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| 12/06/2007 | |||
| Chronique Environnement | |||
| Le Rwanda se tourne vers le soleil (MFI) Le Rwanda a inauguré, le 7 juin 2007, la plus grande centrale solaire d’Afrique. Celle-ci devrait permettre d’augmenter la production d’électricité du pays de 250 kilowatts par an, à en croire les autorités de Kigali. « Cette nouvelle infrastructure n’augmente pas seulement notre capacité de production ; elle fournit en outre une des énergies les plus propres, fiables et peu coûteuses. C’est le plus grand projet de ce type à l’échelle africaine », s’est félicité Albert Butare, le ministre rwandais de l’Energie. Le Rwanda a besoin de produire 100 mégawatts par an afin de répondre à une demande croissante d’électricité. Aujourd’hui, les coupures sont fréquentes. De nombreuses entreprises disposent de groupes électrogènes fonctionnant au diesel afin de palier les carences d’un réseau qui, jusqu’à présent, dépend exclusivement de centrales hydroélectriques. Cette centrale solaire permettra certes de réduire le déficit du pays en électricité, mais ne portera la production totale qu’à 50 mégawatts, soit la moitié des besoins estimés. Les autorités rwandaises espèrent développer d’autres projets de ce type, notamment dans les zones rurales reculées, sans connexion au réseau électrique. Le Rwanda compte également sur l’exploitation d’un gisement de méthane au fond du lac Kivu. Selon les experts, les réserves de gaz du lac pourraient fournir 700 mégawatts d’électricité. Curieuse Journée mondiale de l’environnement (MFI) Plantation d’arbres, cuisine à l’énergie solaire, pique-nique écologique, extinction des lumières dans plusieurs grandes villes... La Journée mondiale de l’environnement a été marquée, le 5 juin 2007, par de nombreuses manifestations à travers le monde. « C’est le point d’orgue d’une prise de conscience planétaire du danger du réchauffement climatique et de la nécessité d’enfin tous agir », a déclaré à cette occasion Achim Steiner, le directeur du Programme des Nations unies pour l’environnement. Cette Journée mondiale avait pour thème principal le danger de la fonte des neiges et des glaces. Le coup d’envoi a d’ailleurs été donné depuis Tromsoe, dans le nord de la Norvège. De la Suisse à l’Himalaya en passant par la Sibérie ou l’Amérique latine, les glaciers reculent et les chutes de neige deviennent aléatoires. Les régions polaires se réchauffent déjà trois fois plus vite que la moyenne mondiale. Mais pendant que la Journée mondiale de l’environnement était marquée par de nombreuses manifestations symboliques, les principaux dirigeants de la planète, réunis pour le sommet du G8 en Allemagne, n’arrivaient pas à se mettre d’accord sur une réduction chiffrée des émissions de gaz à effet de serre. Tous les pays souhaitaient s’engager sur une baisse de 50 % des émissions mondiales d’ici 2050, pour contenir le réchauffement à deux degrés supplémentaires. Mais l’opposition des seuls Etats-Unis a fait capoter cet engagement. L’unanimité étant la règle au G8, le communiqué final s’est contenté de préciser que « les émissions de gaz à effet de serre doivent cesser d’augmenter et ensuite être réduites de façon substantielle ». Des termes vagues, sans calendrier ni contraintes chiffrées, alors que les huit pays présents au sommet émettent 40 % des gaz à effet de serre dans le monde. Le Vatican se convertit aux énergies renouvelables (MFI) Le Pape Benoît XVI a, paraît-t-il, toujours exprimé des préoccupations écologiques. La rénovation d’un des bâtiments du Saint-Siège va être l’occasion de les mettre en pratique. Les dalles en ciment du toit de la salle Paul VI – utilisée pour les audiences papales en hiver – vont être remplacées par des panneaux solaires. Grâce au climat clément de Rome, le toit fournira assez d’énergie pour chauffer, climatiser et éclairer cet auditorium de 6 300 places. « Comme la salle n’est pas utilisée tous les jours, l’énergie excédentaire sera injectée dans le réseau électrique du Vatican pour être utilisée dans d’autres bâtiments », a expliqué l’ingénieur en charge des travaux. Le Vatican envisage de renouveler l’opération sur d’autres toits, mais les monuments historiques – cet auditorium n’a été construit qu’en 1969 – ne seront évidemment pas concernés. Le service de presse du Saint-Siège rappelle que, dans plusieurs de ses discours, le Pape a regretté « l’utilisation déséquilibrée de l’énergie » et a appelé les chrétiens à s’unir pour « prendre soin de la Création sans gaspiller les ressources ». Les glaciers de l’Himalaya menacés par le réchauffement climatique (MFI) Le réchauffement climatique accélère la fonte des 32 000 kilomètres carrés de glaciers qui recouvrent l’Himalaya. Tous les glaciers sont en voie de disparition, à un rythme plus ou moins rapide. Ainsi le Gangotri, un lieu de pèlerinage hindou qui alimente le Gange, recule-t-il de 23 mètres par an. De son côté, le Bara Shigri, un des plus importants glaciers d’Inde, disparaît de 36 mètres annuellement. Ce sont des photos satellites prises par l’Isro, l’Organisation indienne de recherche spatiale, qui ont permis de constater le phénomène. « Les glaciers de moins d’un km², avec une diminution moyenne de 38 %, sont les plus vulnérables. Quant aux grands glaciers, ils se fragmentent en différents blocs. Non seulement les glaciers fondent, mais avec un hiver tardif et de moindres précipitations, ils ne disposent plus du temps et des moyens de se reconstituer », explique Anil Kulkarni, un glaciologue attaché à l’Isro. La fonte des glaciers de l’Himalaya va, dans un premier temps, augmenter le débit des fleuves. D’où des risques de crues dévastatrices pour les cultures et les habitations de la vallée du Gange, qui abrite 300 millions d’Indiens. Dans un second temps, une fois les glaciers fondus, trois des plus grands fleuves sacrés du sous-continent, le Gange, l’Indus et le Brahmapoutre, ne seront plus alimentés. Or le seul Gange, dont 80 % des ressources en eau proviennent de la fonte des glaciers, assure l’irrigation de régions représentant le tiers des revenus agricoles du pays. Dans un récent rapport, le Groupe international d’experts sur l’évolution du climat (Giec) avait émis l’hypothèse que les fleuves indiens puissent devenir saisonniers, secs en hiver et remplis après la mousson l’été. Le Fonds mondial pour l’environnement (WWF, selon son acronyme anglais) se prépare à une telle éventualité. « Nous allons expérimenter des programmes dans deux villages riverains du Gange afin d’aider les paysans à adapter leurs méthodes de culture, en cas de crue puis de décrue du fleuve », raconte Prakash Rao, le délégué du WWF en Inde. Outre l’agriculture, la production hydroélectrique et les ressources en eau potable pourraient être affectées par cette fonte des glaciers de l’Himalaya. L’échéance reste encore lointaine cependant : pas avant 2050. | |||
| Jean Piel | |||
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