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| 07/07/2006 | |||
| Chronique Sciences Mexique : Huitzinki avait la dent dure | |||
| (MFI) Les Indiens Purépecha du Mexique l’ont surnommé Huitzinki. Ce sont eux qui ont mené les chercheurs jusqu’aux restes de cet intrigant personnage, qui vivait il y a quatre mille cinq cents ans. Particularité ? Il lui manque les dents supérieures, remplacées par… des crocs de loup, ou plus probablement de jaguar. | |||
| C’est une anthropologue de l’université du Connecticut (Etats-Unis), Tricia Gabany-Guerrero, qui a dirigé les fouilles sur le site, situé à 2 700 mètres d’altitude près du volcan Paricutin, dans l’Etat de Michoacan, au Mexique, où le squelette de Huitzinki a été découvert. L’individu, qui devait avoir entre 28 et 32 ans, reposait dans un sol de cendres volcaniques, sous un énorme rocher. Les symboles iconographiques observés sur la paroi rocheuse, typiques des calendriers des sociétés mésoaméricaines, sont une première dans cette région. A l’époque précolombienne, différentes cultures se sont côtoyées dans ce qui allait devenir le Mexique. Les plus célèbres, représentées par les Mayas, vénéraient particulièrement le jaguar, symbole de pouvoir. La preuve d’une ancienne médecine dentaire James Chatter, paléontologue de renom, a analysé les dents de Huitzinki et constaté qu’elles avaient été intentionnellement limées jusqu’à la cavité pulpaire. Acte qui, en plus de son côté extrêmement douloureux, lui a certainement été fatal. La présence de deux abcès indique qu’il a souffert d’une infection dentaire ayant pu conduire à une septicémie... La création de nouvelles petites loges, à l’emplacement initial de ses dents, permettait d’en insérer d’autres de taille adaptée, peut-être des crocs de prédateurs, pourquoi pas ceux d’un jaguar ? Si cette manipulation, probablement effectuée pour des raisons rituelles ou esthétiques, empêchait Huitzinki de mordre à pleines dents sa nourriture, l’examen de son squelette, en bon état, montre qu’il était bien alimenté et qu’il ne travaillait pas énormément. Bref, la découverte apporte la preuve d’une très ancienne médecine dentaire sur le continent américain, en plus de démontrer que les cultures mésoaméricaines présentes dans cette partie du Mexique étaient déjà très structurées socialement. Tout porte à croire en effet que Huitzinki avait un certain rang social. Peut-être était-il prêtre, ou chaman... Julie Foulquier EN BREF... Malin comme… un singe (MFI) Les hommes tentent depuis toujours de prévoir pluie ou beau temps pour planter ou récolter leurs cultures au bon moment. Quelques primates aussi, à en croire une étude menée, en Ouganda, auprès de mangabeys à joues grises. Pour récolter leur nourriture préférée, les figues, ces singes tiendraient compte du temps qu’il a fait les jours précédents. Une équipe de chercheurs anglais a suivi des mangabeys à joues grises pendant sept mois. Grâce au GPS, ils ont enregistré leurs localisations toutes les dix minutes. Ils avaient par ailleurs repéré 80 figuiers situés sur leur territoire de 600 hectares. Après plusieurs journées de temps chaud et ensoleillé, les mangabeys retournaient plus volontiers dans les figuiers où ils avaient auparavant trouvé des fruits. Les mangabeys s’intéressaient autant aux arbres porteurs de fruits mûrs dont l’odeur aurait pu les attirer que de fruits verts, sans aucun parfum. Les scientifiques en déduisent que c’est bien la météo qui guide leur recherche de nourriture. Prévoir les tsunamis dans l’océan Indien (MFI) Le système d’alerte aux tsunamis dans l’océan Indien sera opérationnel à la fin du mois de juillet 2006. Le terrible tsunami du 26 décembre 2004, qui a fait environ 220 000 morts, avait révélé qu’un tel système, existant dans le Pacifique, faisait cruellement défaut dans l’océan Indien ; 26 centres nationaux d’information sur les tsunamis seront installés dans les pays bordant l’océan Indien. Ces centres sont capables de recevoir et de diffuser l’information 24h/24. Le Global Positioning System (GPS) pourrait aider les centres d’alertes à détecter très rapidement la formation d’un tsunami, selon des chercheurs de l’agence spatiale américaine, la Nasa. Le froid conserve ! (MFI) Le scénario est digne d’un film de science-fiction : se faire "congeler" avant sa mort, et attendre que la science fasse des miracles pour revenir plus tard. On appelle ça la cryopréservation. La technique existe mais a un ennemi de taille : les cristaux de glace qui se forment et lèsent les cellules... Anatoli Bogdan, de l’université d’Helsinki, a peut-être trouvé la parade. Les lésions cellulaires apparaissent en raison de la formation de glace dans les milieux intra et extra-cellulaires. Si les chercheurs parviennent, par un processus de refroidissement et de réchauffement lent, à congeler puis réchauffer les cellules sans cristallisation d’eau, alors les cellules ne seront pas endommagées. J. F. | |||
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