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31/03/2006
Incroyable mais vrai

Au poids

(MFI) Le propriétaire de cet hôtel « trois étoiles » en Allemagne veut lutter à sa façon contre l’embonpoint qui concerne de plus en plus d’Européens. Il a décidé d’adapter ses tarifs en fonction du poids de ses clients, soit 50 centimes d’euros, le kilo, la nuit. Son argument commercial : « Les clients en bonne santé vivent plus longtemps. Par conséquent, ils ont plus de chance de revenir dans mon hôtel au cours de leur vie». Ceux qui refusent d’être pesés ne paient pas plus de 39 € la nuit en chambre simple.

A boire !

(MFI) Les tarifs des boissons dans les bars espagnols sont hors de portée des bourses des jeunes citadins. La solution : acheter la bière, le vin et les autres alcools dans les épiceries et supermarchés et s’installer dans la rue. En général, lors de ces soirées, baptisées « botellones » (bouteilles grand format), on boit beaucoup et la rue, au petit matin, s’en souvient. Nombre de municipalités ont pris des mesures pour interdire ces pratiques et le ministère de la Santé a renouvelé ses recommandations aux parents pour surveiller la consommation d’alcool de leurs enfants. En réaction aux mesures restrictives et par défi, à l’occasion du week end de la Saint-Patrick, le 17 mars dernier, plusieurs dizaines de milliers d’adolescents et d’étudiants, convoqués par message SMS et internet, ont participé à une « macrobotellones », réunissant une vingtaine de villes. L’événement s’est soldé par une centaine de blessés, des dizaines d’arrestations, des tonnes d’ordures, et… une idée. La création d’un « botellodrome », c’est-à-dire d’un espace public réservé aux beuveries.
http://www.20minutos.es/galeria/900/0/0/botellon/noche/cronologia

Récidive (1)

(MFI) Le jeune détenu a été amené au Tribunal d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) sans menottes. Celles-ci auraient entravé sa marche rendue difficile par une blessure au pied. D’ailleurs, comment aurait-il pu empoigner la paire de béquilles fournie par l’infirmerie de la prison ? Il comparaissait pour tentative d’évasion. Enfin… il a failli comparaître. Le jeune homme de vingt ans a faussé compagnie à ses gardiens en escaladant les grilles de l’enceinte du bâtiment. Il avait simulé sa blessure.

Récidive (2)

(MFI) Les gardiens de la maison d’arrêt de l’Elsau, à Strasbourg (Bas-Rhin) avaient remarqué une protubérance au niveau de la poche du jeune homme qui venait rendre visite à son frère incarcéré. Ils lui ont demandé de la vider. Ils ont trouvé 11,2 grammes de résine et 2,3 grammes d’herbe de cannabis. Le visiteur a été envoyé au parquet pour comparution immédiate.

Réchauffement

(MFI) Raymond Martinot, ancien médecin et chargé de cours à la faculté de médecine de Paris et sa femme Monique croyaient dur comme fer que les recherches en cryobiologie permettraient un jour de redonner la vie aux défunts. Ils avaient donc fait construire un congélateur sur mesure dans une crypte du château familial de Nueil-sur-Layon., pour les accueillir après leur mort. Après leur décès en 1984 et 2002, Rémy, leur fils, a fait placer les corps dans les compartiments du congélateur, réglés à une température de - 65°C. Mais, la loi française n’autorise pas ce mode de sépulture. Dès 2002, la préfecture du Maine-et-Loire a donc entamé une procédure judiciaire contre Rémy. Après plusieurs rendus en faveur de l’Etat, Rémy, qui a promis à son père de se battre jusqu’au bout pour faire respecter son choix, s’apprêtait à saisir la Cour européenne des droits de l’homme quand il a découvert une panne dans les caissons de congélation. « Le système d’alerte n’a pas fonctionné. La température est descendue à - 20° C et j’ai considéré qu’il était plus raisonnable d’arrêter ». Les corps ont été incinérés.

Le chaînon manquant

(MFI) Les scientifiques britanniques et allemands sont intrigués par le comportement d’une famille kurde, originaire de Turquie, dont les cinq enfants adultes ne se déplacent qu’à quatre « pattes », arc-boutés jambes tendues et mains à plat. Trois d’entre eux étant cependant capables de faire quelques pas debout, mais tête et genoux fléchis. Un documentaire de la télévision britannique, BBC, qui leur a été consacré, révèle l’âpreté des discussions sur l’origine de ce mode de locomotion. Les cinq enfants souffrent d’une anomalie du chromosone 17, qui « commanderait » le bipédisme, doublé d’un retard mental (une ataxie cérébrale) qui affecterait leur sens de l’équilibre et la coordination des mouvements. Quelle que soit l’explication, les chercheurs pensent qu’il y a là une piste pour la compréhension de l’évolution de l’espèce humaine.

Une belle vie

(MFI) Adwaitya (« l’unique ») était originaire des Seychelles. Des marins britanniques l’avaient arraché à sa terre natale pour l’offrir à Robert Clive, patron de la Compagnie des Indes orientales. Il l’installa dans son jardin de Calcutta. Ses trois compagnes, arrivées en même temps, ne survécurent pas. Adwaitya, désormais seule, fût confiée aux fondateurs du zoo de la ville. C’était en 1875. Adwaitya est morte au début du mois de mars, cette année. Selon les archives du zoo, elle avait 255 ans. « Peut-être même 300 ans », avance le directeur avec une pointe de coquetterie. Adwaitya est – était – une tortue. Et les employés du zoo sont tristes.


Marion Urban

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