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| 25/03/2008 | |||
| Rencontre Diouf-Ban Ki-moon Les liens entre l’Onu et la Francophonie resserrés | |||
| (MFI) Liées par une coopération active depuis de nombreuses années, l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) et les Nations unies (Onu) souhaitent mieux coordonner leurs actions, en particulier en ce qui concerne la prévention des conflits. Ce sera l’un des principaux thèmes à l’ordre du jour d’une rencontre au sommet, le 28 mars à New York, entre Abdou Diouf et Ban Ki-moon. | |||
| C’est à l’invitation de Ban Ki-moon, secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, que son homologue de l’OIF Abdou Diouf effectue, le 28 mars 2008, une visite officielle au siège de l’Onu à New York, consacrée à la fois à la prévention des conflits, au maintien de la paix, à l’accompagnement des processus électoraux, à l’utilisation du français et à la diversité culturelle, thèmes chers aux deux organisations. Au cours de leur entretien, précise un communiqué de l’OIF, les deux responsables échangeront leurs points de vue sur les questions politiques internationales d’intérêt commun, notamment les situations de crises et de conflits dans les pays francophones et les efforts de paix engagés par les deux organisations, ainsi que l’appui de la Francophonie aux actions des Nations unies en faveur de la prévention des crises et du règlement pacifique des conflits. Abdou Diouf et Ban Ki-moon discuteront également de la mise en œuvre de la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles et du multilinguisme. La veille au soir, Abdou Diouf recevra le prix Léopold Sédar Senghor, attribué par la Société des Professeurs français et francophones d’Amérique. Bientôt une conférence commune à Paris sur la prévention des conflits Dans le cadre de la prévention des conflits, l’OIF – qui compte 55 Etats et gouvernements membres et 13 observateurs – et l’Onu ont pris l’initiative de réunir, les 21 et 22 avril à Paris, siège de l’organisation francophone, une conférence afin de mieux coordonner et harmoniser les efforts en matière de prévention des conflits et d’alerte précoce en présence de nombreuses organisations régionales. L’Union africaine et l’Union européenne ainsi que la CEDEAO, la CEAC, la Ligue des états arabes ou la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP) sont parmi les invités, apprend-on auprès de la Délégation des droits de l’homme de la Francophonie. Concernant le maintien de la paix, des discussions sont engagées depuis 2004 pour renforcer la participation francophone. « Il ne faut pas oublier que 60 % des conflits ont lieu dans des pays francophones et que seuls 10 % des casques bleus sont francophones, » souligne un responsable. Pour Pierre-André Wiltzer, ancien Haut représentant de la France pour la sécurité et la prévention des conflits et ancien ministre délégué à la Coopération et à la francophonie, il est important qu’une bonne communication existe entre les casques bleus, les civils de l’Onu sur place et la population, à travers une meilleure formation des francophones au maintien de la paix mais aussi des cours en langue française à des contingents qui ne sont pas francophones et qui opèrent dans des pays qui le sont. Le mécanisme francophone d’alerte précoce L’OIF a mis sur pied en 2004 un mécanisme d’observation et d’évaluation permanente de la démocratie, des droits et des libertés, cherchant à coordonner son action avec d’autres partenaires, tout en se basant sur les réseaux qu’elle a déjà mis en place avec les Organisations internationales non gouvernementales (OING) et la société civile. La collecte des informations pour cette alerte précoce se fait aussi bien à travers les médias que les réseaux universitaires, les observatoires des droits de l’homme, les cours constitutionnelles, les barreaux, et des OING telles que la Fédération internationale des droits de l’homme, Reporters sans frontières ou Amnesty International. Mais l’alerte sur le plan alimentaire ou sanitaire est plus facile à déclencher que la prévention des conflits qui dépend non seulement des acteurs sur place, de la fiabilité des informations recueillies et de la qualité des analyses, mais aussi de la volonté des Etats ou des responsables politiques. L’OIF coordonne également son action d’accompagnement des processus électoraux avec l’Onu, comme cela a été récemment le cas pour la Côte d’Ivoire ou le Tchad. L’organisation francophone, qui a conclu un « partenariat privilégié avec l’Union africaine et de nombreuses organisations régionales et internationales », coopère étroitement avec l’Onu depuis 2004, dans un cadre qui a été précisé par une résolution de l’Assemblée générale de l’Onu adoptée le 18 octobre 2006. Celle-ci fait suite à la conférence ministérielle de la Francophonie tenue à Saint-Boniface (Manitoba) au Canada les 14 et 15 mai 2006, portant sur « la prévention des conflits et la sécurité humaine ». | |||
| Marie Joannidis | |||
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