| |||
| 15/09/2006 | |||
| Contraception : le b.a.ba des nouvelles méthodes naturelles | |||
| (MFI) Un professeur de gynécologie nord-américain s’indigne : la plupart des médecins ne connaissent pas les méthodes naturelles de contraception. Et pour cause : ces méthodes ne sont pas enseignées dans les Facultés. Mais comment, dès lors, orienter au mieux les femmes ? | |||
| Durant leurs longues études, les médecins ne reçoivent aucune formation sur les méthodes naturelles de contraception ; ils ne peuvent donc pas aiguiller correctement leurs patientes sur une question aussi importante. Le Dr Victoria Jennings, directrice de l’Institut de santé génitale à l’université de Georgetown aux Etats-Unis, affirme que tout médecin devrait être au fait des avantages et inconvénients de toutes les méthodes de contraception existantes, afin d’offrir à ses patientes la solution qui lui convient le mieux, physiquement et psychologiquement. A l’heure où la pilule, méthode très fiable (0,3 % d’échecs pour une utilisation parfaite) a été classée « dangereuse » par le Centre international de recherche sur le cancer (dépendant de l’OMS), en raisons des effets secondaires des hormones, il paraît d’autant plus important que des méthodes qualifiées par le Dr Jennings de « très efficaces lorsqu’elles sont correctement utilisées » soient connues de tous. D’autant qu’elles sont simples, ne coûtent rien, et n’ont aucun effet secondaire. Dans un article paru dans la revue Contemporary Obstetrics & Gynecology, le Dr Jennings explique ces méthodes ne faisant pas appel à des hormones, et qui permettent aussi aux femmes de mieux comprendre leur corps, la fécondité, et d’être plus responsables (voir www.contemporaryobgyn.net et, surtout, www.irh.org/french/). Elles sont basées sur l’identification, au cours du cycle, des jours où la femme est féconde, soit en observant les signes d’ovulation telles les sécrétions cervicales, soit en comptant les jours. Ces méthodes peuvent être employées en association avec des périodes d’abstinence ou une contraception mécanique pendant la période féconde. Elles sont très faciles à expliquer en cabinet médical, ou bien par des infirmières ou des éducateurs de santé. Le Dr Jennings se base entre autres sur les recommandations de l’OMS concernant les méthodes naturelles, ainsi que sur la méthode naturelle Billings, préconisée par le couple de médecins australiens du même nom (http://www.woomb.org/bom/rules/index_fr.html). Sa préférence va toutefois à deux méthodes particulièrement simples : la méthode dite « des 2 jours », et la « Méthode des jours fixes ». Lorsqu’une femme choisit la première, si elle constate des sécrétions cervicales au moins deux jours de suite, elle doit en conclure qu’elle peut être féconde. La seconde méthode demande que la femme ait un cycle menstruel régulier compris entre 26 et 32 jours (4 femmes sur 5) ; grâce à un collier de 32 perles de quatre couleurs différentes, elle identifie les jours sans risque ou avec risque (douze jours par mois, du 8e au 19e jour de son propre cycle). Les couples apprennent ainsi à bien gérer les jours féconds et, en général, leur communication s’améliore. Des conseils personnalisés sont toutefois nécessaires en cas d’allaitement, d’accouchement récent, de contraception hormonale préalable, d’approche de la ménopause. Les taux d’échec sont de 4 % et 5 % respectivement (contre 18 % pour les spermicides, 6 % pour le diaphragme, 2 % pour le préservatif). Pour une femme qui, au contraire, voudrait concevoir, cette connaissance fine de son propre cycle pourra lui apporter de plus grandes chances de réussite. | |||
| Henriette Sarraseca | |||
|