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| 28/08/2007 | |||
| La crise mondiale du blé dans la presse africaine (1) Mali :Le pain a maigri | |||
| (MFI) A défaut d'une augmentation du prix de vente du pain, c'est son poids qui va sensiblement diminuer de 400 g à 300 pour le gros pain et de 200 g à 150 pour la baguette. C'est la solution à laquelle sont parvenus le gouvernement et le Cadre de concertation de la filière-pain du Mali. Une mesure entrée en vigueur le 18 août 2007. | |||
| Les consommateurs sont avertis. Ils n'ont plus droit à des miches de pain bien garnies, mais à des pains maigrelets non fourrés. C'est en tout cas ce qu'ont décidé nos autorités et les boulangers en vue d'éviter une hausse des prix de ce produit sensible et stratégique. Une solution transitoire, a tenu à rappeler le Cadre de concertation des acteurs de la filière-pain du Mali (CCFP), qui a animé un point de presse le 17 août 2007 à la Chambre de commerce. Selon son président, Mamadou L. Haïdara, « de juillet 2006 à mai 2007, le prix du blé a enregistré une hausse de plus de 40 %. Cette hausse s'est accéléré en juillet 2007 pour atteindre 61 %. L'incidence de l'augmentation de ce prix sur le compte d'exploitation entraînera, pour les Grands Moulins du Mali, une perte nette de 3 milliards de F CFA sur 12 mois. Donc, tant que les cours montent, on n'est pas à l'abri d'une augmentation de prix ». Abondant dans le même sens, le président de l'Alliance des boulangers du Mali, Vincent Caravelho a dit que « si l'on répercutait cette augmentation sur le pain malien, beaucoup diraient adieu à sa consommation. Nous avons déjà perdu 19 % sur le prix du pain. Nous travaillons depuis 2001 dans un contexte difficile et sans augmentation. Ce, malgré les fluctuations touchant les coûts de production d'une boulangerie : farine, consommables, coûts de l'électricité, etc. » C'est pourquoi, le CCFP avait, dit-il, proposé une augmentation de 50 F CFA sur le gros pain (300 F au lieu de 250) et de 25 F CFA sur la baguette (150 F au lieu de 125). « Mais, aux termes d'intenses discussions qui ont duré deux mois, le gouvernement a opté pour la 2è proposition ». Galettes de maïs, une alternative Toutefois, a ajouté Sidi Dagnoko de la Compagnie malienne pour le développement de la culture du blé, ces mesures doivent être assorties de mesures d'accompagnement portant sur la distribution du pain, la culture du blé, la protection des industries nationales, la normalisation du secteur de la boulangerie... Toutes ces recommandations sont contenues dans un mémo ou plan de sauvetage de la filière-pain que le Cadre de concertation a adressé au ministre de l'Industrie et du Commerce. Une augmentation des prix n'étant pas totalement exclue, les négociations se poursuivent toujours entre les services techniques du ministère et les boulangers en vue d'examiner les voies et moyens permettant de gérer ce contexte que tous souhaitent conjoncturel. Du côté des consommateurs, cette décision de diminution du poids de pain n'est que de la poudre aux yeux. Les trois associations de défense des consommateurs (Ascoma, Redecoma et Consoligue), qui ont participé à toutes les étapes des négociations, n'ont pas daigné signer ce plan de sauvetage. « Le pain ne pèse plus rien depuis des mois, s'il faut y enlever des grammes encore, qu'est-ce qui va rester ? ». Réaction d'une autre consommatrice : « La meilleure solution est de retourner à nos galettes de mil et de maïs. C'est plus nutritif avec moins de dépense et en plus, ça ne constipe pas ». A méditer ! Sidiki Y. Dembélé (Les Echos) Mali : Le pain subit le contrecoup (MFI) Au Mali, les échanges sur la flambée du prix du blé sur le marché ont abouti à l'élaboration d'un mémorandum qui a été déposé sur la table du gouvernement. Ce document d'une dizaine de pages fait un bref rappel du contexte mondial de la situation du blé. Il apparaît que de juillet 2006 à mai 2007, le prix du blé a enregistré une hausse de plus de 40 % du fait du dérèglement climatique qui a affecté les exploitations agricoles des pays exportateurs en Europe, en Amérique et en Asie et de l'augmentation de la population mondiale. Le changement progressif des habitudes alimentaires, l'utilisation dans les pays exportateurs d'une partie de la production pour produire des biocarburants, le renchérissement des coûts du fret lié au l'augmentation du prix du pétrole et l'alerte sur les stocks de sécurité qui ont atteint leur niveau le plus bas depuis 1977 : tels sont, entre autres, les raisons avancées pour expliquer la hausse du prix du blé. A.O. Diallo (L'Essor) | |||
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