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| 12/05/2009 | |||
| Perspectives économiques 2009 La crise touche l’Afrique… mais dans une moindre mesure | |||
| Comme chaque année depuis huit ans, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), en partenariat avec la Banque africaine de développement (BAD) et la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (Uneca), a présenté, le 11 mai, ses perspectives économiques pour l’Afrique en 2009. Le rapport indique qu’après cinq ans d’une croissance de plus de 5 % par an, l’Afrique connaîtra en 2009 un ralentissement de celle-ci. En effet, le continent africain doit lui aussi faire face au contexte international de crise. Epargnée en 2008 du fait de sa moindre intégration dans le marché mondial, l’Afrique ne le sera pas en 2009. La croissance atteindra ainsi, pour les pays plus chanceux 10,8 % (Liberia) et pour les moins heureux -7,2 % (Angola), avec une moyenne de 2,8 %. A la différence des années précédentes, les pays exportateurs de pétrole verront leur croissance croître moins vite (2,4 %) que celle des pays importateurs (3,3 %). Toutes les régions d’Afrique connaîtront donc un ralentissement considérable de leur croissance : en Afrique australe, elle atteindra 0,2 %, en Afrique du Nord 3,3 %, en Afrique de l’Ouest 4,2 %, en Afrique de l’Est 5,5 % et en Afrique centrale 2,8 %. Le déficit budgétaire est sur la même lignée et augmenterait pour atteindre cette année 5,5 % du PIB africain. De même, les investissements directs étrangers (IDE) devraient continuer de diminuer comme en 2008, où ils ont baissé de 10 %. Réformes internes et partenariats avec les pays émergents tels que la Chine L’OCDE préconise de fait aux pays donateurs de maintenir au même niveau l’aide publique au développement (APD) afin, dans la mesure du possible, de préserver la stabilité sociale et politique obtenue ces dernières années, et tout au moins de ne pas enliser l’Afrique dans une situation trop critique. La pauvreté risque de s’aggraver et l’OCDE est pessimiste quant à la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement. Selon les économistes, le continent africain semble cependant « plus fort et mieux loti » qu’il y a dix ans pour faire face à de tels événements. Les réformes internes comme la mise en œuvre de politiques macroéconomiques, les partenariats commerciaux avec les pays émergents tels que la Chine ou encore l’allègement de la dette sont des avancées qui ont permis d’atténuer les effets néfastes de la crise. La construction de lignes haut-débit soutient les échanges commerciaux Chaque année, les économistes analysent un thème particulier. L’édition 2009 insiste sur les innovations africaines en matière de Technologies de l’information et de la communication (TIC) et de leur rôle positif dans le développement économique en Afrique. Ainsi, la construction de lignes haut-débit aide les échanges commerciaux et les solutions de services bancaires sur téléphone portable permettent de faire tomber quelques-unes des barrières empêchant l’essor des marchés. Par ailleurs, l’Afrique est le premier continent où les opérateurs de téléphonie mobile offrent à leurs clients en déplacement à l’étranger des prix identiques au national pour recevoir des appels ou des messages. Cependant, au final, l’Afrique doit rester sur ses gardes, conclut le rapport : ces données ne sont que des prévisions. « La crise a créé un environnement très incertain… Tout est possible », explique ainsi Federica Marzo, économiste du Bureau Afrique et Moyen-Orient de l’OCDE. Face à la montée du prix des matières premières depuis quelques semaines, des mises à jour de ce rapport pourront ainsi être faites. En espérant qu’elles ne soient pas plus alarmistes. Pour plus d’informations : www.oecd.org/dev/aeo www.africaneconomicoutlook.org | |||
| Alexandra Brunois | |||
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