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| 08/01/2008 | |||
| Chronique Environnement | |||
| L’Afrique, oubliée de la lutte contre le réchauffement (MFI) « L’Afrique est le continent oublié dans la lutte contre le réchauffement climatique. Or elle a particulièrement besoin d’aide. » C’est ce qu’a déclaré Yvo de Boer, le secrétaire exécutif de la Convention sur le changement climatique de l’Onu, dans une interview à l’agence Reuters. Selon lui, les grands pays émergents, comme l’Inde ou la Chine, ont reçu d’importants soutiens de la part des pays industrialisés pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Des soutiens qui ont notamment pris la forme d’investissements dans des éoliennes ou des barrages hydroélectriques. L’Afrique n’a pas bénéficié de la même attention malgré la multiplication des sécheresses, la désertification, la hausse du niveau des mers et l’expansion de maladies associées. « Les dégâts prévus en Afrique justifieraient à eux seuls une action internationale spécifiquement destinée au continent dans la lutte contre le réchauffement », ajoute Yvo de Boer. Selon les experts, entre 75 et 250 millions d’Africains souffriront d’un appauvrissement des ressources en eau d’ici 2020. Les surfaces occupées par les terres arides devraient augmenter de 8 % d’ici 2050, et le changement climatique amputer de 10 % le PIB du continent d’ici la fin du siècle. La moitié des ressources pétrolières serait épuisée (MFI) La moitié des ressources pétrolières serait épuisée : c’est du moins que ce qu’affirme Energy Watch Group, une association de scientifiques créée par le député vert allemand, Hans-Josef Fell. Une déclaration qui intervient alors que l’or noir a dépassé les 100 dollars le baril. Selon EWG, le pic pétrolier, le moment où la moitié des réserves de brut de la planète a été épuisée, a été atteint en 2006. Depuis, l’extraction de pétrole est sur une pente déclinante de 3 % par an. En 2030, la production pétrolière ne sera que de 39 millions de barils par jour contre 81 millions aujourd’hui. Les réserves prouvées ne seraient pas actuellement de 1 200 milliards de barils, mais de 854 milliards ; une différence due à l’optimisme excessif des principaux producteurs du Moyen-Orient. « Nos prévisions sont exactes. Nous avions déjà annoncé sans nous tromper que le pic d’extraction en Mer du Nord serait atteint en 2000. Le monde est au début d’un changement économique structurel. Il est désormais impératif de renforcer l’efficacité énergétique et d’investir dans les énergies renouvelables », affirme Jörg Schindler, l’un des dirigeants d’EWG. Ces prévisions alarmistes sont cependant contestées. Plusieurs experts rappellent que le niveau exact des réserves pétrolières est invérifiable. En outre, ce scénario d’EWG sous-estime les progrès des techniques de forage et n’envisage pas la possible découverte de nouveaux champs pétrolifères. Alerte face à la mort blanche des coraux (MFI) Six pays d’Asie du Sud-Est et du Pacifique ont adopté une politique commune pour lutter contre la destruction croissante des coraux. Une initiative soutenue par le Fond mondial pour la nature (WWF). Le corail perd d’abord sa couleur éclatante, puis se calcifie en un squelette blanc et fragile, avant de se désagréger. Au banc des accusés : le réchauffement climatique. « Le corail abrite des millions d’algues unicellulaires, dont les pigments lui donnent ses couleurs vives. Ces micro-algues ne supportent pas l’élévation en cours de la température des océans. Elles meurent, et c’est pourquoi le corail se décolore avant de se briser. D’où l’expression de mort blanche », explique Jen Veron, l’un des meilleurs spécialistes au monde du corail. Selon ce biologiste américain, « le corail est le premier écosystème vraiment important destiné à disparaître en raison du changement climatique ». La mort des coraux a des conséquences immédiates sur la vie marine. Les poissons ont en effet besoin des structures coralliennes pour se cacher, se nourrir et se reproduire. La mort de coraux menace donc la survie de certaines espèces et, au-delà, toute la chaîne alimentaire qui conduit jusqu’à l’assiette des consommateurs. Le réchauffement climatique cependant n’est pas seul en cause ; la pollution et la surpêche sont aussi montrées du doigt. Face à cette menace, six pays ont donc décidé d’agir de concert, en créant des zones maritimes protégées et en sensibilisant les pêcheurs : l’Indonésie, les Philippines, le Timor oriental, la Malaisie, la Papouasie Nouvelle-Guinée et les îles Salomon. Six pays qui représentent 2 % de la surface des océans, mais 53 % des récifs coralliens du monde. | |||
| Jean Piel | |||
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