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| 11/09/2007 | |||
| Chronique Musique : Gabriela Mendes, Vicky Edimo | |||
| Cap-Vert : Gabriela Mendes prône la tradition (MFI) « Les jeunes artistes comme moi doivent préserver la tradition », martèle la nouvelle sensation du Cap-Vert. C’est donc tout naturellement que Gabriela Mendes a baptisé son premier album Tradiçao (Nocturne). Avec sa voix langoureuse pétrie de nostalgie, l’artiste chante le quotidien des Capverdiens. L’amour fait bien sûr partie de ses thèmes comme le montre le titre « Curral Ca Tem Capode ». L’exil est également abordé sur « Pa Longe Um Ta Bai », chanson très réussie de Vasco Martins. « Nos Vivencia » incite les gens à vivre entre eux en harmonie et pas dans un esprit de vengeance. La plupart de ses textes sont signés par des grands auteurs locaux, et la jeune interprète traduit toute l’émotion de cette poésie chantée. Côté musique, elle explore les différents répertoires de l’archipel lusophone dans un accompagnement totalement acoustique (guitare, accordéon, piano). Outre la morna qui exprime la déception, Gabriela Mendes chante la coladeira plus joyeuse et dansante, sans oublier le funana, rythmique propre aux îles du sud du Cap-Vert. A noter que pour ce premier enregistrement, la chanteuse a fait appel à deux noms cotés de la scène capverdienne : le guitariste Bau et Teofilo Chantre, le principal parolier de Cesaria Evora. Née à Mindelo, sur l’île de Sao Vicente, l’une des îles du nord de l’archipel, la chanteuse a fait son apprentissage musical toute jeune dans les chorales d’église et dans les fêtes traditionnelles de quartier. A la fin des années 90, elle anime les clubs de Mindélo, avant de faire sa première véritable scène au festival de Santa Maria sur l’île de Sal, en 2000. Sa carrière démarre alors, avec un premier contrat discographique… qui ne se concrétise qu’aujourd’hui. Mais dans un album prometteur. Vicky Edimo, le bassiste caméléon (MFI) C’est connu, le Cameroun a donné naissance à de nombreux bassistes. Outre Richard Bona, Vicky Edimo fait partie de ces artistes talentueux, dont la renommée internationale n’est plus à prouver. Il vient de signer Jambo Afrika (Nocturne), un quatrième album dont la palette sonore va du néo-jazz à l’afro-soul en passant par des influences africaines. Pour cet enregistrement aux couleurs arc-en-ciel, le musicien a fait appel à d’autres artistes. Sur la balade « Nongo Ponda », Manu Dibango pose son sax caressant. Tandis que sur le titre éponyme de l’album, ce sont les voix raggamuffin de Tiwany & Straika D qui enrichissent cet hymne au continent africain. Le chanteur flirte également avec l’aire mandingue grâce à la participation de Diabaté Djelisory à la kora sur « Sontane ». Mais Vicky Edimo, ne l’oublions pas, est avant tout un bassiste. Et il le rappelle sur « Skeleton in the closet », morceau 100 % instrumental démontrant tout son talent. Diplômé du Berklee College of music de Boston, cet artiste est un des musiciens de studio les plus sollicités depuis plus de trente ans. Dès 1976, il enregistre avec de grands noms, que ce soit Johnny Hallyday, Dalida ou la Compagnie créole, avant de devenir le bassiste attitré de « Monsieur Makossa ». Dans les années 80, l’artiste caméléon s’oriente vers le jazz et accompagne sur les scènes de New York et de Los Angeles quelques pointures comme Steve Coleman ou Maceo Parker. Au début des années 90, il entame une tournée européenne aux côtés des Touré Kunda et de Wasis Diop. Depuis les années 2000, il se consacre à sa propre production, afin de valoriser toutes ses expériences. Aujourd’hui, avec Jambo Afrika, Vicky Edimo fait son retour à Paris. Comme pour faire résonner l’Afrique dans la capitale française. | |||
| Daniel Lieuze | |||
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