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| 23/06/2006 | |||
| Chronique Santé | |||
| Grippe : l’OMS est prête (MFI) Plus de 70 experts se sont réunis récemment à l’invitation de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour mettre au point un plan d’endiguement d’une éventuelle pandémie de grippe. En se basant sur plusieurs exemples, ils ont estimé ce plan réalisable. Ainsi, la première flambée de grippe aviaire due au H5N1 a été endiguée à Hong Kong en 1997 après à la destruction de toutes les volailles. En 2003, une action concertée au niveau mondial a montré qu’il était aussi possible de stopper une nouvelle maladie infectieuse, le SRAS. A propos d’une possible pandémie grippale, les experts se sont référés à des modèles mathématiques montrant que l’endiguement pourrait être possible. Pour l’OMS, il se peut que les efforts ne permettent que de ralentir la propagation du virus. Mais cela suffirait pour que les pays activent leur plan de prévention et de soins et pour que les laboratoires puissent mettre au point un vaccin efficace. Trachome : un seul traitement ne suffit pas (MFI) Contrairement à ce qu’une étude menée en Tanzanie laissait supposer, un seul traitement antibiotique ne suffit pas à éliminer le trachome. Selon une nouvelle étude réalisée cette fois en Ethiopie, l’infection reviendrait lentement en 2 ans. Pour les auteurs américains de cette dernière expérimentation, il faudrait donc administrer un traitement antibiotique par l’azithromycine deux fois par an pour éliminer l’infection en quelques années. Le trachome est la première cause de cécité évitable dans le monde. L’infection est causée par une bactérie, le chlamydia trachomatis, qui se répand dans l’œil par les mains, les habits mais aussi par les mouches. Le trachome touche 84 millions de personnes dans le monde et environ 8 millions de personnes sont aveugles des suites de cette maladie. Malgré la pollution, le poisson c’est bon (MFI) Selon des scientifiques américains, la consommation régulière de poisson est toujours bénéfique malgré la contamination de certaines espèces. Un chercheur de l’université de Rochester a présenté une étude menée aux Seychelles pendant 10 ans auprès de 700 enfants. Dans ce pays, la consommation de poisson est 10 fois supérieure à celle relevée aux Etats-Unis. Des niveaux relativement élevés de mercure ont été retrouvés dans les poissons. Malgré cet apport très important, les tests cognitifs menés chez les enfants à plusieurs reprises au fil des ans n’ont pas mis en évidence de problème particulier ou de pathologies habituellement associées à l’absorption de mercure. Syndrome de la classe «éco» : l’immobilité ne fait pas tout (MFI) Selon une étude menée aux Pays-Bas, le fait d’être assis de longues heures dans un avion n’expliquerait pas à lui seul le risque accru de souffrir d’une embolie pulmonaire. L’équipe néerlandaise, après avoir soumis à la même immobilité des volontaires dans un cinéma, n’a pas retrouvé les mêmes composants sanguins indiquant la formation d’un caillot à l’origine de l’embolie. Selon le Pr Frits Rosendaal (université de Leiden), d’autres facteurs doivent être pris en compte, même si l’immobilisme reste le premier en cause. Pour le chercheur, la pressurisation en cabine et les bas niveaux d’oxygène jouent probablement un rôle. D’autres études sont encore nécessaires. Diabétiques, surveillez vos pieds (MFI) Chaque année en France, 8 000 diabétiques doivent subir une amputation d’un pied, apprend-on dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH). L’incidence des amputations serait entre 6 et 16 fois supérieure à ce qu’elle est chez les non-diabétiques. Et plus le diabétique avance en âge, plus le risque est important. Pour prévenir l’amputation, rappelle le BEH, il est primordial que les diabétiques fassent examiner leurs pieds au moins une fois l’an par un médecin. Le diabète peut en effet provoquer une artérite des membres inférieurs et une neuropathie. Cette dernière affection est à l’origine d’une perte de sensibilité locale. Laquelle peut mener à des complications graves, jusqu’à rendre nécessaire l’amputation du pied ou même de la jambe. Chirurgiens planants (MFI) Des chercheurs américains viennent de démontrer comment le travail dans un bloc opératoire peut augmenter le risque de devenir toxicomane. Selon ces scientifiques de l’université de Floride, l’atmosphère des salles d’opération contient des aérosols d’anesthésiants, notamment de type morphine ou héroïne. L’exposition répétée et prolongée à ces composants n’est pas sans danger. Ainsi, les chercheurs ont mis en évidence que les chirurgiens et les anesthésistes ont un risque beaucoup plus important de développer une toxicomanie. Rien n’est dit, en revanche, pour les autres personnels présents au bloc comme les infirmières ou les diverses aides opératoires… Claire Viognier Encadré : Vrai ou Faux ? Les édulcorants aident à perdre du poids ? (MFI) Vrai et faux. Les édulcorants dits « intenses » comme l’aspartame ou la saccharine permettent d’obtenir un goût sucré sans les calories du sucre. Mais pour les spécialistes, c’est justement là où il y a un piège. Quand vous ingérez un aliment sucré, le cerveau attend les calories qui l’accompagnent normalement. Avec un édulcorant, les calories ne suivent pas, ce qui fait qu’au repas suivant vous aurez tendance à manger plus. D’autre part, votre organisme risque de stocker plus, en prévision toujours des calories « manquantes ». Les médecins nutritionnistes reprochent aussi aux édulcorants de maintenir l’appétence pour le sucré. Avec le risque, donc, de craquer à la première occasion. C. V. | |||
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