et faites circuler les informations concernant la coopération régionale, l’environnement législatif sur le marché des télécoms, les investissements dans le domaine pétrolier ou le nouveau code commun minier (adopté en 2003 afin d’harmoniser le cadre légal de l’investissement en Afrique de l’Ouest) : c’est ce qu’a fait la Chambre de commerce et d’industrie du Niger, du 7 au 9 juin 2006 à Niamey, avec l’appui des autorités nigériennes et du groupe ITE, spécialisé dans l’organisation de conférences économiques dans les marchés émergents. Ce faisant, les organisateurs ont surfé sur une conjoncture favorable dans ces deux secteurs, particulièrement porteurs sur le continent. « L’intégration des économies au sein de l’Uemoa est bien avancée, les mécanismes sont en place et fonctionnent. Aussi il paraissait intéressant de créer un événement autour de deux secteurs certes a priori éloignés, mais qui intéressent particulièrement les investisseurs, affirme avec conviction Ibrahim Iddi Ango, président à la fois de la chambre de commerce du Niger et de la chambre de commerce de l’Uemoa et à l’origine de l’organisation de cette conférence. En outre, cela montre qu’au-delà des difficultés alimentaires, il y a autre chose à dire sur le Niger… » De nouveaux projets d’exploration en Afrique Selon le Rapport sur l’investissement dans le monde 2005 (Cnuced, septembre 2005) l’investissement étranger direct (IED) en Afrique a été « particulièrement dynamique dans le domaine des ressources naturelles en 2004, soutenu par le niveau élevé des cours du pétrole et des minerais sur les marchés mondiaux ». Les flux d’investissement ont augmenté dans 40 des 53 pays de la région et accusé une baisse dans les 13 autres. L’Afrique du Nord a attiré environ 30 % de l’ensemble des flux, soit 5,3 milliards de US dollars. Les flux d’IED vers l’Afrique centrale et l’Afrique de l’Est ont été relativement stables, tandis que ceux à destination de l’Afrique de l’Ouest ont affiché une croissance de 14 %, pour atteindre 3,6 milliards de dollars. Stimulées par la hausse des cours des ressources naturelles, souligne encore la Cnuced, « les sociétés transnationales ont maintenu des niveaux relativement élevés d’investissement dans de nouveaux projets d’exploration en Afrique et accru leurs activités transfrontières de type fusion et acquisition dans l’industrie minière. Plusieurs accords d’envergure ont été conclus dans ce secteur, où les fusions et les acquisitions transfrontières ont atteint en 2004 la barre des 3 milliards de dollars – trois fois plus que l’année précédente ». Un taux de pénétration du mobile de 10 à 20 % en 2010 Quant aux télécommunications, si la croissance du secteur s’est un peu ralentie par rapport à « l’âge d’or » – entre 1998 et 2003, l’Afrique a été le lieu, en nombre d’abonnés aux réseaux mobiles, de la plus forte progression au monde : + 65 %, alors que la moyenne était de + 33 % –, l’Afrique a toujours soif de communiquer : le taux de pénétration du mobile a beau être le double de celui du fixe, il n’était toujours fin 2003 que de 6,2 % de la population, contre 3 % pour le fixe ! Il devrait, selon José Do-Nascimento, enseignant-chercheur à l’université Paris-XI travaillant à l’Union internationale des télécommunications (UIT), osciller entre 10 et 20 % en 2010. L’Uemoa, dont les membres sont le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo, représente un marché de plus de 70 millions de personnes. « Plusieurs pays examinent la possibilité de lancer de nouvelles licences, note Ibrahim Iddi Ango. Les taux de croissance et les perspectives de rendement dans ce secteur en Afrique de l’Ouest sont parmi les plus élevés au monde. » Les compagnies participant à la rencontre de Niamey – au total, 280 participants de 25 nationalités – ne s’y sont pas trompées, parmi lesquelles on comptait les internationaux des télécoms (Intelsat, Cisco Systems, Hewlett Packard, Nokia…) mais aussi nombre de sociétés chinoises déjà bien implantées sur le continent (ZTE Corp, Huawei Technologies…). | |||
| Ariane Poissonnier | |||
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