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MFI HEBDO: Santé Liste des articles

21/07/2006
Chronique Santé

Diabète 2 : améliorer la fonction rénale

(MFI) Une mesure toute simple pourrait améliorer la fonction rénale – même lorsqu’elle est fortement déficiente – chez des malades souffrant de diabète 2 : il s’agirait de remplacer la viande rouge par du poulet, ou encore d’adopter une alimentation lacto-végétarienne. Le Dr Jorge Gross, de l’Université de Porto Alegre au Brésil, a enrôlé dix-sept patients présentant une macroalbuminurie (albumine dans les urines, signe d’une fonction rénale altérée). Un tiers d’entre eux a donc abandonné la viande rouge en faveur du poulet, tandis qu’un autre tiers adoptait un régime lacto-végétarien avec peu de protéines. Résultat : une baisse de 46 % de l’excrétion urinaire d’albumine dans le « groupe poulet », ainsi qu’une augmentation du bon cholestérol ; mêmes améliorations chez les végétariens avec, en prime, une perte de poids. D’après le Dr Gross, le simple fait de supprimer la viande rouge pourrait aussi faire baisser le risque de troubles cardiovasculaires chez les diabétiques.

Téléphone portable : attention aux orages !

(MFI) Des médecins britanniques préviennent : n’utilisez jamais votre téléphone portable en dehors d’un bâtiment en cas d’orage, car vous pourriez être foudroyé ! Une adolescente britannique qui téléphonait ainsi dans un parc, malgré une forte tempête, a été frappée par la foudre ; elle a survécu mais souffre de troubles chroniques et ne peut plus se déplacer qu’en fauteuil roulant. Dans les mêmes circonstances, trois morts ont été rapportées en Chine, Corée du Sud et Malaisie. Le métal du portable, en effet, potentialise les effets de la décharge électrique et augmente les risques de graves lésions internes et de mort. Une étude nord-américaine vient de montrer par ailleurs que les conducteurs qui utilisent un portable – même avec un kit mains libres – peuvent être aussi dangereux que des conducteurs ivres. Ces faits, estiment les médecins, devraient désormais être intégrés aux programmes publics d’éducation à la santé.

Grands labos et médecins sous influence

(MFI) Aux Etats-Unis, des médecins sont de plus en plus inquiets de l’influence toujours croissante des grandes firmes pharmaceutiques sur l’information médicale et sur leur pratique. En quinze ans, les laboratoires ont quintuplé leurs dépenses dans la recherche clinique : 30,6 milliards de dollars investis en 2005 contre 6,8 milliards en 1990. Ce qui est grave, c’est que, parallèlement, la part de financement par les fonds publics et les universités a diminué.
A la clé, des constats très inquiétants : en 2002, 8 études sur 10 financées par des labos avaient des conclusions favorables au traitement examiné (contre 5 sur 10 pour les autres). Pire : la plupart des études publiées par les revues médicales les plus respectées et lues par les médecins (The New England Journal of Medicine, The Journal of the American Medical Association et The Lancet) sont financées par les labos – cas, en 2005, de trois études sur quatre. Et la FDA (Food & Drug Administration), organisme officiel nord-américain chargé d’approuver tout nouveau médicament, fait financer la plus grande partie des coûts d’examen… par les labos. Mais la situation n’est pas plus lamentable aux Etats-Unis que dans d’autres pays occidentaux : aux Etats-Unis, au moins, des représentants des plus prestigieuses écoles de médecine et d’associations médicales dénoncent publiquement cette influence.

Tu enfanteras par césarienne…

(MFI) En France, le taux de césariennes est de 20 %. Il est de 26 % aux Etats-Unis (contre 4,5 % en 1965) et de 35 % en Amérique latine. Selon une étude réalisée par l’OMS et publiée par le Lancet, il grimpe même jusqu’à 50 % dans certains hôpitaux privés de cette région. D’après les chercheurs, ces taux élevés n’entraînent pas nécessairement de meilleurs soins pour la mère et l’enfant, car les hôpitaux ayant les taux les plus élevés de césariennes enregistrent aussi de plus forts taux de problèmes (besoin de transfusion sanguine, admission en réanimation, séjour à la maternité supérieur à 7 jours…). Aux Etats-Unis, où une directive officielle de 1999 recommande la réduction des accouchements naturels chez les femmes ayant déjà subi une césarienne – afin de diminuer des risques, qualifiés de « faibles », de rupture utérine –, une étude vient de montrer que la baisse escomptée de mortalité infantile et maternelle n’avait pas suivi. La césarienne ne serait donc pas synonyme d’accouchement sans risque…

Petite plante africaine pour gros mal de dos

(MFI) Les lombalgies (douleurs dans le bas du dos), chroniques ou à répétition, empoisonnent la vie de millions de gens dans le monde. Elles entraînent la consommation de dizaines de millions de boîtes d’anti-inflammatoires aux effets secondaires souvent redoutables. Une revue d’essais cliniques, publiée par la banque de données médicales The Cochrane Collaboration, vient de montrer que deux plantes peuvent être tout aussi efficaces, et cela sans aucun danger. Il s’agit d’abord de la griffe du diable (Harpagophytum procumbens), appelée aussi « racine de Windhoek », dont une dose quotidienne d’extrait de 60 mg a des effets comparables à ceux de 12,5 mg du tristement célèbre Vioxx – retiré du marché en raison de ses dangers pour le système cardiovasculaire. Cette précieuse plante, d’origine namibienne et emmenée en Europe par un colon allemand ayant témoigné de sa formidable efficacité, agit à la fois sur la douleur et l’inflammation. Connue depuis de nombreuses années, proposée depuis longtemps au public surtout par des laboratoires de produits naturels, elle est donc une fois encore approuvée par la recherche scientifique. Elle est également efficace en cas de goutte et de troubles articulaires. La seconde plante est le saule blanc (dont on tire l’aspirine). Hippocrate, déjà, préconisait les décoctions de feuilles de saule pour calmer les douleurs, y compris celles de l’enfantement…

Henriette Sarraseca


Encadré : Vrai ou Faux ?
L’exercice physique protège du cancer…


(MFI) Vrai. L’exercice physique peut contribuer, ainsi que d’autres facteurs d’une saine hygiène de vie, à protéger du cancer, et des analyses moléculaires viennent de permettre de comprendre pourquoi. Après avoir suivi plus de 443 malades de cancer du colon pendant plus de cinq ans, des scientifiques de Melbourne (Australie) ont conclu que chez les personnes ayant une activité physique, la protéine IGFBP-3 inhibe le facteur de croissance insulinique IGF-1 ; or, ce dernier facteur stimule les cellules cancéreuses. Chez les malades qui n’avaient pas cessé de pratiquer un sport, la mortalité était réduite de 48 %. Et plus l’exercice est régulier, plus les chances de guérison sont augmentées. Une autre étude faite à Bethesda (Etats-Unis) montre par ailleurs que chez les gens physiquement actifs qui cessent brusquement de l’être le manque d’appétit, l’insomnie et la déprime augmentent. Or ces facteurs peuvent aussi influer sur un cancer. Conclusion : une juste dose d’exercice physique… à vie.

H. S.




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