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| 18/09/2007 | |||
| Les Français convaincus par l’aide au développement | |||
| (MFI) Présentée à Paris le 13 septembre 2007, la deuxième édition du baromètre AFD-Ifop consacré à l’aide au développement confirme l’attachement des Français à cette action de leur pays, tout en faisant apparaître que la protection de l’environnement doit désormais être une priorité dans l’octroi de cette aide. La principale zone où concentrer les efforts est, pour 67 % d’entre eux, l’Afrique sub-saharienne ; pour sa part, la société civile africaine se mobilise en vue du Forum d’Accra sur l’efficacité de l’aide prévu en 2008. | |||
| « Nos concitoyens sont dans une démarche non pas inquiète, mais positive. Ils ne veulent pas que l’aide publique au développement soit une variable d’ajustement budgétaire, tout en nous envoyant un message appelant à une efficacité renforcée de cette aide », souligne d’emblée Jean-Marie Bockel, secrétaire d’Etat chargé de la Coopération et de la Francophonie, invité à commenter les résultats du baromètre AFD/Ifop consacré à la perception que les Français ont de l’aide au développement. De fait, on semble être désormais loin des slogans du type « La Corrèze avant le Zambèze ». Commandé par l’Agence française de développement pour la deuxième année consécutive, ce sondage souligne que les Français sont sensibles au rôle de leur pays et légitiment son action : 75 % estiment que la France joue un rôle majeur dans l’aide publique au développement (APD). Cette conviction est renforcée par un souci d’indépendance et d’obligation : pour 83 % d’entre eux, son action reste complémentaire de celle de l’Europe et doit se maintenir, même si le pays rencontre des difficultés budgétaires (64 %). En outre, les Français sont demandeurs d’information (68 % voudraient en savoir plus sur l’aide au développement). « L’opinion publique française dans la générosité plus que dans une logique d’intérêts » Une demande à laquelle Jean-Michel Severino, directeur général de l’AFD, se dit d’autant plus prêt à répondre que la persistance du hiatus entre action humanitaire et développement économique est à ses yeux une préoccupation : les Français indiquent clairement (65 %) les domaines humanitaire et sanitaire comme devant être prioritaires, plaçant l’économique et le social loin derrière (33 %). « Si les Français souhaitent que nous donnions du poisson aux bénéficiaires alors que nous essayons de leur apprendre à pêcher, c’est qu’il faut réfléchir à comment mieux expliquer notre action », a dit en substance Jean-Michel Severino. « L’opinion publique française est davantage dans la générosité que dans une logique d’intérêts », a encore souligné le directeur de l’AFD, en notant qu’au vu de l’actualité de ces derniers mois, on aurait pu s’attendre à voir émerger une préoccupation migratoire, alors que le baromètre fait apparaitre la préoccupation environnementale : 89 % des Français s’accordent sur le fait que le développement durable s’impose à tous, y compris aux pays en développement. Mais cette perception va au-delà : pour 79 % d’entre eux, le développement durable doit désormais être une condition pour l’obtention d’une aide publique au développement. Il s’agit de favoriser le développement des énergies renouvelables (61 %), la lutte contre la déforestation (56 %) et la préservation de la biodiversité (50 %). Les sociétés civiles du Sud d’ores et déjà en train de prendre la parole Enfin, la perception de l’efficacité de l’aide accordée est, quant à elle, en amélioration par rapport à 2006 : elle atteint 54 % des Français, soit une progression de 5 points. Interrogés sur la possibilité de sonder, à l’autre bout de la chaîne, les bénéficiaires de l’aide, MM. Bockel et Severino ont affirmé de concert que ce « serait une bonne idée ». Sans attendre, les sociétés civiles du Sud sont d’ores et déjà en train de prendre la parole dans le débat sur l’aide au développement, notamment dans la perspective du Forum de haut niveau sur l’efficacité de l’aide qui se tiendra à Accra (Ghana) en septembre 2008. Ainsi, du 9 au 11 juillet 2007, une cinquantaine de représentants de la société civile malienne se sont par exemple réunis à Bamako, à l’invitation de la Fédération des collectifs d’ONG (Fecong), pour débattre de l’aide publique au développement et de son efficacité au Mali. L’atelier a en outre permis de préparer la consultation nationale qui se tient les 26 et 27 septembre prochains à Bamako et alimentera la consultation régionale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, organisée du 22 au 25 octobre à Cotonou et pilotée par le Réseau des plates-formes nationales d’Afrique de l’Ouest et du centre, le REPAOC, avec le soutien du Groupe consultatif sur la société civile et l’efficacité de l’aide mis en place au sein du CAD de l’OCDE. Avant Accra, une conférence internationale sur le sujet est également prévue à Ottawa en février 2008. Pour consulter la présentation du sondage : http://www.afd.fr/jahia/Jahia/lang/fr/home/Communique/pid/3294 | |||
| Ariane Poissonnier | |||
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