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| 09/03/2009 | |||
| AFRIQUE ECONOMIE L'actualité en bref du 3 au 10 mars 2009 | |||
| (MFI, 9 mars) En Egypte, la croissance pour la période juillet 2008-juillet 2009 ne devrait pas dépasser les 5 % - contre 7 % lors de l’année budgétaire précédente, a annoncé le ministre du Développement économique. Les principaux secteurs de l’économie égyptienne devraient être affectés : moins de touristes, moins de navires dans le canal de Suez et moins d’aide internationale. (MFI, 9 mars) Au Kenya, le port de Mombasa croule sous les arrivages de céréales. Sept cargos de maïs et cinq de blé doivent décharger leurs marchandises au mois de mars : 450 000 tonnes au total. Le gouvernement kenyan a libéralisé les importations de céréales pour faire face aux problèmes alimentaires d’un pays où dix millions de personnes sont au bord de la famine, conséquence de la vague de violences qui a déferlé sur les régions céréalières kenyanes après les élections générales du 27 décembre 2007. (MFI, 6 mars) Au Ghana, la croissance a été révisée à la baisse. Lors de la présentation de son budget 2009, le ministre des Finances a confirmé que celle-ci serait de 5,9 % cette année, contre 6,2 % l’an dernier. (MFI, 5 mars) Selon un rapport du FMI consacré à l’impact de la crise sur les pays les moins développés, vingt-six d’entre eux devraient être touchés, en particulier en Afrique sub-saharienne. Traits communs : une forte dépendance aux exportations de matières premières (à hauteur d’environ 70 % de leurs revenus) et/ou des appareils d’Etat très faibles. Leurs gouvernements devraient éprouver les plus grandes difficultés à soutenir le niveau de vie de leurs concitoyens. Pour amortir le choc, ces pays ont besoin d’une aide globale de 25 à 140 milliards de dollars. (MFI, 5 mars) Au Kenya, l’inflation est à son plus haut niveau depuis quatorze ans. En 2008, elle avait légèrement dépassé les 26 %, trois fois plus qu’en 2007. Responsables de cette envolée, la hausse des prix alimentaires et de l’énergie électrique. Malgré cela, au 3e trimestre 2008, la croissance était encore positive à hauteur d’environ 2 %. (MFI, 4 mars) À Port-Louis, le gouvernement fait grise mine… Le déficit commercial de l’île Maurice – qui s’est élevé 1 milliard 400 millions d’euros en 2008 – a augmenté de 25 % par rapport à 2007. Les exportations ont légèrement reculé. Il s’agit surtout de textiles bon marché destinés aux chaînes commerciales européennes comme Marks and Spencer. Au contraire, les importations ont bondi de près de 10 % en raison de la hausse des prix du fuel et des produits alimentaires comme le riz. (MFI, 4 mars) Au Mozambique, les sociétés cotonnières n'ont pas atteint leurs objectifs de production en 2008, selon le dernier rapport de l’Institut national du coton. Au final, 69 000 tonnes ont été produites alors que l’objectif était un peu supérieur (74 000 t). Deux raisons à ce relatif échec : d’abord la pluviométrie, trop forte en début d’année, n’a pas permis de semer dans certaines zones ; ensuite, les sociétés cotonnières ont acheté le coton en retard et certains producteurs ont préféré cultiver du sésame. (MFI, 4 mars) Au Japon, Toyota va faire appel à des fonds publics pour se renflouer. Le constructeur automobile sollicitera un prêt auprès de la Banque japonaise de coopération internationale, un organisme paragouvernemental qui finance surtout des projets de développement. Selon l’ambassade du Japon à Paris, l’argent prêté aux entreprises japonaises ne sera pas pris sur les fonds dédiés aux pays en développement, notamment en Afrique, car il s’agit de budgets séparés. (MFI, 3 mars) Le Français Pernod Ricard vient de signer avec Distell, le principal groupe de vins sud-africain, un accord portant sur la cession de la marque de cognac Bisquit à hauteur de 31 millions d’euros. Cet accord ne sera définitif qu’après l’aval du gouvernement sud-africain. Distell emploie déjà 4 200 personnes et réalise un chiffre d’affaires de plus de 700 millions d’euros. (MFI, 3 mars) C’est en Afrique que la téléphonie mobile connaît son plus fort taux de croissance. C’est l’une des conclusions du rapport publié à Genève par l’Union internationale des télécommunications. En 2000, un Africain sur cinquante disposait d’un téléphone portable, contre 28 % aujourd’hui. Une tendance bénéfique pour l’économie africaine. Le pôle Economie de RFI | |||
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