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| 20/04/2007 | |||
| Femmes : une vie sans hormones de synthèse | |||
| (MFI) La pilule et les traitements hormonaux divers, avant et après la ménopause, sont tellement entrés dans les mœurs qu’on en oublie leurs dangers. Pour les désagréments éventuels de la ménopause, des solutions naturelles existent, efficaces et sans inconvénients. Si on prend la pilule, il faut savoir comment en limiter les risques. | |||
| 1 - Hormones de synthèse et cancer « La prévention du cancer du sein est à notre portée. Toutes les femmes doivent le savoir. » Le lien entre cancer du sein (et de l’ovaire) et hormones de synthèse est-il important ? La réponse est « oui ! » pour le Pr Henri Joyeux, cancérologue, et le Dr Bérengère Arnal-Schnébelen, gynécologue-obstétricien et enseignante en phytothérapie. Les deux médecins se sont associés pour écrire un livre destiné d’abord au grand public, mais aussi aux médecins généralistes : Comment enrayer l’« épidémie » des cancers du sein (1). Un livre réussi, facile d’accès grâce à de nombreuses fiches, pratique. Les facteurs de risque de ce cancer sont identifiés, on peut donc agir. Le but des auteurs est d’aider à sa prévention, et aussi à celle des récidives et métastases. Depuis une vingtaine d’années, le Pr Joyeux dénonce la « mise sous hormones des femmes de la puberté à la ménopause ». En classant, il y a un an, la pilule et le traitement hormonal (THS) souvent prescrit à la ménopause parmi les cancérigènes, le Centre international du cancer (CIRC) lui a donné enfin raison (2). Mais les autres facteurs de risque ne sont pas oubliés dans ce livre : tabac, alcool (que le CIRC vient aussi de relier au cancer du sein), produits chimiques, pesticides, manque d’exercice physique, ainsi qu’une « nutrition désastreuse » avec trop de viande, de laitages, de graisses et de sucre, ce qui entre autres méfaits perturbe l’équilibre hormonal. 2 - De vraies solutions à la ménopause Dès la préménopause, une nutrition saine riche en phytohormones (contenues dans la plupart des végétaux), de l’exercice physique régulier, ainsi que la phytothérapie peuvent rétablir l’harmonie des fonctions. Même si l’ostéoporose ne dépend pas – loin de là – que d’un déficit éventuel en hormones et en calcium, les auteurs rappellent fort justement que « contrairement aux protéines animales dont la digestion s’accompagne d’une importante excrétion urinaire de calcium, les protéines végétales ne provoquent qu’une excrétion modérée de calcium » : c’est donc le moment de privilégier des céréales complètes associées à des légumineuses : soja, lentilles, pois chiches, fèves, etc. A la ménopause, si un mode de vie sain – incluant un bon équilibre émotionnel – est poursuivi, il est probable qu’il n’y aura que peu de bouffées de chaleur, de sueurs nocturnes ou de sécheresse de la peau et des muqueuses. Les acides gras oméga 3 (graines de lin et de courge, huiles de colza et de cameline, noix, poissons gras, etc.) sont ici plus importants que jamais. Sinon, la complémentation et la phytothérapie seront salvatrices. Certaines femmes voudront aussi « ralentir le vieillissement » en adoptant une formule de plantes complète. « La phytothérapie hormonale de base de la ménopause, explique le Dr Arnal, peut être une véritable alternative au THS allopathique. Elle associe des phyto-oestrogènes (soja, trèfle, saule blanc, kudzu, houblon…) et des phyto-progestagènes (gattilier, alchémille, achillée, mélisse…) dans un souci de se calquer sur le cycle menstruel. » La formule choisie, à individualiser, peut être efficace dès le premier mois. 3 - Peut-on se passer de la « pilule » ? Les taux d’avortement restent très élevés partout dans le monde, et ce serait en partie à cause de cela que les responsables des politiques de santé ne mettraient pas en garde les femmes contre les risques des hormones. Pourtant, ainsi qu’il est noté dans le livre, « 21 % des grossesses non désirées surviennent en France chez des femmes sous pilule dont 38 % se terminent par une IVG ». Il y a aussi la pression des fabricants, pression constituée par une offre formidable de produits sous différentes formes (pilule « normo » ou « minidosée », anneaux, patchs encore plus dangereux, etc.). Et, pour une femme, quoi de plus facile que d’avaler un petit cachet puis d’oublier le « problème » ? Les méthodes naturelles (Billings, méthode « des jours fixes », méthode « des 2 jours », etc.) (3), même si elles comportent une petite part d’échec (de l’ordre de 4 %), ne sont pas assez mises en avant. Une étude portant sur 900 femmes, réalisée en Allemagne avec la méthode sympto-thermique, vient de montrer qu’elle présente un taux d’échec de 0,4 % seulement. L’information en matière de contraception est loin d’être équilibrée. Alors, peut-on aujourd’hui se passer de la contraception hormonale ? Les auteurs rappellent d’abord qu’il faut absolument s’en passer à chaque fois qu’une femme a eu un cancer ou est « à risque » personnel ou familial de cancer. Il est indispensable aussi de faire un bilan médical et des contrôles réguliers : état neurologique, état cardiovasculaire et veineux, capacités de coagulation du sang, état du foie, tension artérielle, absence de tabagisme (l’association « pilule »-tabac favorise les cancers du sein et du col de l’utérus). Sachant que ces hormones de synthèse entraînent des carences en de nombreuses vitamines indispensables à la santé, on doit améliorer sa nutrition et leur associer des compléments naturels. Il faut enfin prendre la pilule le moins longtemps possible – surtout en Afrique où on trouve encore, en Algérie ou au Mali par exemple, des dosages aussi élevés qu’ils l’étaient en Europe il y a trente ans ! Henriette Sarraseca (1) Pr Henri Joyeux, Dr Bérengère Arnal-Schnébelen : Comment enrayer « l’épidémie » des cancers du sein. Préface du Pr Lucien Israël (Ed. François-Xavier de Guibert, 394 pages) (2) http://www.rfi.fr/francais/actu/articles/068/article_37908.asp (3) http://www.rfi.fr/fichiers/MFI/Sante/1889.asp Les 8 causes de cancer du sein ou de récidives 1. Génétique : des gènes précis BRCA1 et BRCA2 (5 à 8 % des cancers du sein de la femme) 2. L’épigénétique : pollution environnementale (du tabac aux produits industriels et pesticides), inhibitrice des gènes suppresseurs de tumeurs, ce qui permet aux oncogènes de s’exprimer. 3. Les hormones : naturelles si puberté précoce et ménopause tardive, mais surtout THS et pilule. 4. Les autres médicaments à action hormonale indirecte (corticoïdes immunosuppresseurs, antidépresseurs, anxiolytiques, somnifères, certains hypotenseurs consommés trop longtemps). 5. Une nutrition désastreuse : trop de sucres, trop de graisses et d’alcool, pas assez de fruits, légumes, légumineuses, poissons, fruits de mer… 6. Les excès radiologiques : mammographies et radios du thorax. 7. Les chocs psychologiques et le stress chronique (ils ne sont jamais seuls en cause). 8. Des virus oncogènes impliqués ? Des preuves encore insuffisantes. « Les cancers du sein, de plus en plus nombreux, ne sont pas sans causes. Affirmer que l’on ne connaît pas ces causes, c’est se moquer des femmes ou faire preuve d’une grande ignorance scientifique. » (Extrait du livre Comment enrayer l’épidémie des cancers du sein, Pr Henri Joyeux et Dr Bérengère Arnal-Schnébelen (Ed. François-Xavier de Guibert). De mère en fille : pourquoi ? (MFI) « Le cancer du sein est devenu si fréquent que l’on parle d’« épidémie ». Pourtant ce type de cancer, comme tous les cancers, n’est pas transmissible. Même si l’hérédité est présente, elle n’est en cause que dans 5 à 8 % des cas. Cela veut dire que dans au moins 90 % des cas, la génétique n’est pas en cause. Et pourtant, on voit des familles où mère et fille(s) peuvent être atteintes, sans que le moindre gène ne soit en cause. Pourquoi ? « C’est qu’elles ont le même mode de vie. Pourquoi les filles des mères atteintes du cancer du sein sont-elles atteintes plus tôt que leurs mères ? Tout simplement parce que le mode de vie des filles, semblable à celui de leur mère, a commencé plus tôt. Aujourd’hui ce mode de vie commence dès 15 ans. « Donc faire croire que le cancer est d’origine génétique, au sens héréditaire du terme, est un leurre, parfois savamment entretenu par les médias qui répètent comme des perroquets ce que certains laboratoires colportent, même dans le milieu médical. « Il faut oser le dire, car toutes les preuves sont présentes dans la littérature scientifique. Les modes alimentaires et leurs mauvaises habitudes, la pollution atmosphérique et le tabagisme, les consommations hormonales plus ou moins inconscientes et trop longues, la première grossesse retardée, les traitements des stérilités de plus en plus nombreuses, les excès radiologiques… font le lit du cancer du sein. » (Extrait du livre Comment enrayer l’épidémie des cancers du sein, Pr Henri Joyeux et Dr Bérengère Arnal-Schnébelen (Ed. François-Xavier de Guibert). | |||
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