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| 02/10/2007 | |||
| Chronique Environnement | |||
| Menaces sur le delta du Nil et pénuries d’eau (MFI) A en croire une étude réalisée par la Banque mondiale, le réchauffement climatique pourrait forcer des millions d’Egyptiens à abandonner leur foyer d’ici la fin du siècle, et affecter durablement une région qui est le centre agricole du pays des Pharaons. Le delta du Nil ne représente que 2,5 % de la superficie de l’Egypte, mais abrite 35 % de sa population, soit environ 28 millions de personnes. Il subit déjà les conséquences de la construction, dans les années soixante-dix, du barrage d’Assouan ; un barrage qui, certes, permet de produire de l’électricité et de contrôler les crues du Nil, mais qui empêche aussi l’apport de limon, de sédiments nutritifs et du sable à même de freiner l’érosion des berges. Le réchauffement climatique représente une menace supplémentaire. Selon la Banque mondiale, si rien n’est fait, les eaux s’élèveront dans le delta de 30 centimètres, d’où l’inondation des berges et le départ forcé des habitants qui sont actuellement toujours plus nombreux à s’installer dans la région. Le delta du Nil – dont l’écosystème est unique et fragile – assure la moitié des récoltes nationales de riz, de blé et de bananes. Certes, cette menace est à très long terme. Ce qui inquiète aujourd’hui les Egyptiens, ce n’est pas le risque d’inondation, mais au contraire les pénuries d’eau. En août, plusieurs manifestations ont eu lieu dans les grandes villes du pays contre le manque d’eau potable. Le déficit est estimé en effet à 20 milliards de mètres cubes par an. Un déficit dû, selon les experts, à l’explosion démographique – un bébé naît toutes les 23 secondes – alors que les infrastructures ne suivent pas. Un plan de 130 millions d’euros a été adopté par les autorités du Caire pour construire de nouvelles canalisations, des centaines de puits et des stations d’épuration. Mais il mettra des années à être totalement mis en œuvre. La Méditerranée va mal (MFI) Dans un récent rapport, Greenpeace s’alarme de la pollution de la Méditerranée. On y recense en effet 10 grammes d’hydrocarbures par litre et près de 33 résidus flottants par mètre carré d’eau de mer. « Les plastiques sont les ordures les plus répandues et sont responsables de la plupart des maux dont souffrent les animaux marins, en particulier les oiseaux », écrit l’organisation écologiste. Quant aux résidus liquides, ils s’avèrent tout aussi préoccupants que les bouteilles et autres sacs plastiques. « Chaque année, 400 000 tonnes d’hydrocarbures sont déversées illégalement dans la Méditerranée. Les rejets routiniers, les dégazages discrets des navires sont bien plus préoccupants que les grandes marées noires », insiste Ricardo Aguilar, le directeur d’Oceana, une Ong espagnole, co-rédactrice du rapport avec Greenpeace. Conclusion : la Méditerranée serait la mer la plus polluée du monde. Peu surprenant quand on sait qu’elle est sillonnée par 30 % des navires marchands de la planète et 20 % des pétroliers, soit 12 000 bateaux par an. En outre, le pourtour méditerranéen compte 150 millions d’habitants et voit affluer chaque année 200 millions de touristes. Les zones les plus atteintes seraient les eaux territoriales françaises, espagnoles et italiennes. Une étude de l’Union européenne note cependant que l’essentiel de la pollution de la Méditerranée provient des terres, à savoir les eaux usées des villes, des industries et des exploitations agricoles qui sont déversées dans la Mare nostrum. Le Canada contre le boycott des produits du phoque (MFI) Après l’Italie en 2005, la Belgique vient d’interdire l’importation et la commercialisation de tous les produits dérivés du phoque. La France, l’Allemagne et les Pays-Bas envisagent d’adopter la même mesure. En dehors de l’Union européenne, les Etats-Unis, le Mexique et la Croatie imposent déjà ce boycott. De quoi provoquer la colère du Canada, premier exportateur de produits issus du phoque (huile, peau, plats culinaires…). Les autorités canadiennes ont donc décidé de saisir l’Organisation mondiale du commerce. « Il est dommage d’en arriver à de tels extrêmes, mais cet embargo va à l’encontre des règles de l’OMC », a déclaré Peter McKay, le ministre canadien des Affaires étrangères. Selon lui, le boycott vient de la pression des mouvements écologistes américains sur les élus du Congrès. Récemment, Washington a en effet exigé la fin de la chasse aux bébés phoques au Canada. Selon Peter McKay : « Nous sommes un pays civilisé. Nous ne tuons pas les animaux de façon sauvage. Il s’agit de chasse, et les phoques ne sont pas une espèce menacée. » | |||
| Jean Piel | |||
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