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| 17/01/2007 | |||
| Rire, danser, être heureux : des médicaments essentiels | |||
| (MFI) Une avalanche d’études scientifiques vient encore de le montrer : on peut compter les émotions positives parmi les meilleurs médicaments existants – des médicaments qui, en plus de leur efficacité démontrée, ne coûtent rien, sont disponibles partout dans le monde et n’ont que des effets secondaires favorables ! De quoi commencer l’année de meilleure humeur, non ? | |||
| Le rire est plus contagieux que les virus : peut-on rester insensible quand quelqu’un éclate de rire en face de nous ? Grâce à l’imagerie à résonance magnétique (IRM), des chercheurs de l’université de Londres ont observé le cerveau de personnes exposées à des éclats de rire enregistrés. Aussitôt entendu, le rire déclenche une réponse dans une zone pré-motrice du cerveau : en l’occurrence, la zone qui commande aux muscles du visage de rire ou de sourire. Les plaintes ou les hurlements suscitent aussi une réponse, mais moins intense. Pour les chercheurs, la réponse au rire est plus forte, et automatique. Les adeptes de la « rirothérapie » le savent bien, qui depuis des années diffusent cette méthode promue par un médecin indien. Car le rire a des conséquences positives incalculables sur la santé. On se souvient du Nord-Américain Norman Cousins qui s’était guéri d’une maladie grave il y a près d’un demi-siècle en visionnant des films comiques à longueur de journée. Echec à l’hypertension « Il est maintenant prouvé que les émotions et les pensées positives peuvent aider à rééquilibrer les processus chimiques et neurologiques », déclare le Dr Glenn V. Ostir, de l’Université du Texas, à l’issue d’une importante étude. Plus de 2 500 « seniors » ont été interrogés sur leur mode de vie, leurs maladies et leurs émotions, notées sur une échelle allant de 0 à 12 pour les plus positives. Résultat : plus le chiffre final était élevé, et moins la tension artérielle l’était ! Et l’effet de bien-être était significatif même chez ceux qui prenaient des anti-hypertenseurs. « Ce résultat suggère que veiller au bien-être émotionnel des personnes à risque pourrait être une thérapie valable dans la lutte contre l’hypertension », conclut le médecin. La grippe ne passe pas ! Le rire, favorable dans les maladies métaboliques, peut l’être aussi dans les pathologies infectieuses. Près de 200 adultes en bonne santé ont été enrôlés pour une étude réalisée à l’université de Pittsburgh, aux Etats-Unis. Leurs paramètres émotionnels (détente, joie, optimisme, bienveillance, ou au contraire tension, hostilité, etc.…) ont été notés avant l’expérience : l’administration de gouttes nasales contenant des virus du rhume ou de la grippe. Après six jours, les chercheurs ont constaté que parmi les participants heureux la fréquence de la maladie était moindre, ou que les symptômes étaient plus bénins. « Il semblerait que le système immunitaire des personnes ayant des émotions positives apporte une réponse différente aux virus », explique le Dr Sheldon Cohen, auteur principal de l’étude. Une valse pour le cœur Et s’il ne suffit pas de rire, on peut – en plus – danser. Des collégiens nord-américains pratiquent la DDR, ou « Dance Dance Revolution » afin d’échapper à l’obésité. Le mouvement, parti de Virginie à l’initiative d’une enseignante, gagne d’autres Etats. Des tests réalisés sur les enfants montrent que leur endurance s’améliore, ainsi que la capacité de dilatation de leurs artères et leur taux de « bon » cholestérol. Plus romantique : des scientifiques italiens ont constaté, après une étude de huit semaines sur 110 patients souffrant d’insuffisance cardiaque, que danser la valse trois fois par semaine durant 21 minutes (en alternant 5 minutes de valse lente et 3 minutes de valse rapide) prévenait aussi bien les risques cardiovasculaires que la même fréquence d’exercices aérobiques classiques (bicyclette, footing en salle). La valse présente même un léger avantage en termes de résultats objectivables, et, de plus, tous les participants y ont pris beaucoup plus de plaisir qu’à trottiner sur un tapis électrique ! Cette étude du Dr Romualdo Belardinelli a été très favorablement commentée lors du dernier congrès annuel de l’American Heart Association. Le plaisir avant le travail Le bonheur est la clef de la créativité, nous montre une autre étude réalisée à Toronto (Canada) : lorsqu’on est contrarié ou anxieux, on se focalise sur des détails (ce qui n’est pas mauvais pour l’analyse), mais lorsqu’on est joyeux on a plus de facilité pour inventer ou créer. Si vous avez un travail qui vous demande de créer et que vous êtes triste ou de mauvais poil, « arrêtez-vous, conseillent les chercheurs, faites quelque chose qui vous donne du plaisir et remettez-vous ensuite à la tâche. » Tout ceci n’étonnera en rien les centenaires qui ont su demeurer en bonne santé d’Okinawa, de Cuba ou d’ailleurs : interrogés par des savants sur les secrets de leur longévité, ils répondent… famille, activité, attitude positive et spiritualité. Ainsi que le souligne le Dr John Mach, rapporteur d’une de ces enquêtes aux Etats-Unis, « la santé, c’est bien plus vaste que des données médicales ». | |||
| Henriette Sarraseca | |||
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