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MFI HEBDO: Sport Liste des articles

23/06/2006
Chronique Omnisports

Wilfred Bungei, star kényane du 800 m

(MFI) En 1998, les championnats du monde d’athlétisme juniors d’Annecy révèlent un jeune athlète kényan de 18 ans, Wilfred Bungei qui remporte la médaille d’or de l’épreuve du 800 m. En 2001, montée en puissance chez les grands où il décroche la médaille d’argent des championnats du monde d’Edmonton. Deux ans plus tard, en pleine forme quelques mois après son meilleur chronomètre de 1.42.34 à Rieti (Italie), il contracte une pneumonie à la veille des Championnats du monde de Paris. Celui que les spécialistes voyaient comme un grand « crack » passe ensuite à côté des grands rendez-vous des Jeux olympiques de 2004 et des Mondiaux de 2005. Il n’est pas présent sur les podiums, même s’il parvient chaque fois en finale. Sa récente victoire en mars dernier à Moscou, avec la médaille d’or des championnats du monde, est à même de relancer la carrière de cet athlète. Bungei a un autre membre de sa famille avec qui il s’est parfois retrouvé en concurrence sur la même distance. Il s’agit du recordman du monde qui est son cousin, le Danois d’origine kenyane Wilson Kipketer, qui vient de remiser les pointes.

Kouassi Guesdet


Said Aouita, l’ancienne vedette marocaine du demi-fond très sollicité au Qatar

(MFI) A 47 ans, Said Aouita est l’athlète qui a forgé la légende marocaine dans le demi-fond bien avant Hichem El Guerrouj, qui vient de prendre sa retraite sportive. Champion olympique sur 5 000 m en 1984 et plusieurs fois recordman du monde du 1 500 m, Aouita avait été le premier athlète à descendre sous les 3 minutes 30 secondes. Cet athlète, qui avait de l’orgueil à revendre sur la piste, avait aussi fait monter les cachets distribués dans les meetings. Là où certains champions se contentaient de 10 000 dollars, il exigeait quatre fois plus, au sommet de sa gloire. Le champion marocain dont le talent avait été découvert sur… un terrain de football travaille maintenant comme consultant dans une chaîne de télévision du Qatar à vocation mondiale. Il estime que « la télévision est le meilleur support pour promouvoir l’athlétisme ». En dehors de cette activité, il est aussi conseiller de l’académie des Sports du Qatar. Aouita, qui a aussi un passeport américain, avait été un moment entraîneur national en Australie. Une expérience mitigée selon la presse australienne.

K. G.


Un Sénégalais en finale du championnat de basket américain

(MFI) Pour la première fois, un basketteur sénégalais joue au plus haut niveau dans la Mecque du basket mondial. Ngagne Desagana Diop (24 ans) a en effet atteint la finale de la NBA (le championnat professionnel américain) sous les couleurs des Mavericks de Dallas. Pour accéder à cette finale, Diop, qui est le 3ème Sénégalais à être licencié dans un club de la NBA, a remporté avec son club le titre de champion de la conférence Ouest. Le Sénégalais, qui a évolué pendant quatre ans dans le club des Cavaliers de Cleveland, n’était pas souvent utilisé. A Dallas, il a joué une moyenne de plus de 18 minutes par rencontre sous ses nouvelles couleurs. L’ancien joueur de la Jeanne d’Arc de Dakar, que l’on surnomme « Baby Shaq », en référence à la star américaine Shaquille O’Neal, mesure 2,10 m pour 138 kg. Ses supporters sénégalais espèrent qu’il défendra à nouveau les couleurs nationales, car depuis quatre ans, il n’a plus porté le maillot de la sélection du Sénégal, qui s’est classé deuxième lors du dernier championnat continental 2005 en Algérie.

K. G.


Les Africains, candidats à l’organisation de grands rendez-vous mondiaux

(MFI) La ville de Casablanca devrait confirmer sa candidature pour abriter les Mondiaux d’athlétisme en 2011. La capitale économique du Maroc est l’une des rares cités africaines capables d’accueillir cette compétition. Ses concurrents sont Brisbane, Split, Madrid ou Valence. Jusqu’ici une seule ville a été désignée en Afrique pour abriter la Coupe du monde d’athlétisme : Johannesburg en 1998. Marrakech aussi avait été le théâtre des championnats du monde de cross country en 1998, une compétition qui regroupe beaucoup moins de participants que les Mondiaux. Autre ville africaine candidate, cette fois-ci pour les Jeux du Commonwealth en 2014 : Abuja. La capitale politique nigériane a accueilli les derniers Jeux africains en date. La désignation de la ville hôte des Jeux du Commonwealth se fera l’an prochain. Alger et Lusaka sont quant à elles assurées d’accueillir les Jeux africains. Alger pour la deuxième fois abritera les compétitions de l’élite continentale en 2007 et Lusaka prendra le relais quatre ans plus tard.

K. G.


Coupe du Monde : des sélections très… internationales

(MFI) Si l’on excepte les joueurs jouissant d’une double nationalité, six joueurs ayant pris part à la coupe du monde ont été naturalisés. C’est peu par rapport aux équipes de sports olympiques. Pourtant, si l’on scrute l’intérieur des effectifs, on s’aperçoit que la mondialisation a fait son effet. Sur les 736 joueurs sélectionnés, 392 (53 %) évoluent dans des championnats étrangers ! Tous les joueurs de la Côte d’Ivoire jouent dans des clubs étrangers (dont 13 en France). A l’opposé, tous les Italiens évoluent dans le Calcio. Géographe au Centre international d’étude du sport (CIES) de l’université de Neuchâtel, en Suisse, Raffaele Poli a étudié pour la Fédération internationale de football (FIFA) les onze principaux championnats européens. En dix ans, le nombre de joueurs non nationaux y évoluant est passé de 894 à 1 803. De 1995 à 2005, le nombre de joueurs étrangers par équipe a bondi de 4,8 à 9,8 en moyenne. Arsenal a ainsi disputé la finale de la Ligue des champions avec seulement deux joueurs britanniques. Une évolution qui n’est pas sans conséquence sur le sort des équipes nationales. A partir de la saison 2006-2007, l’UEFA obligera les clubs participant aux compétitions européennes à inclure au moins quatre joueurs formés localement (au sein du club ou du pays) dans un effectif limité à 25 joueurs. Ce chiffre sera porté à six en 2007-2008, puis à huit en 2008-2009. Depuis plusieurs années, la FIFA, prône l’instauration de la règle du « 6 + 5 » pour obliger les clubs à aligner sur la pelouse au moins six joueurs sélectionnables dans le pays du club. Cette règle est appliquée en Russie depuis la saison 2005-2006. Mais ce qui est bon pour les clubs l’est-il pour les sélections ? Trois des quatorze joueurs de l’équipe de France ayant remporté la finale 1998 jouaient à l’étranger. Quant aux Brésiliens, seuls trois d’entre eux évoluent au pays.

Matthias Rimane


Coupe du monde: une compétition de plus en plus juteuse

(MFI) En 2005, les revenus de la FIFA se montaient à 550 millions d’euros. Son bénéfice à 136 millions, venant grossir une cagnotte de 293 millions d’euros. En 2006, la FIFA n’aura pas à puiser dans ses réserves. Ses dirigeants l’on déjà annoncé fièrement : la coupe du monde 2006 sera la plus rentable de l’histoire. Quinze partenaires principaux ont laissé chacun vingt millions d’euros pour bénéficier des droits marketing de la compétition, vingt « supporters nationaux » ont payé 10 millions, quant aux licences commerciales accordées, elles ont rapporté 500 millions en royalties ! Bref, le business du football se porte très bien. Et Julio Grondona, président de la commission des finances de la FIFA, peut même annoncer que les prochains cycles 2010-2014 et 2011-2014 seront encore meilleurs. « Pour 2010-2014, le total des recettes s’élève à 3 milliards de dollars », a t-il déclaré.

M. R.


Football : histoires de primes

(MFI) Le feuilleton pathétique entre joueurs et dirigeants togolais restera dans l’histoire de la coupe du monde 2006. Comparées à celles qu’ont obtenu les autres équipe de ce mondial, les primes de 80 000 euros que revendiquaient les Eperviers étaient pourtant bien modestes. Tout en haut de ce classement, les Espagnols avaient obtenu, avant le début de la compétition, qu’un chèque de 712 000 dollars leur soit remis à chacun en cas de succès final. Les joueurs anglais ont négocié un peu moins bien, avec un promesse de 546 000 dollars. Grosse surprise : les Coréens ont obtenu une prime éventuelle de 530 000 dollars, assortie d’une exemption de service militaire. La fédération française avait assuré ses internationaux d’une prime de 240 000 euros en cas de victoire le 9 juillet. Une prime moins importante que celle de 1998 (244 000 euros) et surtout de 2002 (300 000 euros). Le temps passe…

M. R.


Basket : Michael Jordan de retour autour des parquets

(MFI) Il aurait bien voulu avoir sa propre franchise de club. Mais comme il n’a pas réussi à racheter les Millwaukee Bucks, Michael Jordan s’est résolu à s’allier à Robert Johnson, magnat des médias (il est le patron fondateur du réseau télé Black Entertainment Television) et premier Noir Américain propriétaire d’une franchise de club aux Etats Unis : les Charlotte Bobcats. Avec ce retour dans la région où il a grandit, Jordan devient premier associé dans l’actionnariat ainsi que le manager sportif du club. Johnson, qui avait dépensé 300 millions de dollars en 2002 pour s’acheter la franchise, est évidemment ravi de la notoriété que peut apporter Jordan au club. « Depuis que j’ai acquis les Bobcats, un de mes buts a été de faire de Michael Jordan mon partenaire pour diriger l’équipe. Je suis très excité d’avoir un natif de Caroline du Nord au sein des Bobcats et excité que ce soit un ami à moi supervisant la section sportive », a affirmé Johnson. Jordan a remporté six titres NBA et cinq trophées de MVP. Sa première expérience de manager aux Washington Wizzards, avant son ultime retour sur les terrains au sein du même club, n’avait pourtant pas été marquée par des choix de recrutement judicieux. « Je suis ravi de rejoindre Bob et d’investir dans le business que je connais le mieux. J’ai hâte de donner mes conseil afin de mettre la meilleure équipe possible sur le terrain », a déclaré de son côté Jordan.

M. R.




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