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| 15/09/2006 | |||
| Selon la Banque mondiale, l’Afrique commence à réussir ses réformes | |||
| (MFI) L’Afrique commence à réussir les réformes nécessaires à son développement, constate l’étude Doing Business 2007 : comment réformer, rendu public en septembre 2006. La pratique des affaires a été, d’une façon générale, facilitée à travers le monde en 2005-2006, précise ce rapport préparé par la Banque mondiale et la Société financière internationale (SFI), sa filiale en charge du secteur privé. | |||
| Selon les économistes qui ont préparé ce rapport qui s’attache, chaque année, à examiner la pratique des affaires, 213 réformes réglementaires dans 112 économies différentes ont réduit le temps, les coûts et les difficultés résultant des exigences légales et administratives imposées aux entreprises et, pour la première fois, l’Afrique a réformé plus que l’Asie, l’Amérique latine ou le Moyen-Orient. Doing Business 2007 : comment réformer constate que les 10 premiers réformateurs en matière de réglementation des affaires sont la Géorgie, la Roumanie, le Mexique, la Chine, le Pérou, la France, la Croatie, le Guatemala, le Ghana et la Tanzanie. Treize autres économies – l’Arménie, l’Australie, la Bulgarie, la République Tchèque, le Salvador, l’Inde, Israël, la Lettonie, la Lituanie, le Maroc, le Nicaragua, le Nigeria et le Rwanda – ont effectué au moins trois réformes. Ces pays ont simplifié la réglementation des affaires, renforcé les droits de propriété, allégé la pression fiscale, facilité l’accès au crédit et réduit le coût de l’exportation et de l’importation. Il classe également 175 économies en fonction de la facilité d’y faire des affaires. Les 30 économies les plus favorables aux entrepreneurs sont, dans l’ordre : Singapour, la Nouvelle Zélande, Les États-Unis, le Canada, Hong-Kong, la Grande-Bretagne, le Danemark, l’Australie, la Norvège, l’Irlande, le Japon, l’Islande, la Suède, la Finlande, la Suisse, la Lituanie, l’Estonie, la Thaïlande, Porto Rico, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Belgique, la Corée, la Lettonie, la Malaisie, Israël, Sainte-Lucie, le Chili, l’Afrique du Sud et l’Autriche. Le délai de transfert d’un titre de propriété ramené de 397 à 32 jours Pour la première fois, l’Afrique se classe parmi les trois premières régions à avoir réformé, après l’Europe de l’Est/Asie centrale et les pays à hauts revenus de l’OCDE. Deux tiers des pays africains ont réalisé au moins une réforme, et la Tanzanie et le Ghana se classent parmi les 10 premiers réformateurs. En Côte d’Ivoire, par exemple, transférer un titre de propriété prenait 397 jours en 2005. Une réforme a éliminé l’exigence d’une autorisation gouvernementale pour un tel transfert, ramenant ainsi le délai à 32 jours. Le Burkina Faso a éliminé plusieurs des étapes nécessaires à la création d’entreprises, réduisant leur nombre de 12 à 8 et la durée de 45 à 34 jours. Madagascar a réduit le capital minimum exigé des entreprises de 10 millions de francs à 2 millions. La Tanzanie a introduit au sein de ses douanes l’échange de données électroniques ainsi qu’un système d’évaluation des risques pour faciliter le passage. Les délais en douane ont diminué de 12 jours. La Gambie, le Nigeria et la Tanzanie ont réduit les délais d’attente dans les tribunaux. Les réformes les plus faciles – le simple trait de plume d’un ministre peut accomplir beaucoup – sont les premières effectuées. Plusieurs pays africains ont décidé de viser plus haut. L’Île Maurice s’est fixé pour objectif d’être classée parmi les 10 premiers pays pour la facilité de faire des affaires d’ici 2009. Ce pays a ciblé plusieurs domaines à réformer : assouplissement du droit du travail, réduction de la charge fiscale et accélération des procédures de création d’entreprises et de transfert de propriété. Le classement se fonde sur les coûts et le temps nécessaires à satisfaire aux exigences concernant la création d’entreprises, le commerce international, la fiscalité et les procédures collectives. Il ne tient pas compte de variables telles que la politique macroéconomique, la qualité de l’infrastructure, l’instabilité des devises, la perception des investisseurs ou le taux de criminalité. La réforme la plus populaire en 2005-2006 a été de faciliter les formalités de création d’entreprises. Quarante-trois pays les ont simplifiées, et ont ainsi réduit les frais et les délais. La seconde réforme la plus populaire, mise en place dans 31 pays, a été de réduire le montant des taxes et les démarches nécessaires au paiement des impôts. Pour établir un ordre de priorité dans les réformes De tels progrès sont particulièrement nécessaires, affirme le rapport, ajoutant toutefois que les pays africains disposent encore des réglementations commerciales les plus complexes. « Ils auraient grand besoin des nouvelles entreprises et des nouveaux emplois que pourraient produire une réglementation plus favorable aux affaires », estime Michael Klein, chef économiste pour la SFI. « Le coût des affaires dans plusieurs économies est tellement élevé que la majorité des entrepreneurs est forcée de faire des affaires dans le secteur informel, a affirmé pour sa part le président de la Banque, Paul Wolfowitz. Le rapport constitue un moyen essentiel pour les pays en voie de développement de déterminer où il est le plus nécessaire de réaliser des réformes. » Selon les économistes de la Banque mondiale, un tel rapport permet aux responsables politiques de comparer l’efficacité des réglementations pratiquées dans différents pays, d’en tirer les leçons et d’établir un ordre de priorité dans les réformes. « Les mises à jour annuelles de la pratique des affaires ont déjà produit un effet. L’analyse a inspiré au moins 48 réformes dans le monde entier. La leçon à en tirer : ce qui se mesure se fait », a conclu un des auteurs. | |||
| Marie Joannidis | |||
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