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28/08/2007
Chronique Environnement

Naissance d’un bébé gorille en RDC

(MFI) Un gorille des montagnes est né le 21 août dans le parc national des Virunga, dans l’est de la République démocratique du Congo. C’est ce qu’a annoncé Wildlifedirect, une association de protection des animaux. Il s’agit d’un mâle et, selon l’expression consacrée, la mère et l’enfant se portent bien. « Cette naissance est une étape essentielle vers la survie de cette espèce en voie de disparition, d’autant que sept gorilles ont été tués par balle dans le parc des Virunga ces deux derniers mois », a déclaré un responsable de Wildlifedirect. Cette naissance d’un bébé gorille coïncide en effet avec une mission d’évaluation sur les massacres dont sont victimes les gorilles en RDC menée actuellement par le Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue) et l’Unesco, ainsi que par des organismes de protection de la nature.
« Nous devons déterminer pourquoi on s’en prend aux gorilles des montagnes dans cette région. Leur présence est pourtant indispensable à la biodiversité. Ils appartiennent au patrimoine de la RDC », a souligné le porte-parole du Pnue. Il ne reste que 700 gorilles des montagnes en liberté, vivant tous dans un triangle bordant le Rwanda, l’Ouganda et la RDC. La moitié d’entre eux évolue dans le parc des Virunga. A en croire le Pnue, « La destruction des ressources naturelles en RDC, particulièrement celle des gorilles, pourrait avoir des conséquences néfastes pour le développement durable du pays, tandis que leur préservation pourrait, grâce au tourisme, devenir une source de revenus très importante pour les populations locales, comme c’est le cas dans les pays voisins ». Le parc national des Virunga est traversé – voire partiellement occupé – par des groupes de miliciens locaux et par des soldats de l’armée régulière congolaise.

Le Canada s’oppose au protocole de Kyoto

(MFI) Le gouvernement conservateur canadien de Stephen Harper a publié le 20 août 2007 un « Plan sur les changements climatiques » qui revient à ne plus respecter le protocole de Kyoto. Le Canada s’était pourtant engagé à réduire de 6 % d’ici 2012 ses émissions de gaz à effet de serre (GES) par rapport à leur niveau de 1990. Ce nouveau plan évoque certes une réduction de 20 % des GES mais par rapport à leur niveau de 2006, ce qui signifie repousser à 2020 au plus tôt les objectifs définis par le protocole de Kyoto.
« C’est une attitude irresponsable, un encouragement aux entreprises à polluer toujours plus. Le gouvernement de Stephen Harper a cédé au lobby des industriels. Comment dans ces conditions les pays occidentaux peuvent-ils exiger des efforts de la Chine ou de l’Inde », dénonce Clare Demerse, analyste en changements climatiques à l’Institut Pembina.
Réponse des autorités d’Ottawa : « Appliquer le protocole de Kyoto serait ruineux pour l’économie. Le PIB baisserait de 6,5 % et la perte d’activité serait de l’ordre de 35 milliards d’euros d’ici 2010 ». Le gouvernement canadien évoque également une hausse du chômage de 1,7 % et une baisse du revenu des ménages de 2,5 %. Des chiffres qui laissent sceptiques Clare Demerse : « Le but du gouvernement est juste d’obtenir l’approbation de l’opinion publique qui est sensible aux thèmes environnementaux, mais ne veut pas voir ses revenus baisser. C’est du populisme. En outre, le coût à long terme du réchauffement climatique pour l’économie sera beaucoup plus élevé ».

Menaces sur le requin des Galapagos

(MFI) Un décret de la présidence équatorienne autorise la commercialisation des ailerons de requin à la suite de prises accidentelles. Une décision qui inquiète les organisations écologistes. « En théorie, la pêche est interdite aux îles Galapagos, mais c’est difficile à contrôler. Ce décret va générer davantage de pêches illégales dans la zone. Les pêcheurs vont revenir en nombre aux Galapagos. Ils déchargeront ensuite leurs captures dans d’autres ports où ils affirmeront que les requins proviennent de prises accidentelles », dénonce Ricardo Buitron, le président d’Accion Ecologica.
Le gouvernement équatorien se veut plus optimiste. Comme l’a déclaré la ministre des Affaires étrangères, Maria Espinosa : « Ce décret aidera à la transparence du commerce des ailerons. Il permettra d’éviter le marché noir et d’établir des mécanismes de contrôle efficaces. En outre, les bénéfices de la vente des ailerons iront directement aux pêcheurs, et non aux intermédiaires ou aux contrebandiers ». Un optimisme qui laisse dubitatif Sean O’Hearn, directeur de Sea Shepherd, une Ong de protection des Galapagos : « Les grands vainqueurs de ce décret sont les industriels. Certains se réjouissent déjà que la pêche soit redevenue libre – c’est leur propre terme – aux Galapagos. Plus de 70 millions de requins sont capturés chaque année dans le monde. Celui des Galapagos est sur la liste des espèces menacées. Mais ses chances des survie sont désormais limitées, cela au nom d’intérêts commerciaux immédiats ».
Les 19 îles des Galapagos et la réserve marine qui les entoure constituent un musée de la biodiversité unique au monde. Elles sont inscrites depuis 1978 au patrimoine mondial de l’humanité, et depuis juin dernier au patrimoine mondial en péril.

Jean Piel

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