Rechercher

/ languages

Choisir langue
 
Liste des rubriques
MFI HEBDO: Culture Société Liste des articles

27/04/2007
L’actualité du monde des livres

Doris Lessing ou Chinua Achebe pour l’International Man Booker Prize

(MFI) Deux géants littéraires africains, tous deux anglophones, figurent cette année sur la liste du prestigieux International Man Booker Prize, destiné à récompenser l’œuvre littéraire la plus significative de notre temps. Le Nigérian Chinua Achebe et l’Anglo-Zimbabwéenne Doris Lessing font partie de la Short-List composée de quinze écrivains de renommée mondiale. Les Africains y cohabitent avec l’Américain Philip Roth, l’Indo-Britannique Salman Rushdie ou le Français Michel Tournier, pour ne citer que les plus célèbres. Tout comme le prix Nobel de littérature, cette récompense internationale a pour ambition de couronner l’ensemble de l’œuvre d’un écrivain et la vision du monde et de son devenir que celui-ci transmet. La présidente du jury, la professeur Elaine Showalter, a expliqué que les écrivains retenus se sont signalés à l’attention par leur traitement des grandes questions du 20è siècle : guerres, nationalismes, féminisme, immigration et (sous)développement. Doris Lessing a grandi dans le Zimbabwe colonial (anciennement Rhodésie) et a publié son premier roman en 1949. Le Carnet d’or, paru en 1962, est son livre le plus connu. Ce texte moderne où l’auteur mêle le réel et la fiction pour raconter les luttes et les dilemmes d’une écrivain-femme, est devenu un classique de la littérature féministe. Quant à Chinua Achebe, on ne le présente plus. Son premier roman Le monde s’effondre, paru en 1958, raconte l’effondrement de la société africaine sous l’effet de la colonisation. Il a fait de son auteur le père du roman africain moderne et aussi l’écrivain africain le plus traduit dans le monde. Le nom du lauréat sera annoncé en juin.

L’Afrique en marche, thème du 4è Salon africain du livre de Genève

(MFI) Du 2 au 6 mai se tiendra à Genève la 4è édition du Salon africain du livre, de la presse et de la culture. Cette manifestation s’est imposée en l’espace de quatre ans comme un événement incontournable dans le domaine des lettres africaines. Elle réunira cette année une trentaine d’écrivains, d’éditeurs et de spécialistes qui vont débattre quatre jours durant sur la question « Imaginons l’avenir de l’Afrique ». Les sous-thèmes des débats seront plus précis : « Littératures résistantes » ou « Comment écrire un futur ». Y participeront, autour de l’ancienne ministre de la Culture du Mali, Aminata Traoré, Nuruddin Farah, Emmanuel Dongala, Abdourahman A. Waberi et Ananda Devi, pour ne citer que les plus connus. Evénement attendu : l’attribution du prix Ahmadou Kourouma, qui récompense un ouvrage, essai ou fiction consacré à l’Afrique noire. Parmi les huit ouvrages sélectionnés cette année, figurent, entre autres, Cueillez-moi jolis messieurs de Bessora et Le Coeur des enfants léopards de Wilfried N’Sondé. En 2006, ce prix avait été attribué à Koffi Kwahulé pour son superbe roman Babyface, publié au éditions Gallimard.

Les Belles étrangères seront libanaises cette année !

(MFI) On savait que l’édition 2007 des Belles étrangères serait consacrée à la littérature libanaise. On connaît désormais les noms des douze écrivains invités à cette manifestation qui se déroulera du 13 au 24 novembre dans toute la France. Ils s’agit de : Abbas Beydoun, Rachid El-Daïf, Hassan Daoud, Tamirace Fakhoury, Joumana Haddad, Imane Houmaydane-Younès, Elias Khoury, Charif Majdalani, Zeina Abi Rached, Mohammed Abi Samra, Alawiya Sobh et Yasmina Traboulsi. Poètes, romanciers et/ou essayistes, arabophones et francophones, ils ne sont pas tous très connus en France, mais ils portent haut le flambeau de la littérature dans leur pays hanté par la guerre. Pays-carrefour, le Liban se trouve aussi au confluent du monde arabe et du monde francophone. Ce métissage n’est pas étranger à la force et à la richesse de ses lettres. La liste des écrivains invités a été établie par Mohammed Kacimi, directeur littéraire de la manifestation. On s’étonnera seulement de l’absence sur cette liste du romancier Alexandre Najjar qui milite depuis plusieurs années pour que le Centre national du livre (organisateur des Belles étrangères) mette enfin la littérature libanaise à l’honneur.

Tirthankar Chanda

retour