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| 14/08/2007 | |||
| Chronique Environnement | |||
| L’agriculture ivoirienne menacée par le réchauffement climatique (MFI)La production agricole de type pluvial (cacao, coton, riz…) aurait diminué de moitié ces dix dernières années en Côte d’Ivoire en raison du changement climatique. C’est du moins ce qu’a affirmé Yo Tiémoko, directeur du Centre national ivoirien de recherche agronomique, lors d’une conférence internationale organisée sur le sujet à Abidjan. « C’est une menace pour la sécurité alimentaire du pays. Les pluies sont de plus en plus faibles, et leur régime aléatoire » a-t-il insisté. « La déforestation et l’industrialisation dues à l’homme aggravent les dérèglements climatiques. Ces derniers sont en train de devenir des facteurs de pauvreté durable » a, pour sa part, souligné André Carvalho, le directeur local du Pnud, le programme des Nations unies pour le développement. Les paysans ivoiriens ont des difficultés croissantes à cultiver leurs terres, le climat étant de plus en plus imprévisible. « 38% des Africains vivent dans l’extrême pauvreté. Le réchauffement risque de précariser encore les conditions de vie » a déclaré Yo Tiémoko. La culture du cacao - principale source de revenus du pays puisqu’elle fait vivre 6 des 15 millions d’Ivoiriens - est également menacée par le changement climatique du fait de l’apparition de nouvelles maladies qui attaquent les plantations. Se pratiquant en zone forestière, la culture du cacao est aussi confrontée à la déforestation due au commerce du bois. La disparition du dauphin blanc (MFI)L’industrialisation et l’urbanisation de la Chine ont probablement entraîné l’extinction du dauphin blanc, un dauphin d’eau douce qui vivait dans le fleuve Yangtsé. Appelé le baiji en chinois, ce cétacé existait depuis vingt millions d’années. Des recherches menées pendant six semaines par des scientifiques chinois, américains et britanniques n’ont pas permis d’en repérer un seul. « Cela signifie que l’espèce est très probablement éteinte. Ce n’est pas sûr à 100%, mais au moins à 95% » a déclaré Wang Ding, de l’Académie des sciences du Wuhan. La dernière fois qu’un dauphin blanc a été observé dans le Yangtsé remonte à janvier 2005. En 1997, une expédition avait permis d’en repérer treize. Leur nombre était estimé à 6 000 en 1950. Pour Sam Turvey, de la Société de zoologie de Londres « le dauphin blanc a probablement été victime de la pollution dévastatrice du Yangtsé en raison des nombreuses usines qui le bordent, victime aussi de la pêche illégale, notamment à l’explosif, ainsi que du fort trafic fluvial qui perturbe son sonar. » La construction du barrage des Trois Gorges n’a rien arrangé, contribuant à la disparition de l’habitat naturel du dauphin, reconnaissable à son long bec spatulé et à sa peau claire. Comme le souligne Sam Turvey : « L’extinction d’une espèce animale est toujours une honte pour l’homme. C’est une tragédie aussi. Il s’agit de la première extinction d’un grand vertébré depuis cinquante ans, et la première espèce de cétacés à disparaître à cause de l’activité humaine. Cela prouve que l’homme doit prendre toutes ses responsabilités en tant que gardien de la planète. » De son côté, le Fonds mondial pour la nature (WWF) souligne que la disparition du baiji, animal considéré comme d’essence divine par les Chinois, est inquiétante aussi pour l’homme car elle prouve la mauvaise qualité sanitaire d’une eau utilisée tous les jours par des millions de riverains du fleuve. La marée noire en partie nettoyée au Liban (MFI)Le 13 juillet 2006, aux premiers jours de l’offensive israélienne contre le Hezbollah libanais, des obus frappent la centrale électrique de Jiyé, au sud de Beyrouth, perçant les réservoirs de pétrole. 15 000 tonnes d’hydrocarbures se répandent alors en mer, souillant 150 kilomètres de côtes. Il s’agit de la plus grave marée noire jamais survenue dans la région. Un an après, la mer est suffisamment propre pour que les vacanciers se baignent. A en croire Berge Hatjian, le directeur libanais de l’Environnement : « Les travaux de dépollution ont coûté 150 millions de dollars, financés essentiellement par les Etats-Unis et le Japon. Les dégâts causés à l’environnement sont estimés, eux, à 167 millions de dollars. » Malgré ces progrès, plusieurs sites rocheux restent pollués, et des organisations écologistes locales mettent en garde contre les conséquences à long terme de la marée noire. Les fonds marins autour du site antique de Byblos, classé au patrimoine mondial de l’humanité, sont toujours souillés. « Aucun état des lieux exhaustif n’a été effectué. Deux agences de l’Onu ont rendu des conclusions contradictoires : l’une affirmant que les dégâts étaient limités ; l’autre présentant la marée noire comme un désastre à long terme. Par ailleurs, les travaux de dépollution n’ont toujours pas commencé dans plusieurs endroits » dénonce Fadwa Kallab, de l’association Byblos Ecologia. Une deuxième phase de nettoyage devrait avoir lieu d’ici à la fin de l’année. | |||
| Jean Piel | |||
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