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| 28/07/2009 | |||
| Rapport 2009 de la Cnuced sur les pays les moins avancés (Re)faire de l’Etat le moteur du développement ? | |||
| (MFI) Alors que la crise frappe les économies développées, la Conférence des nations unies sur le commerce et le développement a rendu son rapport 2009 sur les pays les moins avancés, sous-titré État, gouvernance et développement. La crise économique doit être une occasion de repenser le modèle de développement en redonnant sa place à l’Etat et en diversifiant les économies. | |||
| L’Etat va-t-il redevenir l’acteur principal de l’économie dans les pays les moins avancés, les PMA ? Le rapport 2009 de la Conférence des nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced) sur les PMA, rendu public le 16 juillet 2009, préconise l’amplification du rôle de l’Etat pour parvenir au développement. Le rapport constate l’échec des politiques de développement précédentes dans ces pays : « La plupart [des pays les moins avancés] reste loin d’atteindre dans les délais prévus les objectifs du Millénaire pour le développement. » Partant du constat que le « laissez-faire » n’a pas porté ses fruits, la Cnuced déclare que la crise économique « devrait être considérée comme l’occasion de réorienter radicalement la trajectoire de développement des PMA ». Mais l’organisation ne souhaite pas un retour à la planification telle qu’elle avait été instaurée dans les années soixante. Elle souhaite que puisse s’établir une « collaboration stratégique » entre Etat et secteur privé. La Cnuced reconnaît que l’Etat a un rôle essentiel dans le décollage de l’économie. C’est lui qui peut faire participer tous les acteurs au processus de développement et qui peut veiller à ce que les coûts et les avantages d’une politique d’ajustement soient répartis de manière équitable. Priorité à l’agriculture et à l’innovation commerciale Diversifier l’économie pour soutenir la croissance passe d’abord par le renforcement des politiques agricoles. Alors que la sécurité alimentaire n’est toujours pas assurée, la Cnuced recommande aux PMA d’augmenter leur productivité et de renforcer la demande intérieure. Pour cela, la production agricole en direction des marchés locaux et régionaux et la formation d’associations et de coopératives de producteurs doivent être encouragées. Pour que l’agriculture soit reconnue comme une priorité, la Cnuced recommande un renforcement des institutions concernées, tels les ministères de l’Agriculture. Cependant, améliorer la productivité agricole doit également servir à créer des emplois non agricoles. Les industries des PMA doivent encore être améliorées, constate la Cnuced. Seuls 2 % des articles manufacturés produits dans ces pays en 2005-2006 concernent la technologie intermédiaire et la haute technologie. Or ce sont des secteurs à forte valeur ajoutée. Pour permettre une croissance plus importante, il faut augmenter la part de ces secteurs dans la production totale. L’innovation permettrait d’améliorer la valeur de la production. Pour cela, la Cnuced souhaite que les Etats soutiennent l’entreprenariat, l’accès aux nouvelles technologies et la formation dans le but de créer « une masse d’entreprises d’innovation commerciale ». La restructuration des politiques de développement des PMA doit se faire avec le soutien des partenaires internationaux, notamment pour faire face au manque de personnel qualifié et de ressources financières, rappelle la Cnuced. L’organisation souligne toutefois que c’est aux pays de maîtriser leur propre projet de développement. Ils seront ainsi plus à même de se doter des moyens dont ils ont besoin et de réussir. Leïla Beratto | |||
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