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| 27/08/2008 | |||
| Chronique environnement | |||
| Les côtes ouest-africaines menacées par le réchauffement (MFI) L’élévation du niveau des océans provoquée par le réchauffement climatique pourrait redessiner les côtes d’Afrique de l’Ouest d’ici la fin du siècle, du Sénégal au Cameroun. C’est du moins ce que redoutent les spécialistes du climat, réunis à Accra (Ghana) pour la conférence des Nations unies sur le réchauffement. Une hausse de 2 cm du niveau de la mer suffirait à dévaster de vastes zones côtières, en particulier dans les deltas les plus peuplés. « Les pays les plus menacés sont la Gambie, le Nigeria, le Burkina Faso et le Ghana », estime Stefan Cramer, un spécialiste de géologie marine. Des villes entières pourraient même disparaître, notamment Banjul, la capitale de la Gambie, et Lagos, la capitale économique du Nigeria. Des quartiers de cette ville, situés en-dessous du niveau de la mer, sont déjà fréquemment inondés. Les installations pétrolières situées dans le delta du Niger sont également vulnérables. Enfin, au Ghana, plus de 1 000 km² de terres arables ont déjà disparu dans le delta de la rivière Volta du fait de la montée des eaux. Autre menace, selon les experts réunis à Accra : la progression des eaux marines salées vers les terres agricoles fertiles. « Cela va rendre l’eau non potable pour les hommes et inutilisable pour l’agriculture, aggravant l’insécurité alimentaire dans la région », s’inquiète George Awudi, responsable de l’Ong Les Amis de la terre, au Ghana. Face à ce risque, certains préconisent la construction de digues, mais la solution est jugée coûteuse et peu efficace. D’autres suggèrent des déplacements massifs de populations, quitte à reconstruire des villes et des centres économiques ailleurs. Une idée qui ne séduit guère George Awudi : « Le déplacement de populations est une option inenvisageable à cause de ses conséquences sociales, économiques et culturelles. Il faut s’attaquer à la racine du problème, plutôt que réfléchir à la façon de s’adapter à ses conséquences ». Selon les spécialistes du climat, même en réduisant de façon drastique les émissions de CO2 aujourd’hui, le niveau des océans continuera de grimper pendant au moins cinquante ans. La Semaine de l’eau consacrée à l’hygiène (MFI) La 18è édition de la Semaine internationale de l’eau, qui s’est tenue à Stockholm du 18 au 23 août, s’est intéressée cette année aux problèmes d’hygiène et d’assainissement. Quelque 2 500 experts venus de 140 pays, et issus aussi bien du milieu associatif, d’Ong que d’entreprises ou de gouvernements, étaient présents. « Ce n’est peut-être pas populaire de parler de toilettes et d’excréments, mais ce sont des questions vitales pour le développement. Chaque jour, 5 000 enfants dans le monde meurent de diarrhée à cause du manque d’hygiène et d’installations sanitaires », a rappelé Stéphanie Blenckner, la porte-parole de la Semaine de l’eau. Aujourd’hui, 2,6 milliards d’individus – soit plus du tiers de l’humanité – n’ont pas accès à une eau potable et exempte de microbes, en particulier en Afrique et en Asie. « Des dizaines de millions de gens ne peuvent même pas se laver correctement les mains, ce qui est une source fréquente de maladies. Il faudrait 10 milliards d’euros par an pour réduire de moitié d’ici 2015 le nombre de personnes n’ayant pas accès à une eau saine. Cela peut paraître beaucoup, mais c’est le budget que consacrent chaque année les Européens à l’achat de glaces et de desserts », souligne Cécilia Martinsen, une experte néerlandaise. L’Asie, qui représente 60 % de la population mondiale et dont l’économie est en pleine expansion, contribue largement à la baisse des ressources en eau disponibles. A en croire Stéphanie Blenckner, « l’eau disponible y représente entre 15 et 30 % de ce qu’elle était dans les années 50 ». Les pays industrialisés n’échappent pas à ce défi : 20 millions d’Européens n’ont pas accès à des installations sanitaires décentes. Des flamands roses bagués (MFI) Nés en Camargue, seule zone de reproduction des flamands roses en France, près de 600 poussins viennent d’être bagués afin que les scientifiques puissent suivre leur migration entre l’Europe et l’Afrique. Pour cela, les poussins ont été rassemblés dans des crèches extérieures où leurs parents n’entraient que le soir pour les nourrir. Des volontaires ont fixé sur les pattes de chacun des 600 poussins une bague en métal indestructible, avec un code numérique pouvant être lu au télescope afin de déranger le moins possible les oiseaux. Parler de flamands roses est encore excessif. En effet, ce n’est que vers l’âge de quatre ans que les plumes prennent progressivement cette couleur. Avant, leur plumage est gris et duveteux, et leurs pattes sont noires. Les baguages des années précédentes ont permis d’apprendre que les flamands roses vivent vieux, jusqu’à quarante ans, et changent de partenaire tous les ans. Si certains se reproduisent là où ils sont nés, ce n’est pas le cas de tous. L’Espagne, la Turquie, l’Italie et la Mauritanie sont des sites importants de nidification. Par contre, à cause de la sécheresse croissante, aucun flamand rose ne s’est reproduit en Tunisie depuis 1989. | |||
| Jean Piel | |||
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