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| 17/06/2008 | |||
| Forum de l’économie responsable Lille 2008 Pour sensibiliser les entreprises au développement durable | |||
| (MFI) Comment nourrir et protéger la planète ? Voilà l’enjeu central du Forum de l’économie responsable, qui aura lieu dans le nord de la France, à Lille, du 9 au 11 octobre 2008. « Nous souhaitons encourager une économie qui serve les intérêts de la personne humaine », a expliqué Philippe Vasseur, président du forum et ancien ministre français de l’Agriculture, en présentant l’événement. Car, face à la crise alimentaire et au réchauffement climatique, « il y a urgence ». | |||
| Approvisionnement en eau, valorisation des déchets, biodiversité, bâtiments à énergie positive (1) : les thématiques qui seront abordées lors du World Forum Lille 2008 sont nombreuses. L’association Alliances, dont l’objectif est d’accompagner les entreprises pour qu’elles améliorent leurs performances en respectant davantage l’homme et l’environnement, organisera l’événement à Lille, du 9 au 11 octobre 2008. Pour sa seconde édition, le forum réunira environ 3 000 participants du monde entier, principalement des entreprises. Les organisateurs ont souhaité mettre l’accent, pour cette année 2008, sur le développement durable – le thème de l’année 2007 portait sur l’égalité des chances. Pendant trois jours, des intervenants, tel le directeur du programme des Nations unies pour l’environnement, Bakary Kante, animeront des ateliers et des colloques. En 1996, Philippe Vasseur, président du forum et ancien ministre de l’agriculture du gouvernement Juppé, participait à Rome au sommet annuel de l’Organisation des nations unies pour l’alimentaire et l’agriculture (FAO). Au cours de ce sommet, « les chefs de gouvernements se sont engagés, la main sur le cœur, à réduire considérablement le nombre de personnes souffrant de malnutrition, explique-t-il. Mais aujourd’hui, en dépit des engagements pris, le bilan est cruel. » Pour lui, il y a urgence : « La récente envolée des prix des matières premières a intensifié et remis sur le devant de la scène médiatique la crise mondiale de la faim, qui touche plus de 850 millions d’êtres humains. » « C’est aux hommes d’affaires de prendre leur responsabilité » Pour Philippe Vasseur, la première responsabilité d’une entreprise c’est de créer de la richesse, des biens et des services. « Mais il est tout à fait possible pour les entreprises d’améliorer leurs performances économiques en respectant l’homme et l’environnement, s’exclame-t-il. Voilà pourquoi nous allons promouvoir, lors du Forum, les bonnes pratiques mises en œuvre pour cultiver les ressources planétaires. » L’ancien ministre estime que les hommes d’affaires doivent prendre leurs responsabilités afin que l’économie se perpétue. « Car si on attend que les organisations internationales décident de tout, on aboutit à la crise actuelle », affirme-t-il, fustigeant le sommet de la FAO sur la sécurité alimentaire mondiale organisé à Rome du 3 au 5 juin 2008. Comment assurer la qualité de l’eau pour tous ? Existe-t-il des moyens pour réduire la consommation énergétique ? Comment penser son entreprise pour la rendre économiquement responsable ? En mettant en avant les « bonnes pratiques » d’entreprises engagées dans la préservation de l’environnement, les responsables du Forum tenteront d’apporter des éléments de réponses à ces questions. « Il existe aujourd’hui des pratiques transposables pour produire de façon durable, explique Philippe Vasseur. Par exemple, un agriculteur indien a trouvé une technique pour augmenter les rendements de sa production de riz en utilisant moins d’intrants. De même, des paysans brésiliens, grâce à la culture du jatropha – plante qui donne de l’huile –, produisent du biocarburant sur des terres peu fertiles. La compagnie pétrolière nationale brésilienne Petrobras s’est même engagée à les soutenir. » Si rentabilité économique et responsabilité sociale et environnementale sont des notions encore très éloignées l’une de l’autre, elles ne sont pas incompatibles. En effet, de plus en plus d’entreprises sont aujourd’hui prêtes à faire des efforts afin de s’engager dans la préservation des ressources planétaires. Pour quelle raison ? « Les entreprises font cela pour se créer de nouveaux marchés, reconnaît Philippe Vasseur. C’est gonflé, mais je trouve l’initiative intéressante. » (1) Bâtiment à énergie positive : bâtiment qui produit, par des panneaux solaires par exemple, plus d’énergie qu’il n’en consomme. Pour en savoir plus : www.worldforum-lille.org | |||
| Martin Courcier | |||
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