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| 26/05/2006 | |||
| Chronique Omnisports | |||
| Athlétisme Olusoji Fasuba, la nouvelle merveille nigériane du 100 m (MFI) Dans la foulée de l'Américain Justin Gatlin, nouveau recordman du monde du 100 m le 12 mai dernier à Doha, le Nigérian Olusoji Adetokunbo Fasuba avec un temps de 9"84 a battu le vieux record d'Afrique (9"86), datant de près de dix ans et détenu par le Namibien Frankie Fredericks. Cet athlète nigérian, avant sa deuxième place des derniers Jeux du Commonwealth, était plus considéré comme un membre d'un collectif (l'équipe de relais de son pays, médaille de bronze des JO d'Athènes) que comme une individualité capable de battre des records. La progression de Fsuba est fulgurante, car son meilleur chronomètre était de 10'09. Un bond impressionnant de 25 centièmes de seconde. On lui prédit un avenir plus radieux que la plupart des sprinters nigérians de ces vingt dernières années. Fasuba, qui aura 22 ans au mois de juillet, est né en Jamaïque d’une mère jamaïcaine et d'un père nigérian. Sa mère se trouve être la sœur de Don Quarrie, le célèbre champion olympique du 200 m de 1976. Le nouveau recordman d'Afrique est le petit ami de Ngozi Nwokocha, une championne nigériane sur le 400 m. Kouassi Guesdet Basket Une dizaine de joueurs font en France la fierté du basket ivoirien (MFI) Une dizaine de joueurs ivoiriens ont évolué la saison écoulée sous les couleurs des clubs français de l'élite (Pro A et Pro B). On relève notamment Ali Traoré (Roanne), Alain Koffi (Le Mans) ou Lassina Fofana (Evreux). Ils ont d'illustres devanciers en France comme Dié Drissa ou Marc M'Bahia, deux joueurs qui ont laissé de bons souvenirs au Cercle Saint-Pierre de Limoges ou les Franco-Ivoiriens Richard Dacoury ou Alain Digbeu. D'autres joueurs ivoiriens jouent à l'étranger. On en recense près d'une vingtaine dans les universités américaines. La sélection ivoirienne, deux fois championne d'Afrique (1980 et 1985), ne tire pas profit de cette élite expatriée. Elle a occupé un rang peu flatteur lors des trois derniers championnats continentaux. Huitième sur douze en 2001, les « Eléphants » basketteurs se sont classés 11ème en 2003 et 10ème en 2005. K.G. Omnisports Quatorze athlètes sierra-léonais demandent l'asile en Australie (MFI) Quatorze des vingt-deux sportifs de Sierra Leone ont décidé de demander l'asile politique à l'Australie après les récents Jeux du Commonwealth. Pour les filles, c'est la peur des mutilations génitales qui les oblige à demander l'asile en Australie. Quant aux garçons, ils redoutent d'être enrôlés de force dans l'armée de leur pays pour aller se battre contre des rebelles. Le gouvernement sierra-leonais a saisi les autorités australiennes pour leur signifier que ces arguments n'étaient pas valables. En 2002, après les Jeux du Commonwealth à Manchester, 21 des 30 athlètes sierra léonais étaient restés en Angleterre. Le phénomène des athlètes africains qui disparaissent après les compétitions dans les pays occidentaux ou qui faussent compagnie à leurs encadreurs lors de transits dans les aéroports européens est devenu banal. C'est la raison pour laquelle dans les pays de l'Afrique subsaharienne, les consulats européens rechignent de plus en plus à accorder des visas aux sportifs de ces pays. K.G. Football Les choix contestés des pays candidats à l'organisation de la CAN 2010 (MFI) L'Angola, le Gabon et la Guinée équatoriale (en co-organisation), la Libye et le Nigeria sont les quatre candidatures acceptées par la Confédération africaine de football (CAF) pour l'organisation de la Coupe d'Afrique des Nations en 2010. Les candidatures du Mozambique, de la Namibie, du Sénégal et du Zimbabwe sont passées à la trappe. Si les candidatures du Sénégal et du Zimbabwe ont été jugées peu convaincantes, en revanche celles de la Namibie et du Mozambique étaient bien ficelées aux yeux de nombreux observateurs. Le Mozambique, particulièrement, avait dépêché au Caire une trentaine de délégués, dont quatre ministres pour défendre son dossier. Comme pour l'attribution des Jeux olympiques ou de la Coupe du monde, le choix du pays organisateur de la Coupe d'Afrique des Nations donne lieu à du lobbying, parfois pas toujours « sportif », selon certains délégués. K.G. Athlétisme : Le retour de Marion Jones (MFI) Il ne s’agissait que du soixante-quinzième temps de sa carrière sur 100 m. Mais ses 11’’06 réalisées le 13 mai dernier à Vera Cruz, au Mexique, sont pourtant loin d’être anecdotiques. Depuis la naissance de son fils, en juin 2003, l’Américaine a, en effet, accumulé les déceptions sportives et, surtout, les ennuis avec la justice dans le cadre de l’affaire BALCO, l’un des employés de ce laboratoire, Victor Conte, affirmant lui avoir fournit des produits dopants durant plusieurs années. En février dernier, alors que Jones réclamait 25 millions de dollars de réparation à ce dernier, les deux parties ont finalement trouvé un accord financier, qui a mis fin aux procédures judiciaires. Après onze mois d’absence et pour seule repère un médiocre chrono 2005 de 11’’28, on comprend que cette petite mise en jambes mette Marion Jones en joie. «Je vais maintenant rentrer à la maison et me préparer pour mon prochain meeting, quel qu’il soit.», a déclaré l’Américaine. Sous-entendu, celui qu’elle trouvera. Car depuis l’explosion du scandale BALCO, il y a deux ans, l’Américaine était devenue la paria des meetings européens. Mais les choses s’oublient vite dans les affaires. Aujourd’hui, la ville d’Hengelo, aux Pays-Bas, souhaite l’accueillir, tout comme d’autres villes telles que Paris. Matthias Rimane Football : Ronaldinho, le joueur le plus riche du monde (MFI) Ce n’est pas une surprise. A quelques semaines du Mondial, chaque mois lui amène de nouveaux partenaires. Les 23 millions d’euros que touche annuellement Ronaldinho, selon les estimations du magazine France Football, devraient donc être dépassés en 2006. Jouissant d'un nouveau contrat avec le Barça (710 000 euros par mois) et d'une dizaine de sponsors, la star brésilienne devance l'Anglais du Real Madrid, David Beckham, (18 millions d’euros), leader de ce classement depuis trois ans. Le Brésilien Ronaldo, son coéquipier du Real (17,4 millions d’euros), est troisième, avec des revenus qui ont plus que doublé depuis 1999, année où il était pourtant premier du classement. Au pied du podium, l'attaquant anglais de Manchester United, Wayne Rooney se classe quatrième, avec 16,1 millions de revenus, devant l’Italien Christian Vieri (Monaco, 16 millions) et Zinédine Zidane (Real Madrid, 15 millions). On notera que les trois joueurs les plus riches du monde évoluent en Espagne et que neuf des vingt premiers du classement évoluent en Premier League. Chez les entraîneurs, le mieux payé du monde est le Portugais Jose Mourinho (Chelsea), avec 10,9 millions d'euros de revenus, suivi du sélectionneur de l'équipe d'Angleterre Sven-Goran Eriksson (6,9 millions), d'Alex Ferguson (Manchester United, 5,95 millions), de Claudio Ranieri (ex-Valence, 5,3 millions) et d'Arsene Wenger (Arsenal, 4,5 millions). M.R. Athlétisme : Arrêté, Montgomery s’enfonce (MFI) Décidément, la vie prend des chemins tortueux pour le recordman du monde déchu du 100 m, Tim Montgomery. Alors que son ex-compagne Marion Jones retourne sur les pistes, le sprinter américain a été arrêté, fin avril, par les services des douanes et de l’immigration de Norfolk (Virginie), pour fraude bancaire ! Selon le procureur fédéral de New York, Michael Garcia, l’ancien compagnon de Marion Jones est poursuivi dans le cadre d’une affaire de blanchiment d’argent et d’escroquerie bancaire portant sur un total de 5 millions de dollars (4 millions d’euros). Un grand jury fédéral new-yorkais a mis en examen le sprinteur, son entraîneur Steve Riddick et douze autres personnes dans cette affaire. Le 10 février dernier, Riddick avait d’ailleurs été détenu pendant deux semaines pour avoir déposé sur ses comptes trois chèques falsifiés d’un montant total de 905 000 dollars (724 000 euros). Montgomery est lui directement accusé d’avoir encaissé trois chèques falsifiés d’un total de 775 000 dollars (620 000 euros) et d’avoir empoché en plus 20 000 dollars (16 000 euros) en tant qu’intermédiaire. La majeure partie de cet argent était blanchie via une entreprise de café détenue par un couple de New-Yorkais. Montgomery avait été suspendu deux ans pour prise de produits dopants, en décembre dernier, dans le cadre du scandale BALCO. Il avait également été déchu de toutes ses performances postérieures au 31 mars 2001, dont le record du monde du 100 m (9’’78) établi le 14 septembre 2002 à Paris, et avait annoncé dans la foulée qu’il prenait sa retraite. M.R. Football : la FIFA en pleine forme financière (MFI) Vu les manipulations comptables parfois étranges qui ont été faites par la FIFA pour éviter la faillite - suite à celle de son ancienne agence marketing ISL, elle même déclarée en faillite en 2001 -, il faut prendre en compte ces chiffres prudemment. En tout cas, officiellement, la FIFA se porte très bien avec des revenus de 555 millions d’euros en 2005, provenant à 86% des contrats commerciaux et des droits de retransmissions télévisées. Le bénéfice net est établi à 136 millions d’euros. Mieux, la FIFA annonce trôner sur 293 millions de cagnotte. Dans cette manne, les fonds alloués au développement du football dans le monde par le projet GOAL (qui vient de fêter l’ouverture de son centième centre à Dakar) se montent à 46,5 millions de francs suisses. En 2005, cent soixante seize pays ont bénéficié d’une aide financière qui ne peut excéder 400 000 dollars. De plus, en vertu du programme d’assistance, les 207 fédérations membres, qui avaient reçu un million de dollars entre 1999 et 2002, ont reçu la même somme pour le cycle 2003-2006 afin, toujours, de financer le développement du football. On se souvient que ces deux modes de reversement, inaugurés par le président Sepp Blatter après son accession à la tête de la FIFA en 1998, avaient été très critiqués comme un moyen d’acheter des voix pour son élection… M.R. | |||
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