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18/08/2008
Chronique environnement

La moitié des espèces de singe menacée d’extinction

(MFI) « Les primates sont dans une situation dramatique. Ces animaux, qui sont les plus proches cousins de l’homme, sont les plus menacés de tous ». Tel est le cri d’alarme de Jean-Christophe Vié, directeur adjoint de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Selon une étude de cette organisation, 48 % des 634 espèces de singes sont en danger d’extinction ; certes à des degrés divers, qui varient de « vulnérable » à « en danger critique ».
En Afrique, 37 % des espèces que l’on croise sont menacées ; un pourcentage inquiétant quand on sait que Madagascar seule abrite 92 espèces de primates. De même, le massacre, à l’été 2007, de gorilles de montagnes dans le parc national des Virunga, en RDC, remet en danger une espèce que l’on pensait tirée d’affaire grâce à la mobilisation de primatologues de plusieurs pays. Deux espèces africaines pourraient même être éteintes : le colobe bai de Bouvier et le colobe bai de Miss Waldron’s Red Colobus.
Néanmoins, c’est en Asie que les singes sont les plus menacés, notamment au Cambodge, au Laos, au Vietnam, en Indonésie et en Chine. « La déforestation est la première cause de mise en danger des animaux. Quand leur habitat a disparu, ils n’ont plus de chance de survie », explique Jean-Christophe Vié. Mais les singes sont aussi de plus en plus souvent chassés, soit pour être mangés, soit pour être utilisés en médecine traditionnelle chinoise. Certains sont capturés pour devenir des animaux de compagnie.
Néanmoins, tout espoir de sauver les primates n’est pas perdu. « Je ne suis pas pessimiste. Nous connaissons les techniques pour protéger les singes ; nous savons ce qu’il faut faire. Ce qui nous manque pour réussir, ce sont des moyens financiers et humains », souligne Russel Mittermeier, l’un des dirigeants de l’UICN. Preuve que cet optimisme est parfois justifié : au Brésil, le tamarin-lion doré et le tamarin-lion noir appartiennent aujourd’hui, après un long programme de protection, à la catégorie « vulnérable » alors qu’ils étaient en danger d’extinction il y a quelques années.

La crise des déchets partiellement résolue à Naples

(MFI) Il y a quelques mois, la grande ville du sud de l’Italie croulait sous les tas d’immondices jamais ramassés. En pleine campagne pour les élections législatives, l’affaire avait pris une tournure politique. La mafia – qui contrôle la gestion des déchets – était aussi au banc des accusés. On a compté jusqu’à 700 000 tonnes d’ordures non-ramassées, et la population, excédée, mettait parfois le feu à des tas d’immondices, avec tout le danger que cela représente au plan sanitaire.
Fin juillet, le chef du gouvernement, Silvio Berlusconi, a déclaré que le problème était résolu : « Naples est redevenu une ville propre ». Depuis le mois de mai, en effet, une dizaine de décharges ont été ouvertes, parfois protégées par l’armée contre les manifestations hostiles des riverains. Quatre incinérateurs sont également en cours de construction ; le premier devrait être opérationnel en janvier prochain. « L’Etat joue à nouveau son rôle d’Etat. L’autorité est rétablie dans la ville », s’est félicité Silvio Berlusconi, qui avait fait du règlement de cette crise l’une de ses priorités.
Il Cavaliere – comme on surnomme le Premier ministre italien – a cependant reconnu qu’une solution définitive à la gestion des déchets à Naples exigerait encore plusieurs années. Cela suppose notamment un vrai système de retraitement des ordures. « Silvio Berlusconi triomphe un peu rapidement. Certes, la situation s’est améliorée dans Naples. Mais le problème a en fait été déplacé. Dans la banlieue lointaine, des milliers de tonnes d’immondices sont dispersées et jamais ramassées. La situation est catastrophique », dénonce, pour sa part, Roberto Della Seta, un sénateur d’opposition.

Sous les pavés, la plage

(MFI) Une rue de Hengelo, une petite commune des Pays-Bas, va être partiellement recouverte de pavés purifiant l’air, afin de lutter contre la pollution. Inventés par des scientifiques de l’université de Twente, ces pavés contiennent du dioxyde de titane qui transforme le gaz carbonique émis par les voitures en nitrates inoffensifs pour l’atmosphère. Mais il faut pour cela qu’il pleuve sur ces pavés. Un événement climatique pas si rare aux Pays-Bas. « Une bonne pluie et tout est propre ; l’air est purifié », commente l’un des inventeurs du processus.
Ces « paves purifiants » sont encore au stade expérimental. C’est pourquoi la moitié de la rue sera recouverte de ces pavés, et l’autre moitié laissée en l’état. Dans quelques mois, des tests de qualité de l’air seront effectués pour vérifier l’efficacité du système. « Si les tests se révèlent positifs, ces pavés pourront être utilisés dans tout le pays, et contribuer à l’amélioration de l’air sans coût supplémentaire pour les citoyens », se félicite le maire de Hengelo.

Jean Piel

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