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| 16/03/2007 | |||
| Chronique Santé | |||
| La cigarette favorise la tuberculose… et l’hépatite (MFI) Fumer augmente les risques de contracter la tuberculose, et de développer la forme active de la maladie. Des chercheurs de l’université de Berkeley ont passé en revue 24 études portant sur les liens entre usage du tabac et tuberculose : d’après leurs conclusions, publiées dans Archives of Internal Medicine, les fumeurs ont un risque accru de 50 % en moyenne de souffrir de tuberculose active. La fumée du tabac, en effet, entraîne une atrophie de minuscules cils qui protègent les parois des bronches, les rendant plus vulnérables aux mycobactéries ; on sait aussi que la fumée décime les bactéries protectrices du nez et de la gorge, laissant le champ libre aux microbes pathogènes ; et qu’elle fait baisser les défenses immunitaires. « A l’avenir, concluent les auteurs, toute politique de prévention de la tuberculose devrait mettre l’accent sur l’arrêt du tabac. » Si le lien paraît ici évident, il l’est moins avec le foie. Pourtant, les scientifiques ont montré que la fumée a aussi des effets sur cet organe. Effets toxiques : les substances chimiques nocives de la cigarette augmentent l’inflammation et les risques de fibrose du foie. Effets cancérigènes : certaines de ces substances sont des carcinogènes connus qui augmentent les radicaux libres et les risques de cancer du foie – et cela, il faut le souligner, qu’il y ait infection virale ou pas. Effets sur l’immunité : la fumée inhibe la production normale de lymphocytes en plus de favoriser leur apoptose (autodestruction). Voilà pourquoi toute personne en déficit immunitaire – du simple rhume au sida, en passant par une crise d’herpès, une gastro ou une hépatite C – devrait arrêter de fumer. Maman mal nourrie, bébé malade (MFI) Tout comme le bébé à naître perçoit les émotions – peurs, angoisses, joie ou bonheur – de la mère qui le porte, ce que celle-ci mange influe directement sur sa santé présente et à venir. Une équipe allemande de l’Institut d’épidémiologie de Neuherberg vient d’étudier les liens entre la composition des repas maternels pris durant le dernier mois de la grossesse et les allergies, notamment l’eczéma, chez les bébés deux années plus tard. La qualité des graisses ingérées paraît à cet égard très importante : plus les mères étaient friandes de margarines et de fritures, plus les bébés souffraient d’eczéma à l’âge de 2 ans. Par contre, cette affection était plus rare lorsque les mères mangeaient de bonnes quantités de poisson – les poissons, en particulier les poissons gras, contiennent comme on le sait des « bons » acides gras oméga 3, surtout lorsqu’on ne les fait pas trop cuire. Et le même lien demeure durant toute la période de l’allaitement. Prévenir la phlébite ? (MFI) Autrement appelée « thrombose veineuse profonde », la phlébite est l’obstruction partielle ou totale de l’écoulement du sang dans une veine par un caillot de sang. Tout gonflement d’apparition brutale et inexpliquée d’une jambe ou d’un mollet, avec douleur profonde, doit alerter et amener à consulter d’urgence un médecin. Car le caillot peut se fragmenter, et des morceaux peuvent être transportés jusque dans les poumons. Il y a alors risque d’embolie pulmonaire entraînant, dans les cas les plus graves, une asphyxie mortelle. Ces accidents sont favorisés par une immobilisation prolongée (plâtre, intervention chirurgicale, long voyage en avion ou même travail de bureau sans pauses pour se dégourdir les jambes). Si l’on compte parmi les facteurs prédisposant certaines anomalies génétiques de la coagulation ou l’existence d’un cancer, ils sont le plus souvent la résultante d’une insuffisance cardiaque ou respiratoire chronique, du surpoids, sans oublier la prise d’un traitement hormonal contraceptif ou « anti-ménopause ». Ils surviennent sur un système circulatoire généralement en mauvais état depuis des années. Le terrain a été miné par un mode de vie anti-physiologique : tabac, alimentation trop « riche » (excès d’acides gras saturés et « trans », de viandes, de farineux, de sucre, d’aliments cuits ; carence en acides gras fluides, en fruits et légumes frais) ; cette nutrition, en même temps qu’un manque d’exercices physiques oxygénants, un foie fatigué, des facteurs toxiques, détériorent les parois des veines et font perdre au sang sa fluidité. Le sang devient épais et oxydé. Quel que soit l’âge, on peut tenter de favoriser la fluidité sanguine en revenant à un mode de vie sain – ou en l’adoptant enfin ! Même si un médicament est pris, des thérapies naturelles peuvent aider à optimiser son action tout en minimisant ses effets secondaires, et à améliorer le terrain. L’ostéoporose, une maladie créée par la femme moderne… (MFI) Cette perte de solidité osseuse, que depuis quelques années on fait tant craindre aux femmes, surtout après la ménopause, est le résultat d’une alimentation et d’un mode de vie inadaptés. Elle est grandement favorisée par le manque d’exercice physique, le manque d’ensoleillement doux au quotidien (qui permet à l’organisme de synthétiser une forme active de la vitamine D), ainsi que par une nutrition acidifiante associée parfois à une carence en protéines – les protéines forment la trame des os, dans laquelle viennent s’insérer les minéraux. La nutrition acidifiante comprend trop de produits d’origine animale, trop d’excitants (café, sodas, sel, etc.), trop d’aliments acides (fruits cueillis verts, tomates ou agrumes hors saison, jus d’orange pris le matin, etc.), trop de produits dénaturés (sucre et farines blanches, aliments industriels). Résultat de l’addition : une énorme charge acide qui entraîne une migration chronique des minéraux des os vers le sang, dans le but de rétablir le nécessaire équilibre acido-basique de celui-ci. En même temps, ce régime est carencé en légumes, légumes secs, graines oléagineuses, algues, indispensables car riches en minéraux divers (calcium, magnésium, bore, etc.) nécessaires à la solidité des os. Les données épidémiologiques les plus récentes montrent d’ailleurs que les végétaliens ont des os solides, et, inversement, que les taux les plus élevés d’ostéoporose et de fractures du col du fémur se rencontrent parmi les consommateurs assidus de produits laitiers – des produits dont le calcium est mal assimilé. Autres facteurs aggravants : l’alcool et surtout le tabac. De même que le stress, la dépression et… les antidépresseurs les plus prescrits à l’heure actuelle ! | |||
| Henriette Sarraseca | |||
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