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| 05/02/2008 | |||
| Chronique Environnement | |||
| Des antilopes tchèques pour l’Afrique (MFI) Lili, Demi et Mek, trois antilopes femelles nées dans le zoo de Dvur-Kralove-Nad-Labem (République tchèque), vont bientôt retrouver la liberté au Swaziland, très précisément dans la réserve de Mlilwane. Cela dans le cadre d’un programme de réintroduction d’espèces menacées en Afrique. Le zoo offre gratuitement les animaux, mais le transport et le suivi vétérinaire sont pris en charge par une ONG sud-africaine, Back to Africa. « Cela représente un changement important pour ces antilopes. Ici, elles sont habituées à ce qu’on les appelle pour le repas », souligne leur soigneur. Les animaux seront d’ailleurs d’abord installés dans un vaste enclos de Mlilwane, avant d’être relâchés dans la réserve. La dernière antilope roane du Swaziland a été tuée par un piège en 1961. L’espèce en voie de disparition survit aujourd’hui dans quelques réserves en Afrique du Sud, au Kenya, au Rwanda et dans des zoos européens. Dans ce type de programme de réintroduction, les femelles revêtent une importance primordiale puisque le troupeau se forme autour d’un seul mâle dominant. Le zoo de Dvur-Kralove-Nad-Labem envisage d’élargir ce programme de réintroduction d’espèces menacées à d’autres animaux, notamment au rhinocéros. Le principal obstacle aujourd’hui est l’organisation du transport pour des bêtes aussi grosses. La fonte des glaces de l’Antarctique s’accélère (MFI) 192 milliards de tonnes de glaces : c’est ce qu’a perdu l’Antarctique pour la seule année 2006. La réduction de la calotte glaciaire semble donc se précipiter. C’est du moins ce qui ressort des travaux d’Eric Rignot, océanographe auprès de la Nasa, publiés dans la revue Nature Geoscience. Pour être précis, la partie orientale de l’Antarctique – ou pôle Sud – n’a quasiment pas perdu de glace ; toutes les pertes viennent de l’ouest de ce continent, le plus froid, le plus sec et le plus venteux au monde. La fonte des glaces s’est accélérée de 140 % ces dix dernières années, selon Eric Rigot. Traduit en élévation du niveau moyen des océans, cette fonte de la calotte antarctique correspond à une hausse des mers de 0,54 mm par an, soit près de trois fois l’estimation retenue par le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution des climats (GIEC). « Si on additionne les contributions du Groenland et de l’Antarctique, la fonte des glaces compte pour environ 30 % dans la hausse actuelle du niveau des océans », insiste Eric Rignot qui rappelle que le réchauffement des pôles est deux fois plus rapide que celui de l’ensemble de la planète. Cette accélération de la fonte de l’Antarctique va-t-elle se poursuivre ? C’est impossible à savoir. « Le phénomène est peut-être transitoire ; il va peut-être s’accentuer ou au contraire se ralentir. L’écoulement des glaciers dans la mer est impossible à prévoir à long terme », explique Eric Rignot. Le secteur aérien entend limiter son impact sur l’environnement (MFI) Le ministre français de l’Ecologie, Jean-Louis Borloo, a signé une convention avec l’ensemble des acteurs du secteur aérien – industriels, compagnies, aéroports – par laquelle ces derniers s’engagent à maîtriser leur impact sur l’environnement. La convention comporte des objectifs précis en matière de réduction des gaz à effet de serre et de limitation des nuisances sonores. Présentée comme une suite du Grenelle de l’environnement (2007), cette convention ne fait en réalité qu’entériner une politique menée par le secteur aérien depuis plusieurs années. La lutte contre la pollution sonore des avions est engagée depuis longtemps par de nombreuses municipalités dans le monde. Quant à des avions qui consomment moins de kérosène, c’est le souhait des compagnies aériennes qui espèrent réduire leurs coûts au moment où le baril de pétrole flirte avec les 100 dollars. Limiter l’impact sur l’environnement du secteur aérien passera d’ailleurs obligatoirement par un renouvellement de la flotte des compagnies : aujourd’hui, 20 % des avions les plus anciens représentent 60 % des émissions de CO2. Cette convention signée par Jean-Louis Borloo ne retient pas par contre deux revendications défendues par les associations écologistes : la fin des subventions aux compagnies low-cost et la création d’une taxe sur le kérosène sur les lignes intérieures faisant concurrence au TGV. | |||
| Jean Piel | |||
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