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MFI HEBDO: Santé Liste des articles

28/05/2007
Chronique Santé

Le siècle des maladies chroniques

(MFI) Si la durée de vie augmente, la plupart des habitants de la Terre sont accablés par la maladie durant de longues années. Les Statistiques sanitaires mondiales 2007 de l’OMS, qui viennent de paraître, le montrent encore une fois (www.who.int/whosis/en/). Un indicateur est à cet égard particulièrement intéressant : l’espérance de vie en bonne santé. Dans tous les pays du monde, qu’ils soient du Nord ou du Sud, il existe un écart important entre la durée totale de la vie et les années vécues en bonne santé. Au total, chaque humain passe 6 à 12 années malade : environ 6 années en Côte d’Ivoire, 6,6 au Cameroun, 7 en France, 7,5 en Guinée, 8 aux Etats-Unis, 11 en Iran… Quant aux maladies chroniques, elles continuent leur progression. Quinze millions de Français souffrent actuellement d’une maladie chronique : maladies durables, évolutives, engendrant des incapacités et des difficultés familiales et sociales importantes. Ainsi, 3,5 millions de Français souffrent d’asthme, 3 millions de bronchite chronique, 2,5 millions de diabète, 2,5 millions d’insuffisance rénale, 800 000 d’Alzheimer, 700 000 de cancer, 300 000 de polyarthrite rhumatoïde, 100 000 de Parkinson.

On vient d’inventer des femmes sans règles…

(MFI) De nombreuses Etatsuniennes en rêvaient, paraît-il. Le grand pas vient d’être franchi. Après certaines pilules contraceptives qui ramènent déjà les règles à trois jours par mois ou à une périodicité de quatre fois l’an, la première pilule ayant pour effet de supprimer totalement les cycles menstruels vient d’être approuvée par la FDA, l’agence américaine de réglementation des médicaments. Elle n’est pas sans inconvénients. « Les femmes utilisant le Lybrel n’auront pas de cycles, avertit l’agence, mais elles auront probablement des pertes ou des saignements imprévus .» Saignements qui pourront se produire pendant un an avant de s’espacer – ensuite, on ne sait trop, puisque les essais cliniques ont duré justement une année.
Outre les classiques inconvénients des hormones de synthèse – maux de tête, nausées, fatigue du foie, baisse de certaines vitamines importantes, possible diminution de la libido, etc. – le produit présente les mêmes dangers que les pilules contraceptives plus anciennes : risque accru de formation de caillots sanguins, d’attaque cardiaque et cérébrale – ces risques étant très augmentés chez les fumeuses. La contraception hormonale a également été classée comme possible cancérigène par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) de Lyon, dépendant de l’OMS.
De plus, la prise continue d’hormones, même faiblement dosées, n’aura-t-elle pas des conséquences négatives sur la densité osseuse ?, se demande le Pr Jerilynn Prior, de l’université de Columbia. Peut-on supprimer une fonction physiologique naturelle sans conséquences à plus ou moins long terme ? Les psychologues, eux aussi, peuvent se poser des questions : quelle relation avec leur féminité (avec leur mère ? avec leur essence et le sens de leur vie ?) entretiennent des femmes qui choisiront d’abolir leurs règles ?

Initiation à la médecine anthroposophique

(MFI) Tout médecin est détenteur d’abord d’un diplôme de médecine obtenu à l’université. Si, après une éventuelle spécialisation, il en reste là, il exercera ensuite la médecine allopathique moderne, bien adaptée aux situations d’urgence notamment. Parmi les médecins, un certain nombre continuera d’acquérir des connaissances pour mieux comprendre la santé et la maladie, dans le but de mieux soigner. Il pourra se former alors à d’autres médecines ou thérapeutiques : naturothérapie, homéopathie, médecine traditionnelle chinoise, médecine ayurvédique, nutrithérapie, médecine orthomoléculaire, anthroposophie, etc.
Développée au début du XXe siècle par le philosophe allemand Rudolf Steiner, la médecine anthroposophique propose une perception de l’être humain prenant en compte sa dimension globale : physico-chimique, psychique et spirituelle, au sein de l’ensemble des forces de la Nature. Elle continue bien sûr d’intégrer les plus récentes connaissances scientifiques. Un livre vient de paraître qui permet enfin d’entrer pas à pas dans la compréhension de cette médecine difficile au premier abord : Qu’est-ce que la médecine anthroposophique ? (tome 1) est la retranscription d’une série de cours donnés par le Dr Joseph Hériard Dubreuil à des médecins allopathes souhaitant élargir leur vision et leur pratique. Il est parfaitement accessible au grand public grâce au grand talent pédagogique de l’auteur.
Ce livre vient compléter une série, comprenant un cours complet en 4 tomes et le Manuel familial de médecine anthroposophique, consacrés à cette même médecine par les éditions Ipredis (www.ipredis.com). Dirigée le Dr Jean-Paul Ruasse, endocrinologue et nutritionniste, cette petite maison d’édition propose aussi des livres de nutrition, d’homéopathie, de physiologie, et l’éditorial du Dr Ruasse, inspiré par un solide bon sens hippocratique, vaut généralement le détour.

Quelle huile faut-il utiliser pour les fritures ?

(MFI) C’est la question piège. En fait, répond le Dr Gabe Mirkin, nutritionniste et médecin du sport, « toutes les huiles deviennent nocives lorsqu’on porte leur température à près de 200 degrés, c’est-à-dire au point de cuisson permettant de frire les aliments ». Et il cite une étude scientifique réalisée en Colombie : trois groupes de patients ont été nourris avec des frites, préparées respectivement avec de l’huile de palme (saturée), de l’huile d’olive (mono-insaturée) et de l’huile de soja (poly-insaturée). Les chercheurs ont ensuite mesuré, trois heures après le repas, le taux de triglycérides sanguin et la capacité de dilatation des artères. Résultat : dans les trois cas, les triglycérides avaient augmenté et les artères se dilataient mal.
Conclusion : si ces huiles, comme beaucoup d’autres, sont bonnes pour la santé lorsqu’elles ont été extraites par simple pression à froid (ou pour les plus saturées, chauffées à moins de 40°), leur structure physico-chimique est modifiée par la chaleur. On voit alors se former, entre autres, des radicaux libres et du benzopyrène, potentiellement dangereux pour nos cellules. « Encore une étude, conclut le Dr Mirkin, montrant que les aliments frits ne devraient être consommés que de loin en loin. »

Henriette Sarraseca

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